Cling: La bande dessinée parle cash
À la Monnaie de Paris, CLING! relie la bande dessinée à l’argent: un parcours pour regarder comment le 9e art raconte, critique et met en scène la valeur.
l'exposition
À la Monnaie de Paris, CLING ! relie la bande dessinée à l'argent : un parcours pour regarder comment le 9e art raconte, critique et met en scène la valeur.
Un parcours qui se lit en douze étapes
Le livret officiel donne au parcours une structure très concrète: une entrée par Le Voyage dans une pièce de monnaie, une introduction aux archétypes, puis huit séquences consacrées aux manières de chercher, garder, gagner, imiter ou imaginer l’argent. La visite se termine avec le robot Mikki et les originaux des commandes réalisées pour l’exposition. Cette progression aide à ne pas réduire CLING! à une succession de personnages connus: elle fait circuler entre récit d’aventure, critique sociale, finance, jeu et imaginaire.
Huit archétypes, huit regards contemporains
Aventurières et aventuriers, voleuses et voleurs, épargnantes et épargnants, milliardaires, marginales et marginaux, joueuses et joueurs, faussaires et alchimistes: ces huit figures organisent plus de deux cents œuvres, des planches originales aux couvertures, films et pièces patrimoniales. Elles sont prolongées par huit commandes à Ugo Bienvenu, Blutch, Coco, Nicolas de Crécy, Florence Cestac, Anouk Ricard, Thomas Ott et Catherine Meurisse. Regarde donc les images à deux niveaux: ce qu’elles racontent de l’argent, et la manière dont chaque dessinateur en transforme les signes.
Une visite à poursuivre sur place
Le salon d’honneur met des bandes dessinées en accès libre pour prolonger les planches vues en salle. Un parcours sonore gratuit, accessible sans téléchargement via la web-application de la Monnaie de Paris, accompagne les archétypes. Pour les 7‑12 ans, un livret-jeux Paris Mômes est distribué à l’entrée; les visiteurs qui veulent pratiquer peuvent aussi repérer l’atelier de bande dessinée proposé à partir de 14 ans, selon l’agenda du lieu.

le lieu
16 Rue de Nevers, 75006 Paris
le contexte
Le lieu et son horizon culturel
Nouveauté 2026 Le Seigneur des Anneaux Partez à la quête de la plus précieuse des collections.
Le cadre culturel
Le musée de la Monnaie de Paris est un musée consacré au savoir-faire de la Monnaie de Paris.
Ce que l’exposition remet en perspective
Rapprocher documents, objets et récits pour mesurer un épisode dans la durée. Lire les cartels comme une mise en contexte plutôt que comme une légende isolée. Prendre le temps de circuler dans Musée de la Monnaie de Paris pour repérer ses choix scénographiques. Comparer plusieurs œuvres pour identifier les fils conducteurs du parcours.
Pourquoi ce sujet parle encore aujourd’hui
Scrooge compte son argent, les Dalton braquent une banque et Tintin cherche un trésor.
Pourquoi cette exposition compte
Cling! La bande dessinee parle cash est un sujet editorialement efficace parce qu’il fait dialoguer un langage populaire avec un theme tres serieux: l’argent. La bande dessinee offre un terrain idéal pour observer comment la monnaie, la richesse, le manque, le tresor, le vol ou la dette deviennent des ressorts narratifs et graphiques. Elle permet de traiter la valeur par les images, les personnages, les signes et l’humour, sans perdre de vue les enjeux sociaux. Dans un musée lie a la monnaie, ce rapprochement prend une coherence evidente. L’exposition peut montrer que l’argent n’est pas seulement un instrument economique, mais aussi une forme de fiction collective, un symbole de pouvoir, un motif comique et parfois une source d’angoisse. Editorialement, le parcours compte s’il aide a voir comment la BD rend visibles les imaginaires de l’argent: coffres, pieces, billets, avarice, chance, inegalites ou circulation des biens. Le titre annonce un ton direct, mais le sujet peut ouvrir une vraie lecture culturelle, entre histoire des images, critique sociale et plaisir du recit dessine. Cette lecture donne aussi un garde-fou utile: elle evite de reduire le sujet a une annonce de programmation et replace les œuvres, les objets ou les dispositifs dans une histoire des regards. Le lecteur comprend ainsi pourquoi la visite peut compter au-dela du simple calendrier culturel.
La visite plaira aux amateurs de bande dessinee, aux familles avec grands enfants, aux curieux d’economie concrete et a ceux qui aiment les expositions qui partent d’un theme familier pour le rendre plus complexe. Elle devrait etre accessible sans connaissances specialisees, car chacun possede deja des images mentales de l’argent et de ses fictions. Le cadre parisien de la Monnaie de Paris ajoute une dimension interessante: on visite un lieu historiquement associe a la fabrication et a la symbolique monetaire, tout en y rencontrant des personnages, des planches et des recits populaires. Le parcours peut donc se vivre comme une sortie vive, lisible, mais pas superficielle. Il conviendra aux visiteurs qui aiment passer d’une image a l’autre, reconnaitre des codes, puis comprendre ce qu’ils disent d’une societe. L’exposition sera probablement moins adaptee a ceux qui cherchent un accrochage silencieux de beaux-arts; elle trouvera surtout son public chez les lecteurs, les flaneurs et les personnes sensibles aux passerelles entre culture populaire et institution patrimoniale. Ce cadrage aide enfin a situer le bon usage de la visite: prendre le temps de regarder, comparer et replacer ce qui est montre dans le tissu culturel parisien. L’exposition devient alors une proposition de parcours, pas seulement une date ajoutee a l’agenda.


