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10 avenue Pierre 1er de Serbie
75016 Paris
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Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode | Galliera
10 avenue Pierre 1er de Serbie
75016 Paris
Mardi a dimanche 10h-18h; nocturne le vendredi jusqu'a 21h; ferme le lundi.
Collections permanentes gratuites; expositions temporaires plein tarif 14 EUR, tarif reduit 12 EUR.
Les expositions reliées à Palais Galliera - musée de la Mode de Paris, avec les premiers repères utiles pour comprendre la programmation du lieu.
La programmation du lieu s'enrichira au fil des prochaines ouvertures.
Les informations les plus utiles pour venir, réserver et savoir à quoi t'attendre sur place.
Un peu de contexte pour comprendre ce que représente vraiment Palais Galliera - musée de la Mode de Paris dans le paysage culturel.
Quelques repères pour situer Palais Galliera - musée de la Mode de Paris dans le paysage culturel de Paris.
Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode | Galliera
En décembre 2025, le Palais Galliera inaugure une série d’expositions consacrées aux savoir-faire. Au cours de trois expositions successives, qui aborderont les métiers et techniques de la mode sous différents angles, le musée met en lumière la richesse de ses collections et propose un nouveau regard sur l’histoire de la mode du XVIIIe sièclé à nos jours.
Ce que ce lieu apporte concrètement quand on cherche une exposition à voir.
Pour des raisons de conservation préventive, le Palais Galliera ne présente pas de collections permanentes. Depuis 2021, au niveau du rez-de-jardin, le musée propose aux visiteurs de découvrir ses œuvres à travers des expositions collections qui font l'objet d'accrochages successifs afin de retracer une histoire de la mode du XVIIIe sièclé à nos jours.
Une billetterie partenaire ou officielle a été identifiée pour préparer la visite quand une réservation existe. La page relie deja une exposition ouverte a Palais Galliera - musée de la Mode de Paris, utile pour comprendre comment la programmation du lieu se presente en ce moment.
Un temps plus long pour situer le lieu, son histoire, ses figures et ce qu'il apporte aujourd'hui au paysage culturel.
Le Palais Galliera, installé à deux pas du Trocadéro et au cœur du Paris des grands musées, n'est pas seulement une belle adresse du 16e arrondissement. C'est le musée de la mode de la Ville de Paris, autrement dit un lieu où le vêtement cesse d'être traité comme un simple accessoire décoratif pour devenir un document historique, un objet de création, un marqueur social et un révélateur du goût d'une époque. Cette identité explique sa singularité dans l'offre parisienne. Là où d'autres institutions abordent la peinture, la sculpture ou les arts décoratifs, Galliera se concentre sur ce que la mode dit du corps, des techniques, des hiérarchies, des imaginaires et des gestes. Le résultat, pour le visiteur, est très particulier: on entre dans un musée qui parle autant de silhouettes que de société, autant de matières que de mise en image de soi.
Cette mission s'appuie sur une base patrimoniale exceptionnelle. Le musée conserve près de 200 000 œuvres et documents liés au vêtement, à l'accessoire, à la photographie et aux arts graphiques, ce qui en fait l'un des ensembles les plus importants du domaine. Le site officiel rappelle surtout une histoire de la mode parisienne du XVIIIe à nos jours, visible dans les nouvelles galeries et dans les accrochages successifs; dans la pratique, les collections permettent d'embrasser un arc beaucoup plus large, nourri par des pièces rares, des archives et des fonds qui éclairent plusieurs périodes de culture vestimentaire. C'est précisément ce qui donne au Palais Galliera sa profondeur: loin de se contenter d'exposer des robes célèbres, il relie les grands récits de la haute couture à une histoire longue des usages, des savoir-faire et des transformations du goût.
L'histoire du lieu commence avant le musée lui-même, avec la figure de Marie Brignole-Sale, duchesse de Galliera. En 1878, elle décide de financer un édifice destiné à présenter au public sa collection d'art. Le projet est confié à Paul-René-Léon Ginain, architecte formé à l'École des Beaux-Arts et représentatif d'une culture monumentale très parisienne du XIXe. Débuté en mai 1879, le chantier se prolonge jusqu'en février 1894. La duchesse meurt en 1888, sans voir son palais achevé ni y installer les collections initialement prévues. C'est l'un des paradoxes les plus intéressants de Galliera: le bâtiment naît comme écrin muséal, mais il doit ensuite trouver sa vocation réelle, après la disparition du projet originel.
Le palais est inauguré en 1895, d'abord comme musée d'Art industriel. Ce premier usage n'est pas un détail anecdotique: il montre que le lieu a très tôt été pensé comme un espace où l'on pouvait donner une dignité muséale à des objets souvent considérés comme mineurs face aux arts majeurs. Cette tension reste d'ailleurs au cœur de l'identité du site. Montrer des tissus, des coupes, des accessoires, des modèles de maison ou des silhouettes du quotidien, c'est défendre l'idée que l'histoire du vêtement appartient pleinement à l'histoire de la culture. Le Palais Galliera a ensuite connu plusieurs affectations, accueilli expositions d'art, ventes prestigieuses et accrochages variés, avant que la Ville de Paris n'affirme durablement son orientation vers la mode à partir de 1977. Depuis cette date, le musée s'est progressivement imposé comme une référence française sur le vêtement, le costume et leurs images.
Sur le plan architectural, Galliera mérite qu'on s'y attarde, parce que le bâtiment raconte déjà une certaine vision du musée. Le site officiel rappelle qu'il s'agit d'un parfait exemple du bâti de la fin du XIXe, associant traditions architecturales et innovations techniques. Sous la pierre, une structure métallique soutient l'édifice, réalisée par l'entreprise de Gustave Eiffel. Cette donnée peut sembler secondaire; pourtant, elle compte vraiment. Elle dit que le palais appartient à ce moment où Paris affirme une modernité constructive tout en conservant les signes de prestige de l'architecture publique. Les mosaïques, les plafonds peints, la cour d'honneur, les galeries ouvertes sur le jardin et le salon d'honneur à éclairage zénithal créent un rapport très particulier aux vêtements exposés: loin d'un espace neutre ou minimaliste, le musée installe la mode dans un décor où le théâtre de l'apparition compte autant que l'objet présenté.
La vraie force de Galliera ne tient pourtant pas seulement au prestige de son adresse. Elle tient à sa fonction de conservation et d'interprétation. Les chiffres officiels parlent d'eux-mêmes: près de 200 000 œuvres, plus de 116 000 archives et fonds documentaires, des réserves spécialisées, des ateliers de restauration, des accrochages qui tournent pour respecter les contraintes de lumière et de fragilité. Un vêtement de musée demande un traitement particulier. Il faut le documenter, le monter, le préserver, parfois l'exposer très brièvement. Cette dimension invisible du travail est essentielle pour comprendre Galliera: ce que le public voit en salle représente seulement une partie d'un ensemble beaucoup plus vaste, composé de costumes, dessins, photographies et pièces textiles et d'archives permettant d'écrire une histoire matérielle du vêtement.
Le musée se distingue aussi par la diversité de ses départements. Les fonds du XVIIIe sont particulièrement remarquables, avec des robes à la française, des habits d'homme, des corsages, des tissus brochés et un ensemble qui éclaire autant la mode de cour que l'industrie textile de l'époque. Les collections du XIXe documentent la montée des maisons, la diffusion des griffes, l'évolution de la silhouette bourgeoise et l'apparition de figures devenues centrales dans l'histoire du style. Le XXe et l'époque contemporaine, eux, permettent de suivre l'affirmation de la haute couture, l'invention du prêt-à-porter, le rôle des photographes, des magazines et des défilés, puis l'entrée de la mode dans une culture visuelle mondialisée. Galliera n'expose donc pas seulement des chefs-d'œuvre; il met en relation des strates de savoir qui passent par la coupe, la matière, l'image imprimée, l'histoire des ateliers et la circulation des modèles.
Ce lien entre vêtement et technique explique l'importance accordée aujourd'hui aux savoir-faire textiles. Le musée parle de mode, bien sûr, mais il parle aussi de broderie, de dentelle, d'impression, d'ornement, de montage et de restauration. Cette approche évite de réduire la mode à une simple galerie de noms prestigieux. Elle rappelle qu'une robe est aussi le résultat d'un ensemble de compétences et de métiers souvent invisibilisés derrière la signature du couturier. En cela, Galliera joue un rôle utile dans le débat contemporain sur la valeur du vêtement: il montre la mode comme culture matérielle, comme patrimoine technique et comme archive du geste, pas seulement comme succession de tendances.
Pour comprendre le positionnement actuel du Palais Galliera, il faut regarder les travaux et la réouverture récente. Le musée a connu de grands chantiers entre 2009 et 2013, puis entre 2018 et 2020. Cette seconde séquence a changé l'échelle du lieu. Grâce au soutien de CHANEL, de nouveaux espaces ont été aménagés en rez-de-jardin pour présenter une histoire de la mode du XVIIIe à nos jours. La réouverture de 2020 n'a donc pas consisté à remettre simplement le bâtiment en état; elle a consolidé une ligne éditoriale capable d'articuler des expositions monographiques, des expositions thématiques et des accrochages de collections au long cours. C'est ce mélange qui structure aujourd'hui l'expérience de visite.
Dans cette dynamique, Miren Arzalluz a joué un rôle central. Elle a dirigé le musée jusqu'à l'été 2025, avant de rejoindre le Guggenheim Bilbao; c'est donc sous sa direction que s'est affirmé le Galliera de la réouverture, celui qui assume à la fois l'ampleur du patrimoine, l'exigence scientifique et une programmation capable d'attirer un public plus large. En 2026, la direction est désormais assurée par Émilie Hammen, entrée en fonction le 10 juillet 2025. Cette précision de date compte, parce qu'elle permet de distinguer deux moments complémentaires: Miren Arzalluz incarne la relance muséale et la montée en visibilité du lieu au début des années 2020; Émilie Hammen prolonge désormais ce travail avec une sensibilité marquée pour l'histoire de la mode et ses patrimoines. Pour un lecteur non spécialiste, on peut résumer les choses simplement: Galliera a trouvé sa forme actuelle dans les années 2020, et cette forme repose sur un équilibre entre grands noms, lecture historique et la mise en valeur des collections.
Le meilleur moyen de mesurer cette signature reste de regarder les expositions qui ont marqué le musée. Azzedine Alaïa occupe ici une place décisive. Une première rétrospective parisienne lui est consacrée en 2013, au moment où Galliera revient au premier plan après travaux. Puis, dix ans plus tard, le musée organise Azzedine Alaïa, couturier collectionneur, exposition qui met en lumière la collection patrimoniale du créateur et le dialogue qu'il entretenait avec les grands prédécesseurs de la couture. Ce double moment dit beaucoup de Galliera: loin de célébrer seulement une star, le musée montre comment un couturier lit l'histoire de sa discipline, collectionne ses maîtres, étudie la coupe et transforme cet héritage en création. Alaïa est un cas parfait pour Galliera, parce qu'il unit virtuosité technique, le culte de la silhouette et conscience historique.
« préserver, une marque de solidarité à l'égard de celles et ceux qui, avant moi, ont eu le plaisir et l'exigence du ciseau »
Ce court extrait d'Azzedine Alaïa, repris par le Palais Galliera dans la présentation de l'exposition Azzedine Alaïa, couturier collectionneur en 2023, résume très bien l'éthique patrimoniale que le musée cherche à rendre sensible. Conserver la mode, ici, relève moins d'un simple goût pour le luxe ou le symbole que d'un engagement en faveur des formes. Il s'agit de préserver des gestes, des coupes, des idées de forme et une solidarité entre générations de créateurs. Cette phrase a aussi l'intérêt de montrer pourquoi Alaïa compte tant pour Galliera: non seulement parce qu'il est une figure majeure de la mode parisienne, mais parce qu'il pense lui-même la mode comme histoire active.
Gabrielle Chanel constitue un autre jalon majeur. L'exposition Gabrielle Chanel. Manifeste de mode, présentée lors de la réouverture en 2020, a offert au musée un événement fort, lisible bien au-delà du cercle des spécialistes. Le choix n'avait rien de facile ni de purement marketing. Chanel est une figure canonique, connue du très grand public, mais difficile à montrer autrement que sous forme de symbole figé. Galliera a réussi à en faire un récit d'histoire de la mode: évolution du style, naissance des codes, rapport au sport, à la ligne, au noir, au bijou, au jersey, à l'émancipation des silhouettes. C'est typiquement la manière Galliera: prendre une personnalité célèbre et la replacer dans une analyse du vêtement, de ses usages et de son impact durable sur les formes.
Balenciaga complète cette constellation. En 2017, l'exposition Balenciaga, l'œuvre au noir, présentée hors les murs au musée Bourdelle, a montré à quel point Galliera savait orchestrer des rencontres fécondes entre couture, sculpture et espace d'exposition. Balenciaga incarne une histoire de la coupe presque architecturale, ce qui convient parfaitement à un musée attentif à la structure du vêtement. Le programme Galliera a aussi régulièrement convoqué d'autres figures ou d'autres univers qui élargissent le récit de la mode: de la conversation avec Matisse dans l'exposition Alaïa jusqu'aux croisements plus larges entre art moderne, photographie et culture visuelle. C'est cette capacité à faire dialoguer la mode avec d'autres champs qui évite au musée de devenir un simple sanctuaire de la couture.
La géographie du lieu joue beaucoup dans son identité. Le Palais Galliera se situe sur un axe très particulier de Paris, entre le Trocadéro, l'avenue du Président-Wilson, le Palais de Tokyo et le Musée d'Art Moderne de Paris. Cette proximité est plus qu'un détail pratique. Elle place le musée de la mode dans une zone où se croisent art moderne, expositions temporaires, architecture monumentale et tourisme international. Galliera n'est donc pas isolé dans un quartier-musée; il dialogue en permanence avec un paysage institutionnel où les publics passent facilement d'un registre à l'autre. On peut voir de l'art contemporain au Palais de Tokyo, revenir vers des collections modernes en face, puis entrer chez Galliera pour lire autrement la relation entre corps, image et modernité.
Le musée a d'ailleurs su exploiter cette position. L'exposition Azzedine Alaïa, couturier collectionneur se prolongeait dans la Salle Matisse du Musée d'Art Moderne, en face du palais. Ce n'est pas un simple effet de voisinage. C'est une manière de montrer que la mode se comprend rarement seule, et qu'elle gagne à être replacée dans une conversation avec la peinture, la scénographie, la photographie ou la performance. Le site rappelle aussi que Galliera a accueilli, au fil du temps, des programmes hors les murs et des collaborations qui dessinent une institution mobile, capable d'habiter plusieurs échelles de Paris: celle du grand monument, celle du réseau Paris Musées, celle des expositions satellites et celle d'une capitale où la mode reste un langage urbain à part entière.
Ce qui rend Galliera particulièrement intéressant aujourd'hui, c'est la clarté progressive de sa ligne éditoriale. Le musée fonctionne selon trois grandes familles d'exposition. D'abord les monographies, centrées sur une figure comme Chanel, Alaïa ou d'autres créateurs majeurs. Ensuite les expositions thématiques, qui permettent d'aborder un motif, une période, un usage ou un corpus documentaire sous un angle plus transversal. Enfin les expositions de collections, installées dans les galeries ouvertes depuis 2020, qui offrent une lecture suivie de l'histoire de la mode. Cet équilibre est précieux. Il permet de parler aux amateurs de grands noms sans perdre les visiteurs qui cherchent un contenu plus historique, et il évite aussi que les collections restent confinées aux réserves ou à de rares sorties ponctuelles.
La programmation récente le montre bien. D'un côté, des rendez-vous immédiatement identifiables par le grand public; de l'autre, des propositions plus analytiques comme Une histoire de la mode. Collectionner, exposer au Palais Galliera, La Mode en mouvement ou les cycles récents autour des métiers et des matières. Même l'actuelle exposition sur la mode au XVIIIe illustre cette logique: elle parle d'un répertoire ancien, mais en le confrontant à des réinterprétations ultérieures chez Christian Dior et d'autres créateurs modernes ou contemporains. Autrement dit, Galliera présente l'histoire du vêtement comme un réservoir de formes, de fantasmes et de citations, encore actif dans la création, plutôt que comme une suite de pièces mortes.
Cette approche explique aussi pourquoi le musée touche un public plus large qu'on pourrait l'imaginer. Le visiteur qui vient pour un nom célèbre entre souvent dans un propos plus ample: la construction du corps, le statut du luxe, la diffusion des images, l'histoire des ateliers, la circulation internationale des styles, les liens entre mode et arts visuels. C'est particulièrement net lorsque Galliera met en relation la mode avec la photographie, le dessin, le décor ou l'histoire des représentations. Dans un même parcours, le musée peut faire sentir ce qui rapproche un costume de spectacle, une campagne imprimée, une silhouette d'exposition et une vision presque sculpturale du corps. C'est aussi ce qui rapproche parfois la mode des univers d'artistes déjà présents ailleurs dans le site, qu'il s'agisse d'un imaginaire moderne associé à Picasso, d'un sens de la couleur qui évoque Monet, ou d'une pensée du volume que les visiteurs relient spontanément à d'autres histoires de forme.
Visiter le Palais Galliera, c'est comprendre que la mode n'est pas un sujet léger ajouté en marge des “vrais” arts, mais un terrain où se lisent des questions très concrètes: comment un corps est-il tenu, quels matériaux circulent, quels gestes techniques deviennent invisibles, comment une ville comme Paris transforme le vêtement en langage social. Le musée réussit quand il fait sentir cela sans lourdeur. Le lieu reste accessible sans bagage théorique important. Il propose plutôt des points d'entrée successifs: la beauté d'une coupe, la surprise d'une matière, la puissance d'une silhouette, puis peu à peu la conscience d'un système plus vaste. C'est là que Galliera se distingue d'une simple exposition de mode spectaculaire: il met en forme une intelligence du vêtement.
Cette intelligence passe aussi par le rapport au temps. Le musée montre que les formes reviennent, se déplacent, se citent, se corrigent. Une robe du XVIIIe n'est jamais seulement une pièce ancienne; elle peut réapparaître comme fantôme dans la couture du XXe, dans l'imaginaire d'une collection contemporaine ou dans une photographie de mode. Un manteau signé Balenciaga peut dialoguer avec un raisonnement presque sculptural. Une silhouette Alaïa peut révéler ce qu'un créateur apprend au contact de ses prédécesseurs. Même la culture de l'image, qu'on associe volontiers à des figures populaires comme Andy Warhol, permet de relire le statut du vêtement comme signe reproductible, médiatique et désirable. Galliera est fort quand il rend visibles ces continuités sans écraser la singularité des œuvres.
Il faut enfin souligner que le musée garde une vraie capacité de nuance. Il s'agit aussi de rappeler que Paris, capitale de la mode, repose sur des artisans, des ateliers, des modèles économiques, des hiérarchies sociales et des transformations techniques. Galliera montre le prestige, bien sûr, mais il montre aussi les conditions de fabrication de ce prestige. C'est ce qui rend le lieu pertinent pour un public large: on peut y aller pour le plaisir des yeux, mais on en ressort souvent avec une compréhension plus fine de ce qu'un vêtement condense d'histoire, de travail et d'imaginaire.
Les questions les plus utiles si tu envisages une visite à Palais Galliera - musée de la Mode de Paris.
La programmation de Palais Galliera - musée de la Mode de Paris est encore légère sur la page, mais les prochaines ouvertures viendront enrichir cette fiche.
Pour des raisons de conservation préventive, le Palais Galliera ne présente pas de collections permanentes. Depuis 2021, au niveau du rez-de-jardin, le musée propose aux visiteurs de découvrir ses œuvres à travers des expositions collections qui font l'objet d'accrochages successifs afin de retracer une histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours.
Adresse : 10 avenue Pierre 1er de Serbie
Cela dépend des expositions en cours. Quand une réservation partenaire fiable existe, elle s'affiche sur la page ; sinon, la fiche reste centrée sur la programmation et les informations pratiques.
La programmation du lieu se précisera à mesure que de nouvelles fiches d'exposition viendront enrichir la page.
Palais Galliera - musée de la Mode de Paris mérite d'être suivi dans la durée, surtout si tu veux repérer les moments où sa programmation devient plus forte.
Sujets souvent associés à la programmation, et territoire culturel auquel il appartient.
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