Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer David Hockney dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à Bradford en 1937 et mort le 11 juin 2026, David Hockney à traversé sept décennies de création sans jamais s’arrêter à un seul outil: huile et acrylique, encre, fusain, eau-forte, collage photographique, puis ordinateur, iPhone et iPad.
David Hockney naît le 9 juillet 1937 à Bradford, dans le West Yorkshire, quatrième fils de Kenneth Hockney, clerc de comptable et pacifiste, et de Laura Hockney, végétarienne et méthodiste.
Cette page sert surtout à situer David Hockney dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
David Hockney naît le 9 juillet 1937 à Bradford, dans le West Yorkshire, quatrième fils de Kenneth Hockney, clerc de comptable et pacifiste, et de Laura Hockney, végétarienne et méthodiste. Il suit le Bradford College of Art de 1953 à 1957, dont il sort avec un diplôme de première classe avec mention, puis le Royal College of Art de Londres de 1959 à 1962, où il obtient le premier prix Guinness de gravure en 1961 et la médaille d’or de l’école en 1962. Le « Portrait of My Father », peint en 1955, appartient à ces toutes premières années et figurait encore parmi les œuvres montrées à Paris en 2025.
Repéré très tôt, Hockney gagne les États-Unis et passe une grande partie des années 1960 à Los Angeles, où il finira par s’installer, enchaînant les postes d’enseignement à l’université de l’Iowa en 1964, à Boulder dans le Colorado en 1965, puis à UCLA et Berkeley en 1966-1967. De cette période datent les toiles qui l’ont rendu populaire: « A Bigger Splash », peint en 1967 et entré dans la collection de la Tate en 1981, et le double portrait « Mr and Mrs Clark and Percy », réalisé en 1970-1971 et conservé lui aussi à la Tate. La piscine, la lumière plate et le double portrait deviennent ses signatures.
À l’automne 1973, Hockney quitte l’Angleterre pour vivre à Paris, dans le 6e arrondissement. Le déménagement ne freine pas sa passion neuve pour le dessin et l’estampe: il y dessine ses nouveaux amis, parmi lesquels Jean Léger, Gregory Evans et Yves-Marie Hervé. La même année, une commande d’hommage à Picasso le conduit à travailler avec Aldo Crommelynck, le graveur parisien qui avait longtemps imprimé pour l’Espagnol; il y apprend l’aquatinte au sucre et l’eau-forte en couleurs. En 1974, il revient à la peinture à l’huile et déclare que ses toiles parisiennes contiennent « plus de Paris » que tout ce qu’il avait pu faire à Londres.
Ce qui distingue Hockney des autres figures du pop britannique est son appétit pour les outils de reproduction et de fabrication des images. Il adopte successivement la photographie et le collage photographique, le fax, la photocopie, l’ordinateur, l’imprimante, puis l’iPhone et l’iPad, en formulant clairement le motif de cette curiosité: « la création artistique est un acte de partage. » Les expositions parisiennes de 2017 et de 2025 ont toutes deux fait une place centrale à ces productions numériques — dessins photographiques, dessins à l’ordinateur, œuvres sur tablette et installations vidéo — présentées à égalité avec les huiles et les acryliques.
Installé dans le pays d’Auge depuis le début de 2019, Hockney fait de sa maison, de son jardin et de la campagne alentour ses motifs de prédilection, peints sur iPad. Frappé par la tapisserie de Bayeux, longue de près de soixante-dix mètrès, il conçoit un cycle narratif consacré à l’arrivée du printemps; le confinement de mars 2020 le surprend au début du chantier et il produit alors plus de cent images en quelques semaines. L’exposition de 2025 à Paris, qu’il a lui-même conçue salle par salle, était centrée sur ces vingt-cinq dernières années. Il meurt le 11 juin 2026, à 88 ans, un mois avant son anniversaire.
Médiums: peinture à l’huile, peinture acrylique, dessin à l’encre, au crayon et au fusain, lithographie, eau-forte et aquatinte, photographie et collage photographique, dessin numérique (ordinateur, iPhone, iPad), installation vidéo, décor et costume d’opéra.
Techniques: aquatinte au sucre et eau-forte en couleurs, apprises auprès du graveur parisien Aldo Crommelynck en 1973, lithographie en atelier chez Gemini G.E.L. avec l’imprimeur Ken Tyler, dessin sur tablette, pratiqué depuis plus de dix ans au moment de l’exposition de l’Orangerie, assemblage d’images numériques en frise continue.
Motifs récurrents: la piscine et la lumière californienne, le double portrait, le portrait des proches et des amis, le paysage et le cycle des saisons, l’eau, le reflet et la surface, la perspective et les manières de regarder, la campagne normande.
Le lien de Hockney avec Paris n’est pas seulement celui d’un artiste exposé: il y a vécu. À l’automne 1973, il quitte l’Angleterre pour s’installer dans le 6e arrondissement, où il reste jusqu’en 1975. Il y dessine ses nouvelles connaissances françaises, revient à l’huile en 1974 et peint deux toiles qu’il juge lui-même « typiquement parisiennes d’esprit », dont « Contre-jour in the French Style ». C’est également à Paris qu’il réalise le double portrait « Shirley Goldfarb & Gregory Masurovsky », consacré à deux artistes américains installés dans la ville. Il expliquait tenir de ce dépaysement le détachement nécessaire au regard, ne comprenant ni la langue ni les manières françaises.
Alors qu’il n’a que trente-sept ans, Hockney reçoit à Paris sa première grande reconnaissance institutionnelle française: « Tableaux et dessins », une rétrospective de ses peintures et de ses dessins, ouvre au musée des Arts décoratifs, dans le Palais du Louvre, du 11 octobre au 9 décembre 1974, accompagnée d’un catalogue publié pour l’occasion. L’exposition intervient au milieu même de son séjour parisien, ce qui en fait moins un hommage rendu de loin qu’une reconnaissance donnée sur place, dans la ville où il travaillait alors quotidiennement.
Le Centre Pompidou présente du 21 juin au 23 octobre 2017, dans la Galerie 1 et sous le commissariat de Didier Ottinger, une rétrospective conçue avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York. Elle célèbre les quatre-vingts ans de l’artiste et rassemble plus de cent soixante peintures, photographies, gravures, dessins et installations vidéo, des piscines aux doubles portraits et aux paysages monumentaux. Le parcours insiste sur l’intérêt constant de Hockney pour les techniques de reproduction et de production modernes des images, de la photographie au fax et de l’ordinateur à l’iPad.
Du 13 octobre 2021 au 14 février 2022, le musée de l’Orangerie accueille « David Hockney. A Year in Normandie ». L’œuvre, née d’une année passée dans le pays d’Auge et de la découverte de la tapisserie de Bayeux, prend la forme d’un long cycle narratif consacré à l’arrivée du printemps, entièrement dessiné sur iPad. Le lieu n’est pas neutre: la salle qui l’accueille est celle d’un musée bâti autour des Nymphéas de Monet, et le rapprochement entre la frise du Britannique et le panorama de l’impressionniste constituait l’argument même de la présentation.
Au printemps 2025, la Fondation Louis Vuitton confie à Hockney la totalité de ses espaces pour « David Hockney 25 »: plus de quatre cents œuvres de 1955 à 2025, réunies à partir du fonds de l’atelier et de la fondation de l’artiste ainsi que de prêts internationaux. Hockney a choisi lui-même les pièces, avec son studio manager Jean-Pierre Gonçalves de Lima, et suivi la conception de chaque salle. « C’est la plus grande que j’aie jamais eue — les onze galeries de la Fondation Louis Vuitton », déclarait-il. Annoncée du 9 avril au 31 août 2025 et close le 1er septembre, l’exposition a reçu 916 614 visiteurs, soit une moyenne de 7 217 personnes par jour.
En parallèle des grandes institutions, Hockney a montré régulièrement son travail dans une galerie parisienne, la Galerie Lelong, qui a accueilli « The Arrival of Spring » en 2015, « The Yosemite Suite » en 2017, « Pictures of Daily Life » en 2018, « Ma Normandie » de l’automne 2020 à février 2021, « 20 Flowers and Some Bigger Pictures » en 2022, puis « The Moon Room » du 19 mars au 7 mai 2026. Cette suite d’accrochages, étalée sur plus de dix ans, explique que ses séries récentes aient souvent été visibles à Paris avant d’être montrées ailleurs.
Fondation Louis Vuitton (Paris) — A présenté « David Hockney 25 » dans ses onze galeries en 2025, la plus vaste exposition jamais consacrée à l’artiste.
Centre Pompidou (Paris) — A présenté la rétrospective des quatre-vingts ans de l’artiste en 2017, Galerie 1, avec la Tate Britain et le Metropolitan Museum.
Musée de l’Orangerie (Paris) — A montré « A Year in Normandie » de 2021 à 2022, en regard des Nymphéas de Monet.
Musée des Arts décoratifs, Palais du Louvre (Paris) — A accueilli en 1974 « Tableaux et dessins », première grande rétrospective française de l’artiste.
Galerie Lelong (Paris) — Galerie parisienne ayant présenté ses séries récentes de 2015 à 2026, dont « The Moon Room » au printemps 2026.
Tate (Londres) — Conserve « A Bigger Splash » et « Mr and Mrs Clark and Percy » et a coproduit la rétrospective de 2017.
1937-07-09 — Naissance à Bradford, dans le West Yorkshire, quatrième fils de Kenneth et Laura Hockney.
1953-1957 — Études au Bradford College of Art, sanctionnées par un diplôme de première classe avec mention.
1959-1962 — Royal College of Art à Londres; premier prix Guinness de gravure en 1961, médaille d’or de l’école en 1962.
1967 — Peint « A Bigger Splash », entré dans la collection de la Tate en 1981.
1973 — Quitte l’Angleterre à l’automne pour vivre à Paris, dans le 6e arrondissement.
1974-10-11 — Ouverture de « Tableaux et dessins » au musée des Arts décoratifs, Palais du Louvre, jusqu’au 9 décembre.
2017-06-21 — Rétrospective de ses quatre-vingts ans au Centre Pompidou, Galerie 1, jusqu’au 23 octobre.
2021-10-13 — « David Hockney. A Year in Normandie » ouvre au musée de l’Orangerie, jusqu’au 14 février 2022.
2025-04-09 — Ouverture de « David Hockney 25 » dans les onze galeries de la Fondation Louis Vuitton.
2026-06-11 — Mort de David Hockney à 88 ans, paisiblement à son domicile selon son attachée de presse.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier David Hockney à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Il quitte l'Angleterre à l'automne 1973 pour s'installer dans le 6e arrondissement, où il reste jusqu'en 1975. Il expliquait y trouver le détachement nécessaire au regard, précisément parce qu'il ne comprenait ni la langue ni le caractère français, et affirmait que ses tableaux parisiens contenaient plus de Paris que ses tableaux londoniens ne contenaient de Londres.
« David Hockney 25 », à la Fondation Louis Vuitton à Paris en 2025 : plus de quatre cents œuvres de 1955 à 2025 réparties dans les onze galeries de l'institution. L'artiste, qui en a choisi le contenu et suivi chaque salle, la désignait lui-même comme la plus grande qu'il ait jamais eue. Elle a attiré 916 614 visiteurs.
C'est un long cycle narratif dessiné sur iPad par Hockney depuis sa maison du pays d'Auge, où il s'était établi début 2019. Frappé par la tapisserie de Bayeux, longue de près de soixante-dix mètres, il conçoit ce récit de l'arrivée du printemps et en produit plus de cent images en quelques semaines pendant le confinement de mars 2020.
Par continuité avec une curiosité technique de toute une vie : après la photographie, le fax, la photocopie, l'ordinateur et l'imprimante, la tablette lui permettait de saisir vite et exactement l'essentiel d'une image. Il résumait ce goût de la diffusion large par une formule reprise au Centre Pompidou : « la création artistique est un acte de partage. »
Aucune exposition Hockney n'est actuellement à l'affiche à Paris, la dernière en date ayant été « The Moon Room » à la Galerie Lelong, close le 7 mai 2026. Deux de ses toiles les plus célèbres, « A Bigger Splash » et « Mr and Mrs Clark and Percy », appartiennent en revanche à la collection de la Tate à Londres.
Le 11 juin 2026, à l'âge de 88 ans, un mois avant son quatre-vingt-neuvième anniversaire. Son attachée de presse de longue date, Erica Bolton, a indiqué qu'il s'était éteint paisiblement à son domicile. La Tate désigne depuis sa notice d'artiste par les dates 1937-2026.