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Louise Bourgeois. Extrême tension

La BnF Richelieu consacre à Louise Bourgeois une exposition centrée sur son œuvre graphique, du 20 octobre 2026 au 21 février 2027.

l'exposition

Du 20 octobre 2026 au 21 février 2027, la BnF Richelieu consacre à Louise Bourgeois (1911-2010) une exposition entièrement centrée sur son œuvre graphique: dessins, gravures, portfolios et livres d'artiste.

Ce que le parcours réunit

Le parcours s’ouvre sur l’Autoportrait de 1942 et le portfolio fondateur He Disappeared into Complete Silence (1947), textes courts et images gravées entre conte absurde et architecture mentale. Suivent les dessins-écheveaux aux lignes noires superposées, évoquant réseaux nerveux et fibres musculaires; les architectures anthropomorphes de La Femme-Maison; les formes organiques où anatomie et végétal se confondent. Le parcours est ponctué de livres d’artiste (The Puritan, Ode à ma mère, Homely Girl, A Life) et de sculptures — Janus (1968), Topiary (1999), Pregnant Woman (2003).

Comment la visite est construite

Le parti pris du commissariat (Marie-Laure Bernadac, avec Cécile Pocheau-Lesteven pour la BnF et Anne Monfort-Tanguy pour le Centre Pompidou): montrer l’interdépendance du dessin et de la gravure chez Louise Bourgeois. Découverte dès 1938 dans l’Atelier 17 de Stanley William Hayter, à New York, la gravure n’est pas une technique secondaire — elle irrigue toute l’œuvre et nourrit la sculpture en retour.

le contexte

Des artistes repères

Née à Paris le 25 décembre 1911 et morte à New York le 31 mai 2010, Louise Bourgeois a bâti une œuvre franco-américaine de sept décennies en marge des grands courants du XXe siècle — surréalisme, expressionnisme abstrait, minimalisme — à partir d’un matériau unique: sa propre enfance, entre l’atelier familial de restauration de tapisseries anciennes de Choisy-le-Roi et l’adultère paternel qu’elle a passé sa vie à mettre en forme.

Le cadre culturel

Louise Bourgeois grandit à Choisy-le-Roi, où ses parents tiennent un atelier de restauration de tapisseries anciennes; l’entreprise familiale restaure et vend des tapisseries médiévales et Renaissance ainsi que des antiquités.

Ce que l’exposition remet en perspective

Le parcours s’ouvre sur l’Autoportrait de 1942 et le portfolio fondateur He Disappeared into Complete Silence (1947), textes courts et images gravées entre conte absurde et architecture mentale. Suivent les dessins-écheveaux aux lignes noires superposées, évoquant réseaux nerveux et fibres musculaires; les architectures anthropomorphes de La Femme-Maison; les formes organiques où anatomie et végétal se confondent. Le parcours est ponctué de livres d’artiste (The Puritan, Ode à ma mère, Homely Girl, A Life) et de sculptures — Janus (1968), Topiary (1999), Pregnant Woman (2003).

Pourquoi ce sujet parle encore aujourd’hui

Parce qu’on croit connaître Louise Bourgeois par ses araignées monumentales, et qu’on découvre ici l’atelier mental qui les précède: une œuvre de papier, obsessionnelle, où la ligne tient lieu de nerf. Voir réunis deux fonds jamais confrontés, et Turning Inwards pour la première fois en France, ne se représentera pas de sitôt.

Des filiations artistiques utiles

Le sujet gagne aussi en relief quand on le relie à Louise Bourgeois, car ces figures aident à replacer l’exposition dans des filiations artistiques plus concrètes.

questions pratiques.

Que montre concrètement l’exposition?

Le parcours s’ouvre sur l’Autoportrait de 1942 et le portfolio fondateur He Disappeared into Complete Silence (1947), textes courts et images gravées entre conte absurde et architecture mentale.

Pourquoi ce sujet est-il intéressant aujourd’hui?

Née à Paris le 25 décembre 1911 et morte à New York le 31 mai 2010, Louise Bourgeois a bâti une œuvre franco-américaine de sept décennies en marge des grands courants du XXe siècle — surréalisme, expressionnisme abstrait, minimalisme — à partir d’un matériau unique: sa propre enfance, entre l’atelier familial de restauration de tapisseries anciennes de Choisy-le-Roi et l’adultère paternel qu’elle a passé sa vie à mettre en forme.

Cette visite convient-elle plutôt à un public déjà amateur ou à des curieux?

Pour les amateurs de dessin et d’estampe, les lecteurs de Louise Bourgeois, et tous ceux qui préfèrent l’intimité du papier au spectaculaire.