1913-1923: L'esprit du temps
À l’ombre de la Tour Eiffel, le Musée du quai Branly - Jacques Chirac regorge de masques, d’instruments de musique, d’armes, d’objets d’apparat, de peintures, de tapisseries, etc.
Description de la visite
Ce que le parcours réunit
À l’ombre de la Tour Eiffel, le Musée du quai Branly - Jacques Chirac regorge de masques, d’instruments de musique, d’armes, d’objets d’apparat, de peintures, de tapisseries, etc. 3 500 œuvres provenant d’Océanie, d’Asie, d’Afrique et des Amériques sont exposées dans un même espa
Comment la visite est construite
Le musée du quai Branly - Jacques Chirac, proche de la Tour Eiffel, est accessible à tout public via les transports en commun et la voiture. Découvrez ici comment y venir.
Contexte culturel et artistique
Le lieu et son horizon culturel
Le musée du quai Branly - Jacques Chirac, proche de la Tour Eiffel, est accessible à tout public via les transports en commun et la voiture. Découvrez ici comment y venir.
Le cadre culturel
Le plan interactif vous permet de vous orienter au sein du musée et de découvrir en temps réel les activités qui y sont proposées.
Pourquoi cette exposition compte
La période 1913-1923 forme un seuil historique d’une rare intensite. Elle encadre la Premiere Guerre mondiale, mais aussi des transformations profondes dans les arts, les sciences humaines, les empires, les circulations coloniales, les techniques et les imaginaires sociaux. Parler de l’esprit du temps sur cette decennie, au musée du quai Branly - Jacques Chirac, implique donc de regarder les objets et les images comme des temoins de mondes en recomposition. Editorialement, l’exposition compte parce qu’elle peut eviter une histoire lineaire de la modernite. Entre avant-gardes europeennes, collectes ethnographiques, violences coloniales, fascination pour l’ailleurs et crises politiques, la decennie concentre des contradictions majeures. Le lieu donne a ce sujet une responsabilite particuliere: il conserve et expose des objets issus de contextes culturels multiples, souvent marques par des rapports de pouvoir. Une telle exposition peut alors interroger ce que signifie capter l’air du temps quand cet air n’est pas le meme selon les territoires, les institutions, les artistes, les colonisateurs ou les personnes dont les cultures ont ete observees, classees et parfois deplacees. Elle peut ainsi faire sentir qu’une époque n’a jamais une seule voix, mais plusieurs temporalites concurrentes. Cette lecture donne aussi un garde-fou utile: elle evite de reduire le sujet a une annonce de programmation et replace les œuvres, les objets ou les dispositifs dans une histoire des regards. Le lecteur comprend ainsi pourquoi la visite peut compter au-dela du simple calendrier culturel.
La visite plaira aux personnes qui aiment les expositions historiques ambitieuses, transversales et parfois complexes. Elle s’adresse moins a ceux qui cherchent un recit confortable qu’a un public pret a suivre des correspondances entre objets, documents, images et contextes politiques. Le parcours peut interesser les amateurs d’histoire du XXe sièclé, d’anthropologie, d’avant-gardes et de museologie, car il oblige a penser ensemble formes artistiques et rapports sociaux. À Paris, le musée du quai Branly occupe une position singuliere: proche des grands circuits touristiques, mais porteur de questions très actuelles sur les collections extra-europeennes, la restitution, les archives et la maniere d’exposer l’autre. Cette exposition peut donc devenir une visite dense, a réserver a un moment ou l’on a envie de prendre le temps. Elle conviendra a ceux qui veulent comprendre comment une decennie fabrique des sensibilites contradictoires: desir de nouveaute, trauma de guerre, acceleration technique et persistance de regards coloniaux. Son intérêt sera dans cette tension, plus que dans une simple chronologie. Le parcours pourra aussi servir de point de depart a des lectures plus larges sur les musées, leurs archives et leurs responsabilites actuelles. Ce cadrage aide enfin a situer le bon usage de la visite: prendre le temps de regarder, comparer et replacer ce qui est montre dans le tissu culturel parisien. L’exposition devient alors une proposition de parcours, pas seulement une date ajoutee a l’agenda.