Exposition Paris

Exposition Alexander Calder

Alexander Calder (1898-1976) est le sculpteur américain qui a mis la sculpture en mouvement.

Expositions passées

Calder: Rêver en Équilibre
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Calder: Rêver en Équilibre

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Fondation Louis Vuitton
⏱ Terminée le 16 août 2026

Qui est Alexander Calder ?

Calder s’installe à Paris en 1926 et y établit un atelier rue Daguerre au mois d’août.

Pourquoi cette page est utile

Cette page sert surtout à situer Alexander Calder dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.

Paris 1926: le fil de fer et le Cirque

Calder s’installe à Paris en 1926 et y établit un atelier rue Daguerre au mois d’août. À l’automne, il commence le Cirque Calder, spectacle miniature assemblé en fil de fer, tissu, liège et matériaux de récupération, qu’il joue lui-même devant un public. La même saison naissent ses premières sculptures formelles en fil de fer, dont «  Josephine Baker I ». Le critique Legrand-Chabrier assiste au Cirque dès mai 1927 et lui consacre des articles élogieux. Revenu à Paris en novembre 1928, Calder travaille alors dans un atelier de la rue Cels et expose en janvier 1929 au Salon des Indépendants puis à la galerie Billiet-Pierre Vorms, qui montre ses «  sculptures bois et fil de fer ».

Octobre 1930: l’atelier de Mondrian et le basculement abstrait

En octobre 1930, accompagné du peintre américain William «  Binks » Einstein, Calder visite l’atelier de Piet Mondrian, 26 rue du Départ. Il connaissait déjà les abstractions géométriques du peintre, mais c’est l’espace lui-même qui le saisit: une pièce où des rectangles de carton coloré sont punaisés sur le mur entre les fenêtrès. De cette impression naissent ses premières compositions entièrement abstraites, puis la sculpture cinétique. Ses premiers mobiles fonctionnent au moteur, mécanique qu’il abandonne presque entièrement au profit d’objets répondant aux courants d’air, à la lumière, à l’humidité et au contact humain. Ses premières œuvres d’extérieur datent également de cette période.

Percier, Vignon: Paris nomme le mobile et le stabile

Du 27 avril au 9 mai 1931, la galerie Percier présente pour la première fois le travail abstrait de Calder sous le titre «  Alexandre Calder: Volumes-Vecteurs-Densités / Dessins-Portraits », avec une introduction de Fernand Léger au catalogue. À l’automne suivant, Marcel Duchamp revient voir l’atelier du 14 rue de la Colonie, pose la main sur un objet mû par un moteur et organise une exposition chez Marie Cuttoli, galerie Vignon, près de la Madeleine. C’est lui qui trouve le mot «  mobile », qui en français désigne à la fois ce qui bouge et ce qui motive, et suggère à Calder d’imprimer sur son carton d’invitation «  CALDER / SES MOBILES ». Jean Arp baptisera «  stabiles » les œuvres abstraites restées immobiles.

1937-1945: commandes publiques, exil et consécration américaine

En mai 1937, Calder et Joan Miró visitent le chantier du pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris; l’architecte Josep Lluís Sert lui commande la «  Mercury Fountain », dont le mercure, extrait à Almadén, symbolise la résistance républicaine au fascisme. La même année, il achève «  Devil Fish », premier stabile agrandi à partir d’une maquette, une méthode qui gouvernera plus tard ses œuvres monumentales. En 1939, il réalise «  Lobster Trap and Fish Tail » pour la cage d’escalier du nouveau bâtiment du Museum of Modern Art à New York. Le musée lui consacre en 1943 une rétrospective dirigée par James Johnson Sweeney et Marcel Duchamp: Calder est alors le plus jeune artiste jamais honoré d’un tel panorama, si couru qu’il est prolongé en 1944.

De la Provence à Saché: la France comme atelier

En juillet 1953, les Calder s’installent au hameau des Granettes, près d’Aix-en-Provence, dans une maison sans électricité et presque sans eau; Calder y peint des gouaches et fabrique, chez un forgeron voisin, une première série de grands mobiles debout conçus pour l’extérieur. C’est ensuite à Saché, au sud de Tours, village découvert grâce à son ami Jean Davidson, qu’il s’ancre durablement, d’abord dans la maison dite «  François Ier » au bord de l’Indre. En 1963, il achève la construction d’un vaste atelier surplombant la vallée de l’Indre, au lieu-dit le Carroi: appuyé sur une chaudronnerie industrielle, il y fabrique désormais ses œuvres monumentales en France.

Œuvres monumentales et dernières années

À partir des années 1960, Calder consacre l’essentiel de son travail à la commande publique: «  Trois disques » pour l’Exposition universelle de Montréal en 1967, «  El Sol Rojo » pour les Jeux olympiques de Mexico en 1968, «  La Grande vitesse » pour Grand Rapids dans le Michigan en 1969 — première œuvre d’art public financée par le National Endowment for the Arts. Les rétrospectives se succèdent: Guggenheim Museum et Museum of Fine Arts de Houston en 1964, Musée national d’art moderne à Paris en 1965, Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence en 1969, Whitney Museum of American Art en 1976. Calder meurt à New York en 1976, à soixante-dix-huit ans.

La pratique en bref

Médiums: fil de fer, tôle découpée et peinte, bois, bronze, gouache, objets trouvés et matériaux de récupération, bijou.

Techniques: dessin tridimensionnel en fil de fer plié, sculpture suspendue en équilibre, mue par les courants d’air, sculpture motorisée (période 1929-1932, largement abandonnée ensuite), agrandissement d’une maquette à l’échelle monumentale en chaudronnerie industrielle, assemblage de tôle boulonnée et peinte.

Motifs récurrents: mouvement et équilibre, cirque et animalité, abstraction géométrique colorée, cosmos et constellations, espace public et échelle monumentale.

Les ateliers parisiens de Calder

Paris n’est pas une étape dans la carrière de Calder: c’est le lieu de ses inventions. Il y ouvre un atelier rue Daguerre dès août 1926, revient rue Cels en novembre 1928, travaille en 1930 villa Brune puis, au début des années 1930, au 14 rue de la Colonie, où Marcel Duchamp vient voir ses objets motorisés. C’est dans ces ateliers que se jouent le Cirque Calder, les portraits en fil de fer et les premières machines mobiles. L’Atelier Calder rappelle que l’artiste, très attaché à la France, y a passé la moitié de son existence et situe ses années parisiennes entre 1926 et 1933.

Les galeries et les salons qui l’ont révélé

La reconnaissance de Calder passe par des adresses parisiennes précises: le Salon des Indépendants en janvier 1929, la galerie Billiet-Pierre Vorms le même mois, la galerie Percier au printemps 1931 pour sa première exposition d’œuvres abstraites préfacée par Fernand Léger, la galerie Vignon de Marie Cuttoli à l’automne 1932 pour «  ses mobiles », enfin la galerie Louis Carré en 1946, pour laquelle Jean-Paul Sartre écrit un essai devenu canonique sur les mobiles. En 1965, le Musée national d’art moderne lui consacre une rétrospective, consacrant à Paris un artiste que Paris avait révélé.

Voir Calder à Paris aujourd’hui

Deux repères permanents subsistent dans la capitale. «  Spirale », mobile debout de trente pieds en tôle, tiges, boulons et peinture, commande majeure de 1958, appartient à la Maison de l’U.N.E.S.C.O. à Paris. Le Musée national d’art moderne conserve pour sa part des Calder, dont un «  Mobile » en tôle et fils métalliques peints daté d’environ 1955. À cela s’ajoutent les grands rendez-vous temporaires: le Musée national Picasso-Paris a réuni les deux artistes dans «  Calder-Picasso » du 19 février au 25 août 2019, et la Fondation Louis Vuitton lui consacre en 2026 une rétrospective d’ampleur inédite.

Où voir ses œuvres

Fondation Louis Vuitton (Paris) — Rétrospective «  Calder. Rêver en équilibre » (15 avril - 16 août 2026), près de 300 œuvres sur plus de 3 000 m², avec le retour à Paris du Cirque Calder prêté par le Whitney Museum.

Maison de l’U.N.E.S.C.O. (Paris) — Conserve «  Spirale » (1958), mobile debout de trente pieds, commande majeure de Calder pour le siège parisien.

Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (Paris) — Conserve des œuvres de Calder, dont un «  Mobile » en tôle et fils métalliques peints, daté d’environ 1955; le musée lui avait consacré une rétrospective en 1965.

Musée national Picasso-Paris (Paris) — A présenté l’exposition «  Calder-Picasso » du 19 février au 25 août 2019.

Whitney Museum of American Art (New York) — Propriétaire du Cirque Calder (1926-1931), acquis en 1982 grâce à une campagne publique de souscription, et prêteur de l’œuvre à Paris en 2026.

Atelier Calder, Saché (Saché (Indre-et-Loire)) — Atelier construit par Calder en 1963 au-dessus de la vallée de l’Indre, aujourd’hui lieu de résidence d’artistes.

Repères chronologiques

1926 — Installation à Paris; en août, Calder établit un atelier rue Daguerre.

1926 — À l’automne, début du Cirque Calder et des premières sculptures en fil de fer.

1928-11 — Retour à Paris: Calder s’installe dans un atelier de la rue Cels.

1929-01 — Salon des Indépendants, puis exposition «  sculptures bois et fil de fer » à la galerie Billiet-Pierre Vorms.

1930-10 — Visite de l’atelier de Mondrian, 26 rue du Départ: bascule vers l’abstraction.

1931-04-27 — Galerie Percier: première exposition abstraite, préface de Fernand Léger au catalogue.

1932 — Galerie Vignon: Duchamp nomme «  mobiles » les sculptures en mouvement de Calder.

1937 — Mercury Fountain pour le pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris.

1943 — Rétrospective au Museum of Modern Art, dirigée par James Johnson Sweeney et Marcel Duchamp.

1946 — Exposition à la galerie Louis Carré à Paris, accompagnée d’un essai de Jean-Paul Sartre.

1952 — Calder représente les États-Unis à la Biennale de Venise et reçoit le grand prix de sculpture.

1958 — «  Spirale », commande majeure pour la Maison de l’U.N.E.S.C.O. à Paris.

1963 — Achèvement du grand atelier de Saché, surplombant la vallée de l’Indre.

1965 — Rétrospective au Musée national d’art moderne, à Paris.

1976 — Rétrospective au Whitney Museum; Calder meurt à New York à soixante-dix-huit ans.

2019-02-19 — Exposition «  Calder-Picasso » au Musée national Picasso-Paris, jusqu’au 25 août 2019.

2026-04-15 — Ouverture de «  Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 16 août 2026.

Alexander Calder & Paris

À Paris, Alexander Calder se suit surtout via Fondation Louis Vuitton, ce qui donne un point d’entrée concret pour prolonger la visite.

Où voir ses œuvres à Paris

Les lieux et expositions qui permettent d'entrer dans l'univers de Alexander Calder à Paris

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Questions fréquentes

tout ce qu’il faut savoir

Qui a inventé le mot « mobile » pour les sculptures de Calder ?

C'est Marcel Duchamp. Après avoir vu à l'atelier du 14 rue de la Colonie un objet mû par un moteur, il organise une exposition à la galerie Vignon et propose le mot « mobile », qui en français désigne à la fois ce qui bouge et ce qui motive. Il suggère même le carton d'invitation « CALDER / SES MOBILES ». Jean Arp baptisera ensuite « stabiles » les œuvres abstraites immobiles.

Qu'est-ce que le Cirque Calder et où se trouve-t-il ?

C'est un cirque miniature commencé à Paris à l'automne 1926, fait de fil de fer, tissu, liège et matériaux trouvés, que Calder animait lui-même en spectacle. Cette performance lui a ouvert l'avant-garde parisienne. L'ensemble appartient au Whitney Museum of American Art de New York, qui l'a acquis en 1982 grâce à une campagne publique de souscription.

Quelle exposition Calder peut-on voir à Paris en 2026 ?

La Fondation Louis Vuitton présente « Calder. Rêver en équilibre » du 15 avril au 16 août 2026 : près de 300 œuvres — mobiles, stabiles, portraits en fil de fer, figures de bois, peintures, dessins et bijoux — déployées sur plus de 3 000 m². C'est la première fois que la Fondation consacre tous ses espaces et la pelouse attenante à un seul artiste. Le Cirque Calder y revient prêté par le Whitney.

Peut-on voir une œuvre de Calder à Paris en dehors des expositions temporaires ?

Oui. « Spirale », mobile debout de trente pieds en tôle, tiges, boulons et peinture réalisé en 1958, appartient à la Maison de l'U.N.E.S.C.O. à Paris. Le Musée national d'art moderne, au Centre Pompidou, conserve par ailleurs des Calder, dont un « Mobile » en tôle et fils métalliques peints daté d'environ 1955.

Pourquoi Calder a-t-il basculé dans l'abstraction ?

À cause d'une visite. En octobre 1930, accompagné de l'artiste américain William « Binks » Einstein, il découvre l'atelier de Mondrian au 26 rue du Départ et se dit frappé non par les tableaux mais par la pièce elle-même, ses rectangles de carton coloré punaisés au mur. Ses premières compositions entièrement abstraites suivent immédiatement, puis la sculpture cinétique.

Où Calder travaillait-il en France après la guerre ?

En Provence d'abord, aux Granettes près d'Aix-en-Provence à partir de juillet 1953, où il peint des gouaches et fabrique chez un forgeron ses premiers grands mobiles d'extérieur. Puis en Touraine, à Saché au sud de Tours, dans la maison dite « François Ier » au bord de l'Indre ; en 1963 il y achève un grand atelier surplombant la vallée, où il fait fabriquer ses œuvres monumentales.