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37 quai Branly
75007 Paris
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Musée du quai Branly - Jacques Chirac est un lieu culturel à suivre à Paris, avec 3 expositions ouvertes en ce moment et des repères utiles pour préparer la visite.
Grand musée d'arts et de cultures extra-européennes, le quai Branly propose une visite de décentrement où les objets, les récits et les regards changent d'échelle.
Le musée du quai Branly - Jacques Chirac occupe une place particulière dans le paysage parisien. Il ne raconte pas une école européenne ni une simple chronologie des styles: il propose une autre manière d'entrer dans les œuvres, à partir d'objets venus d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Cette identité en fait un lieu de curiosité et de questionnement sur la manière d'exposer le monde.
Sa mission tient à la fois à la présentation des collections et à la réflexion qu'elles suscitent. Masques, sculptures, textiles, instruments, images et archives y composent un ensemble où l'esthétique dialogue avec l'histoire des circulations, des collectes et des échanges. Le musée invite moins à consommer un exotisme qu'à déplacer ses repères sur l'art et les cultures.
C'est un lieu à visiter quand on veut sortir des récits artistiques familiers sans quitter ces institutions. Le bâtiment, les parcours et les expositions temporaires prolongent cette sensation de décentrement. On en sort souvent avec le sentiment d'avoir vu autre chose que des œuvres: une autre façon de classer, de regarder et de relier les cultures entre elles.
37 quai Branly
75007 Paris
Mardi a dimanche 10h30-19h; nocturne le jeudi jusqu'a 22h; ferme le lundi.
Plein tarif 14 EUR; tarif reduit 11 EUR.
Les expositions reliées à Musée du quai Branly - Jacques Chirac, avec les premiers repères utiles pour comprendre la programmation du lieu.
La programmation du lieu s'enrichira au fil des prochaines ouvertures.
Les informations les plus utiles pour venir, réserver et savoir à quoi t'attendre sur place.
Un peu de contexte pour comprendre ce que représente vraiment Musée du quai Branly - Jacques Chirac dans le paysage culturel.
Quelques repères pour situer Musée du quai Branly - Jacques Chirac dans le paysage culturel de Paris.
Musée du quai Branly - Jacques Chirac est un lieu culturel à suivre à Paris, avec 3 expositions ouvertes en ce moment et des repères utiles pour préparer la visite.
Le plan interactif vous permet de vous orienter au sein du musée et de découvrir en temps réel les activités qui y sont proposées. Vous pouvez aussi télécharger un plan au format PDF à imprimer.
Le musée du quai Branly - Jacques Chirac, proche de la Tour Eiffel, est accessible à tout public via les transports en commun et la voiture. Découvrez ici comment y venir.
Ce que ce lieu apporte concrètement quand on cherche une exposition à voir.
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Plusieurs expositions sont ouvertes en ce moment à Musée du quai Branly - Jacques Chirac, ce qui permet de lire plus clairement la programmation actuelle du lieu.
Un temps plus long pour situer le lieu, son histoire, ses figures et ce qu'il apporte aujourd'hui au paysage culturel.
Le musée du quai Branly – Jacques Chirac occupe à Paris une place immédiatement reconnaissable, mais souvent mal résumée. On le présente volontiers comme le musée des arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques; c’est juste, mais pas suffisant. Le lieu compte surtout parce qu’il oblige à regarder autrement les objets, les récits et les hiérarchies culturelles à partir desquelles les musées français se sont construits. Là où d’autres institutions racontent plus frontalement une école, un sièclé ou un canon européen, quai Branly met le visiteur devant des œuvres, des artefacts, des textiles, des masques, des sculptures, des instruments, des photographies et des archives qui déplacent les habitudes de classement. Cette expérience ne relève ni du simple exotisme, ni d’une contemplation décorative. Elle produit au contraire une secousse de regard et une réflexion sur la manière d’exposer le monde qui en font l’une des adresses les plus décisives de la capitale aujourd’hui.
Sa singularité apparaît encore mieux lorsqu’on le compare à d’autres grandes institutions parisiennes. L’Institut du monde arabe travaille une aire culturelle plus circonscrite et une médiation plus explicitement historique et géopolitique; le Musée de l’Homme pose la question humaine depuis l’anthropologie et les sciences; le musée de la Chasse et de la Nature choisit une lecture plus symbolique, plus littéraire et plus intérieure des relations entre objets, animaux et représentations. Le quai Branly, lui, tient un autre registre: un grand musée d’objets et un musée de débat. Il ne remplace aucun de ces lieux; il les complète en installant, au cœur de Paris, une réflexion publique sur les arts dits extra-européens, sur la circulation des formes et sur les histoires de collecte, d’échange, de violence et d’admiration qui accompagnent leur présence dans les collections françaises.
L’histoire du musée n’est pas seulement celle d’un bâtiment inauguré en 2006. Elle est celle d’un projet élaboré durant plusieurs décennies pour donner une autre place, dans les musées nationaux, aux arts et civilisations non occidentaux. Les pages officielles rappellent clairement l’impulsion donnée par Jacques Chirac et le rôle de Jacques Kerchache, collectionneur et défenseur des « arts premiers », dans la formulation publique de cette ambition. Cette généalogie compte beaucoup, parce qu’elle explique le ton du lieu: un geste de rééquilibrage culturel. On ne peut pas comprendre le musée si on le réduit à une belle vitrine au bord de la Seine. Sa création répond à une question précise: comment faire entrer dans le grand récit muséal français des œuvres longtemps tenues à distance du statut de beaux-arts, ou enfermées dans des cadres ethnographiques, coloniaux ou administratifs qui ne suffisaient plus à dire leur puissance esthétique et historique?
Cette ambition s’appuie sur un héritage concret. Le musée rassemble les fonds venus du Musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, auxquels se sont ajoutées des acquisitions nouvelles. Le résultat n’est pas un petit ensemble de prestige, mais un patrimoine immense traversé par plus de deux siècles d’histoire des collections publiques. Les chiffres officiels varient selon les pages de présentation, mais convergent vers une réalité claire: le musée conserve plus de 300 000 œuvres et objets, des centaines de milliers de pièces iconographiques, une importante médiathèque, des archives et des fonds de recherche qui dépassent largement l’expérience de la seule visite d’exposition. Cette profondeur change tout. Le quai Branly n’est pas simplement un lieu spectaculaire pour touristes; c’est un appareil de conservation et un lieu de travail scientifique dont la part visible en salle n’est qu’un fragment, certes impressionnant, d’un ensemble beaucoup plus vaste.
Le bâtiment explique une part essentielle de l’effet produit par le lieu. Conçu par Jean Nouvel après le concours de 1999, réalisé entre 2001 et 2006, le musée ne ressemble ni à un palais classique, ni à une boîte blanche contemporaine, ni à une simple machine d’exposition. Les pages officielles insistent sur la courbe et sur cette longue passerelle sur pilotis où viennent se suspendre les fameuses « boîtes » colorées. Cette architecture compte énormément, parce qu’elle fait sentir que la visite sera d’abord une dérive plutôt qu’un enchaînement de salles strictement compartimentées. Le musée se laisse approcher progressivement. Il n’offre pas d’emblée sa totalité. Depuis la rue, depuis la palissade de verre, depuis les plantations, il se découvre par couches. Cette manière de retarder l’évidence du bâtiment fabrique déjà une position de visiteur: on n’entre pas dans un temple monumental, on s’avance dans un récit spatial.
Le jardin conçu par Gilles Clément joue ici un rôle décisif. Trop de visiteurs le voient comme un simple habillage paysager autour d’un grand musée. En réalité, il fait partie de l’argument intellectuel du lieu. Ce paysage vallonné, dense, presque protecteur, travaille la relation avec la marche. Le musée ne commence pas au cartel; il commence dans cette traversée végétale qui brouille un peu les repères, ralentit le pas et fait oublier, pendant quelques minutes, la logique très frontale des grands axes parisiens. C’est pourquoi le lieu peut dialoguer aussi finement avec des sujets comme animal et société: non pas parce qu’il serait un musée de sciences naturelles, mais parce qu’il met d’emblée le visiteur dans une relation plus attentive aux milieux, aux matières et aux formes de coexistence. Dans une capitale souvent dominée par la façade et le monument, ce choix d’une entrée par le paysage donne au quai Branly une tonalité rare, à la fois dépaysante et très construite.
« une architecture singulière pour des objets tout à fait singuliers »
Jean Nouvel, cité par la page officielle « Une architecture, une histoire » du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
Cette formule est particulièrement juste, parce qu’elle résume à la fois un choix esthétique et un programme muséographique. Le bâtiment ne devait pas seulement abriter des collections prestigieuses; il devait leur éviter les cadres trop familiers de l’architecture occidentale classique, sans tomber pour autant dans une scénographie folklorique. D’où cette impression très particulière d’un musée où la pénombre devient un outil de regard. On peut discuter cette option, parfois la trouver trop théâtrale, mais on ne peut pas nier sa cohérence. Elle dit que les objets présentés ici ne doivent pas être reçus comme des illustrations périphériques d’une histoire de l’art européenne déjà écrite d’avance. Ils imposent un autre rythme. Le musée vaut aussi pour cela: il transforme une question théorique sur la place des arts non occidentaux en une expérience physique, immédiatement perceptible par n’importe quel visiteur.
Le cœur du musée reste le Plateau des collections, vaste espace où se déploient les ensembles d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Ce plateau ne fonctionne pas comme une encyclopédie linéaire. Il organise plutôt des voisinages et des rapprochements qui invitent à naviguer librement. Cette liberté de circulation compte énormément. Elle fait du musée un lieu moins scolaire qu’on pourrait le craindre pour un sujet aussi vaste. En même temps, elle n’est pas synonyme de flou. Les cartels, les dispositifs multimédias, les cartographies et les dossiers de salle replacent les œuvres dans des contextes d’usage, de croyance, de fabrication, de commerce ou de rituel. Le visiteur comprend donc progressivement que les objets exposés ne sont ni de simples chefs-d’œuvre esthétiques détachés de toute histoire, ni de simples documents ethnographiques. Ils tiennent ensemble la beauté formelle et la complexité des circulations historiques.
C’est là que le musée devient vraiment important dans la cartographie culturelle parisienne. Là où le Musée d’Art moderne de Paris ou le musée d’Orsay racontent, chacun à leur manière, des généalogies majeures de l’art européen moderne, le quai Branly ouvre un autre champ de références. Il permet de mieux comprendre ce que l’art moderne a regardé, transformé, parfois simplifié ou mal compris lorsqu’il s’est passionné pour des formes venues d’ailleurs. Il aide aussi à relire l’attrait d’une partie du cubisme pour les masques, les volumes, les simplifications de plan et les déplacements de perspective. Le musée n’est pas un appendice pédagogique de la modernité européenne, bien sûr; mais il constitue un contrechamp indispensable. Il rappelle que l’histoire de l’art en France ne peut plus être racontée sérieusement sans prendre en compte les circulations transcontinentales, les appropriations, les malentendus et les admirations fécondes qui ont nourri les avant-gardes.
La richesse du quai Branly tient aussi à la diversité de ses collections. On y voit bien sûr des sculptures, des masques et des objets de prestige, mais la force du lieu apparaît encore mieux lorsqu’on s’attarde sur les textiles, les parures, les instruments de musique, les archives photographiques et les objets du quotidien. Cette extension des catégories est fondamentale. Elle rappelle que la culture visuelle ne se réduit jamais à la peinture ou à la statuaire monumentale. Le musée devient ainsi très stimulant pour qui s’intéresse aux savoir-faire textiles: les vêtements, étoffes, fibres, broderies, techniques de teinture ou d’assemblage y parlent autant d’invention que de statut social, de rituel ou de circulation des motifs. On comprend alors que l’objet de musée n’est pas seulement une forme à admirer; c’est aussi une matière travaillée et une mémémoire technique entre corps, climat, pouvoir et croyance.
Cette dimension matérielle permet aussi d’ouvrir des sujets contemporains inattendus. Les textiles et les parures d’Afrique, d’Asie ou des diasporas donnent un relief particulier à des questions aujourd’hui très lisibles dans la mode africaine contemporaine. Les portraits photographiques, les effigies sculptées et les figures d’apparat prolongent naturellement le champ du portrait d’artistes, au sens large, c’est-à-dire comme étude de la présence, de la représentation de soi et de la manière dont un visage, un costume ou une posture condensent une vision sociale du monde. Même les collections d’images et de films, moins visibles dans l’imaginaire grand public du lieu, donnent des raisons fortes de relier la visite à cinéma et photographie. Le musée n’est donc pas seulement un conservatoire d’objets anciens. Il agit comme une réserve de formes, une bibliothèque de gestes, un laboratoire de comparaisons et un espace de résonance pour des questions très actuelles sur l’image, l’identité et la circulation mondiale des motifs.
Le quai Branly ne se limite pas à ses collections permanentes. Sa programmation régulière d’expositions temporaires, de spectacles, de concerts, de conférences et de projections joue un rôle central dans son identité. Cette pluralité est cohérente avec la mission officielle du musée, qui parle explicitement d’un lieu de dialogue scientifique et artistique. Autrement dit, le musée n’est pas seulement conçu pour conserver; il est conçu pour activer des rencontres entre recherche, création et médiation. C’est ce qui le rend plus mobile qu’une institution patrimoniale classique. Une exposition peut s’y articuler avec des concerts, avec la médiathèque, avec la salle de cinéma ou avec le théâtre Claude Lévi-Strauss, et produire une expérience de visite beaucoup plus ample que la contemplation silencieuse de vitrines. Dans le paysage parisien, cette dimension le rapproche, par un autre biais, de la Cinémathèque française: non parce que les contenus seraient identiques, mais parce que les deux lieux savent qu’une institution culturelle forte doit être à la fois un lieu de transmission et une machine à recontextualiser les œuvres.
Cette programmation explique aussi pourquoi le musée parle à des publics différents. On peut y venir pour une grande exposition, pour un spectacle, pour une séance de cinéma, pour une conférence, pour un passage par la médiathèque ou pour une simple promenade dans le jardin. Ce caractère multiforme est crucial pour son accessibilité culturelle. Il évite au lieu de se figer en forteresse savante. En cela, le quai Branly produit un effet très différent de celui de l’Atelier des Lumières. Là où l’Atelier organise une immersion visuelle massive, immédiate et spectaculaire, le musée du quai Branly privilégie la durée, la stratification, l’enquête et la reprise. On peut n’y rester qu’une heure et saisir déjà quelque chose d’important; on peut aussi y revenir plusieurs fois et comprendre que le lieu se déplie par couches successives. Cette capacité à accueillir aussi bien une première curiosité qu’un approfondissement savant est l’une de ses plus grandes forces aujourd’hui.
Parler honnêtement du quai Branly suppose de reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un musée consensuel. Son histoire et ses collections croisent nécessairement la colonisation et les violences de collecte qui ont marqué l’entrée de nombreux objets dans les collections françaises. Le musée lui-même ne peut pas échapper à cette histoire; il la documente de plus en plus à travers ses recherches, ses catalogues, ses dossiers de provenance et l’attention portée aux contextes de collecte. Cette dimension critique n’affaiblit pas le lieu; elle le renforce. Elle rappelle qu’un grand musée contemporain ne peut plus simplement montrer des œuvres sans interroger le chemin qui les a menées jusqu’à lui. En cela, le quai Branly compte particulièrement aujourd’hui: il oblige le visiteur à tenir ensemble l’admiration et la responsabilité publique de l’institution.
Cette tension explique pourquoi le musée demeure si utile dans le débat culturel parisien. Il n’offre pas une réponse simple, ni une morale facile. Il met plutôt en présence des œuvres magnifiques, des histoires d’acquisition complexes, des traditions savantes contradictoires et des attentes contemporaines très fortes autour des restitutions, des provenances et de la manière de raconter les mondes non européens sans les figer. Cette position n’est pas confortable, mais elle est féconde. Elle distingue le quai Branly d’un musée purement patrimonial comme le musée Carnavalet, centré sur l’histoire de la ville, ou d’un musée de spécialité comme le Palais Galliera, qui transforme le vêtement en archive sociale selon d’autres méthodes. Ici, la question muséale elle-même devient visible. Le visiteur voit des objets, bien sûr, mais il voit aussi une institution en train de se repenser, un langage muséal en évolution et une politique de savoir qui doit sans cesse s’ajuster.
L’emplacement du musée est beaucoup plus important qu’on ne le dit souvent. Installé au bord de la Seine, à proximité de la tour Eiffel, entre le pont de l’Alma et les grandes institutions du secteur, le lieu pourrait n’être qu’une étape touristique de prestige. Il échappe pourtant à cette réduction, parce que son implantation le rend au contraire très utile pour composer des parcours dans Paris. On peut l’articuler à une journée sur les cultures du monde, à une promenade architecturale, à une réflexion sur la rive gauche ou à un parcours de musées où se confrontent histoire nationale et création contemporaine. Le voisinage du fleuve, du Champ-de-Mars, du Trocadéro et des institutions de Chaillot donne au site une intensité particulière: le visiteur sent en permanence le frottement entre un musée très parisien par son implantation et un musée très mondial par son sujet. Peu de lieux assument aussi frontalement cette double échelle.
Cette situation urbaine change aussi la tonalité de la visite. Le musée offre un contrepoint précieux à l’image d’un Paris culturel centré exclusivement sur les maîtres européens, les hôtels particuliers du centre ou les grands récits nationaux. En sortant du quai Branly, on ne regarde plus tout à fait de la même manière les autres institutions de la ville. Le visiteur peut revenir vers Orsay, vers Chaillot, vers le Marais ou vers d’autres musées avec une conscience plus aiguë des angles morts de l’histoire de l’art française. C’est l’une des raisons concrètes d’y aller aujourd’hui. Le lieu n’ajoute pas seulement une destination à la liste des musées; il reconfigure la carte mentale de Paris, la hiérarchie des références et la façon même de comparer les institutions. Pour un public non spécialiste, cet effet est très puissant: on ressort avec l’impression d’avoir agrandi la ville intellectuellement, pas seulement d’avoir vu des œuvres remarquables.
Le quai Branly est parfois perçu comme un musée impressionnant, presque solennel. Pourtant, il sait aussi être très accessible et très accueillant dans la manière dont il laisse entrer le visiteur. Le jardin, l’architecture de circulation, la diversité des formats de visite, la médiathèque ouverte, les espaces de spectacle et la programmation familiale contribuent à cette hospitalité. On peut y entrer par la promenade ou par une curiosité pour le bâtiment, puis découvrir peu à peu la profondeur des collections. Cette souplesse est précieuse. Dans beaucoup de grands musées, l’ampleur du sujet intimide; ici, le site ménage des seuils. Il permet une appropriation graduelle du lieu, sans sacrifier pour autant l’exigence des contenus. C’est ce mélange de densité et de disponibilité qui explique sa fréquentation durable et sa capacité à toucher aussi bien des habitués des musées que des visiteurs moins familiers.
Cette accessibilité ne signifie pas simplification excessive. Le musée garde une part d’opacité, de pénombre, de trouble même, qui fait partie de son identité. Mais cette difficulté relative n’est pas un défaut: elle invite à ralentir, à revenir, à accepter qu’une visite culturelle ne livre pas tout d’un seul coup. En cela, le quai Branly rend un vrai service public. Il rappelle qu’un musée peut être ouvert sans être plat, pédagogique sans être scolaire et spectaculaire sans renoncer à la nuance. C’est aussi ce qui explique pourquoi des publics très divers y trouvent leur compte: certains viennent pour l’architecture, d’autres pour les collections africaines, océaniennes ou amérindiennes, d’autres encore pour la musique, le cinéma, les textiles, les débats contemporains ou les questions de provenance. Le lieu tient ensemble plusieurs portes d’entrée, ce qui est le signe d’une grande institution réellement vivante.
Au fond, le musée du quai Branly – Jacques Chirac compte parce qu’il réussit à tenir ensemble des dimensions que l’on sépare trop souvent: la beauté des œuvres, la complexité des histoires de collecte, l’ambition architecturale et la nécessité du débat public. Il ne propose ni un musée d’art pur, ni un musée d’ethnographie au sens ancien, ni un centre culturel purement événementiel. Il invente un format intermédiaire, parfois fragile, souvent discuté, mais profondément utile. Pour un visiteur d’aujourd’hui, cela suffit déjà à justifier la visite. On y gagne non seulement des images et des connaissances, mais aussi une manière plus exigeante de regarder ce qu’un musée montre, ce qu’il tait, ce qu’il hérite et ce qu’il essaie de transformer. C’est précisément ce qui fait du quai Branly l’une des grandes adresses culturelles de Paris au présent.
Les questions les plus utiles si tu envisages une visite à Musée du quai Branly - Jacques Chirac.
La programmation de Musée du quai Branly - Jacques Chirac est encore légère sur la page, mais les prochaines ouvertures viendront enrichir cette fiche.
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Adresse : Plusieurs expositions sont ouvertes en ce moment à Musée du quai Branly - Jacques Chirac, ce qui permet de lire plus clairement la programmation actuelle du lieu.
Cela dépend des expositions en cours. Quand une réservation partenaire fiable existe, elle s'affiche sur la page ; sinon, la fiche reste centrée sur la programmation et les informations pratiques.
La programmation du lieu se précisera à mesure que de nouvelles fiches d'exposition viendront enrichir la page.
Musée du quai Branly - Jacques Chirac mérite d'être suivi dans la durée, surtout si tu veux repérer les moments où sa programmation devient plus forte.
Sujets souvent associés à la programmation, et territoire culturel auquel il appartient.
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