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À l'ICI Léon, Prolongations réunit M'barka Amor, Ouassila Arras et Dalila Dalléas Bouzar dans un parcours autour du sport, des corps éprouvés et des imaginaires collectifs.
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Les jardins de la Goutte d'Or | Institut des Cultures d’Islam
Lieu culturel de la Goutte d'Or, l'ICI relie expositions, quartier et scènes du monde arabe et des diasporas.
L'Institut des Cultures d'Islam, dans sa version ICI, se distingue par un ancrage tres fort dans la Goutte d'Or et par une ligne de programmation qui relie creation contemporaine, contexte culturel et vie urbaine. Le lieu n'est pas un simple contenant pour expositions: il donne un cadre de lecture ou les scènes du monde arabe et des diasporas trouvent une place explicite dans le paysage parisien. Cet horizon fait sa singularite.
La visite gagne ainsi en épaisseur territoriale. On ne vient pas seulement voir des œuvres, mais entrer dans un espace ou quartier, mediation et programmation dialoguent. Les sujets reperes autour du dessin, de la photographie, de la mode ou de l'histoire prolongent cette impression d'un lieu transversal, attentif aux circulations culturelles. C'est une bonne adresse si tu cherches un centre d'exposition a taille humaine, ancre dans le nord parisien, avec une identite plus situee que celle d'un centre d'art generaliste.
2 expositions visibles en ce moment à Institut des Cultures d'Islam (ICI), pour repérer rapidement ce qu'on peut voir sur place.

À l'ICI Léon, Prolongations réunit M'barka Amor, Ouassila Arras et Dalila Dalléas Bouzar dans un parcours autour du sport, des corps éprouvés et des imaginaires collectifs.

Cette exposition collective à l'ICI Léon s'adresse aux visiteurs qui aiment la création contemporaine présentée dans un lieu culturel dédié aux scènes artistiques du monde arabe et des diasporas.
Les informations les plus utiles pour venir, réserver et savoir à quoi t'attendre sur place.
Un peu de contexte pour comprendre ce que représente vraiment Institut des Cultures d'Islam (ICI) dans le paysage culturel.
Quelques repères pour situer Institut des Cultures d'Islam (ICI) dans le paysage culturel de Paris.
Les jardins de la Goutte d'Or | Institut des Cultures d’Islam
Un événement organisé dans le cadre de l’exposition De tes jours aux nôtrès de Maymouna Baradji présentée jusqu’au 03 mai 2026.
Depuis les années 80, des jardins ont été crées dans le quartier de la Goutte d’Or tels le square Léon, épicentre du quartier; le square Alain Bashung, en hommage à l’artiste qui a vécu dans la Villa Poissonnière; le jardin partagé Aziza, géré par l’association la Goutte Verte; la friche de La Table Ouverte; le Bois Dormoy; l’Univert…
Ce que ce lieu apporte concrètement quand on cherche une exposition à voir.
La Table Ouverte, association solidaire qui porte le restaurant de l’ICI, vous accueille tous les midis pour déjeuner du mercredi au dimanche (fermé les lundis, mardis et jours fériés).
Une billetterie partenaire ou officielle a été identifiée pour préparer la visite quand une réservation existe. Une prochaine ouverture est deja annoncee pour Institut des Cultures d'Islam (ICI), ce qui commence a dessiner la saison du lieu.
Un temps plus long pour situer le lieu, son histoire, ses figures et ce qu'il apporte aujourd'hui au paysage culturel.
L’Institut des Cultures d’Islam, côté rue Léon, n’est pas un simple lieu d’exposition ajouté à la carte des sorties du 18e arrondissement. C’est à la fois un équipement culturel de proximité, un poste d’observation sur la Goutte d’Or et un lieu où Paris essaie de rendre visibles des histoires, des pratiques et des imaginaires trop souvent relégués aux marges. Là où le visiteur peut associer l’Institut du monde arabe à une grande institution nationale et diplomatique, l’ICI travaille une autre échelle: celle du quartier, de la circulation quotidienne, des voisinages, des usages concrets et des formes contemporaines. C’est ce qui lui donne une place à part dans Paris. On n’y vient pas seulement pour “voir de l’art”, mais pour comprendre comment un territoire, une mémémoire urbaine et des cultures d’Islam au pluriel peuvent se traduire en programmation publique, en expérience de visite et en hospitalité culturelle.
Cette singularité tient à un équilibre rare. L’ICI n’est ni un musée patrimonial classique, ni une maison de quartier au sens réduit, ni un centre d’art hors-sol. Il cherche au contraire à faire tenir ensemble l’exigence curatoriale et l’attention aux habitants, la création contemporaine et les pratiques ordinaires, le regard international et l’échelle locale. De ce point de vue, il dialogue davantage avec un lieu de recherche de formes comme la Bourse de Commerce – Pinault Collection qu’avec un équipement purement événementiel, tout en restant beaucoup plus poreux aux réalités de son quartier. Cette porosité change tout. Elle donne au visiteur le sentiment d’entrer non dans un temple fermé, mais dans une institution qui assume sa fonction civique, sa responsabilité de médiation et une dimension profondément parisienne. C’est précisément pour cela que le lieu mérite une fiche éditoriale dense: il aide à lire la ville autant qu’il expose des œuvres.
L’histoire de l’ICI commence avant le bâtiment Stephenson et avant les expositions récentes. Dans les débats du Conseil de Paris, les élus rappellent que le centre de préfiguration a ouvert en octobre 2006 rue Léon et qu’il proposait déjà conférences, concerts, projections, débats et expositions. Ce point est capital. Il signifie que l’ICI n’a pas été parachuté dans la Goutte d’Or comme une réponse abstraite à une question théorique sur l’islam en France. Il s’est d’abord construit comme un lieu de présence, de programmation et d’essai, directement branché sur un quartier populaire, très dense, marqué par les migrations, les commerces, les sociabilités et les tensions ordinaires de la vie parisienne. En d’autres termes, l’ICI Léon n’est pas une simple annexe historique: c’est le premier noyau du projet, son laboratoire initial et le site où l’institution a appris à parler avec un public très mélangé.
« L’ICI se veut plus proche des gens (…) L’idée est de faire de l’islam un débat public et citoyen. »
Cette phrase, attribuée à Véronique Rieffel, alors directrice du centre de préfiguration, et citée par Batiweb en mars 2009 lors de l’exposition des projets au Pavillon de l’Arsenal, résume avec une netteté rare l’ambition du lieu. Il ne s’agissait pas de produire un décor consensuel ni un simple label de diversité, mais de créer un espace où les cultures d’Islam puissent être travaillées comme un fait contemporain, comme une question publique et comme un terrain d’échanges artistiques. La force de l’ICI est restée là. Il n’avance pas avec la lourdeur d’une institution qui prétend tout représenter; il cherche plutôt à ouvrir des situations, à multiplier les points d’entrée, à faire se rencontrer des visiteurs qui ne viendraient pas forcément pour les mêmes raisons. Dans le Paris culturel actuel, saturé d’images rapides et de marqueurs d’entre-soi, cette ambition reste d’une grande valeur.
Le projet a ensuite pris une forme plus lisible avec la montée en puissance de l’association culturelle à partir de 2010, puis avec l’ouverture du bâtiment de la rue Stephenson en 2013. Cette chronologie compte, parce qu’elle montre que l’ICI s’est développé par couches successives: un lieu de préfiguration, une institution culturelle consolidée, puis un second site architecturalement plus affirmé. Elle montre aussi la délicatesse du projet parisien: faire coexister une ambition culturelle, un quartier où la présence musulmane fait partie de l’histoire urbaine, et une organisation rigoureuse de la séparation entre activités culturelles et espace cultuel. Cette structure n’a rien d’un détail technique. Elle explique pourquoi l’ICI demeure un objet institutionnel singulier en France: un lieu où l’on peut parler d’art, de musique, de transmission, de ville et de croyances sans rabattre ces dimensions les unes sur les autres.
Pour comprendre l’ICI, il faut accepter qu’il ne se résume pas à un seul bâtiment. ICI Léon, au 19 rue Léon, est la face la plus immédiate, la plus conviviale et la plus poreuse du projet. C’est là que l’on boit un thé, que l’on déjeune à La Table Ouverte, que l’on feuillette un catalogue, que l’on part en balade dans la Goutte d’Or ou que l’on découvre une exposition dans un cadre moins solennel que beaucoup d’institutions centrales. Léon n’impressionne pas par la monumentalité; il convainc par la qualité de présence, par la cour intérieure, par la souplesse des usages et par sa manière de rendre la culture accessible sans la simplifier. Dans un quartier où le passage, la conversation et le commerce comptent beaucoup, cette tonalité est décisive. Elle fait du lieu non un simple “site d’accueil”, mais un véritable seuil culturel entre la rue et l’exposition.
ICI Stephenson, à l’inverse, donne au projet son signal architectural et sa dimension institutionnelle la plus visible. Le bâtiment conçu par Yves Lion, avec sa façade de moucharabieh contemporain, inscrit l’ICI dans une écriture urbaine précise: contemporaine, dense, construite dans un tissu serré, attentive au rapport entre intérieur et extérieur. La page de l’ICI rappelle que le site Stephenson concentre expositions, enseignements, hammam et salle de prière juridiquement indépendante. Il faut donc le lire comme l’autre moitié du projet, celle où l’institution se fait plus structurée, plus repérable, plus manifeste. Le lien avec l’ICI Stephenson est essentiel pour qui veut saisir la cohérence d’ensemble: Léon accueille, Stephenson approfondit; Léon ancre dans la rue, Stephenson donne au projet sa charpente; Léon ouvre, Stephenson stabilise.
Cette dualité n’est pas un inconvénient à expliquer au visiteur; c’est une force intellectuelle et une force d’usage. Elle permet à l’ICI d’éviter deux pièges fréquents. Le premier serait de devenir un centre d’art trop abstrait, déconnecté des réalités sociales qui l’entourent. Le second serait de se dissoudre dans une animation locale sans exigence curatoriale nette. En tenant ensemble deux adresses, deux rythmes et deux manières d’habiter le quartier, l’ICI construit une institution plus mobile et plus subtile. Cette organisation aide aussi à comprendre pourquoi l’on peut y venir pour des raisons très différentes: voir une exposition, suivre un cours, écouter un concert, partir en visite urbaine ou simplement éprouver une ambiance. Beaucoup de lieux culturels promettent la transversalité; l’ICI, lui, la pratique réellement dans son architecture même.
La ligne de l’ICI mérite d’être prise au sérieux parce qu’elle refuse le folklore comme le surplomb académique. Le site officiel dit clairement que l’institution montre la diversité et le dynamisme des cultures d’Islam dans la création contemporaine française et internationale, y compris à travers des artistes qui s’en inspirent ou les critiquent. Cette formule est importante. Elle signifie que l’ICI ne se contente pas d’illustrer un héritage; il met en circulation des œuvres qui travaillent les mémoires, les langues, les gestes, les rites, les migrations, les conflits, les transmissions et les formes du présent. Dans le paysage d’une foire d’art contemporain ou d’un grand centre d’exposition, cette nuance fait la différence. L’ICI n’emploie pas la contemporanéité comme simple vernis; il s’en sert comme méthode de décentrement, comme outil critique et comme levier de lisibilité pour des sujets souvent enfermés dans les clichés médiatiques.
Le choix des artistes et des expositions passées le montre bien. L’invitation faite très tôt à Martin Parr pour The Goutte d’Or! installait déjà une méthode: regarder le quartier autrement, déplacer le regard sur une zone souvent stigmatisée, produire des images capables de mêler humour, précision et trouble documentaire. Plus récemment, les expositions de Sara Ouhaddou, Sabreen Haj Ahmad ou Maymouna Baradji prolongent cette orientation par d’autres moyens: dessin, installation, récit familial, artisanat, mémémoire des terres, attention aux gestes et aux objets quotidiens. L’ICI ne cherche donc pas l’effet de série exotique. Il fabrique plutôt une scène où l’image contemporaine, l’enquête sensible, la mémémoire des migrations et la matérialité des œuvres se répondent. Pour qui s’intéresse au sujet cinéma et photographie, c’est une adresse très précieuse, parce qu’elle relie le document, la scénographie et le récit de territoire sans les dissocier.
La programmation vivante complète ce travail d’exposition. L’ICI accueille concerts, contes, projections, conférences, tables rondes, spectacles pour le jeune public et formations linguistiques ou artistiques. Ce point change profondément la nature du lieu. Là où la Cinémathèque française organise la mémémoire du film et où la Fondation Henri Cartier-Bresson concentre le regard photographique autour d’une discipline et de ses prolongements, l’ICI travaille la circulation entre les médiums. L’exposition ne ferme pas la soirée; elle l’ouvre souvent vers une lecture, une musique, une conversation ou une veillée. Cette manière de relier arts visuels, arts vivants, apprentissage des langues et vie du quartier donne au lieu une respiration particulière. Elle rappelle qu’une institution culturelle ne vaut pas seulement par ses murs ou ses noms d’artistes, mais aussi par sa capacité à créer des continuités entre les formes.
L’une des grandes forces de l’ICI Léon est de ne jamais traiter la Goutte d’Or comme un simple contexte de carte postale. Les visites guidées proposées au départ du site racontent très clairement la logique du lieu: il ne s’agit pas seulement d’exposer dans le quartier, mais d’apprendre à le lire. Parcours sur Château Rouge, sur l’Algérie à la Goutte d’Or, sur l’islam dans le quartier, sur les lieux de spiritualité ou sur les soulèvements populaires: ces itinéraires montrent que l’ICI considère le territoire comme une archive à ciel ouvert. C’est une différence majeure avec un musée d’histoire urbaine comme le musée Carnavalet. Carnavalet organise la mémémoire de Paris par collections, salles et grandes séquences historiques; l’ICI, lui, organise une lecture en marchant, une histoire par les rues, une anthropologie des usages et une politique de proximité qui rendent visibles les couches souvent négligées du nord parisien.
Cette relation au quartier produit une intelligence très concrète des formes culturelles. Quand l’ICI propose un parcours « Wax et mode à la Goutte d’Or », il ne plaque pas une thématique tendance sur des rues pittoresques. Il montre comment le vêtement, les tissus, les ateliers, les brodeurs, les bijoutiers, les tailleurs et les commerçants composent une véritable économie symbolique et matérielle du quartier. Cette lecture éclaire admirablement la mode africaine contemporaine et les savoir-faire textiles, non comme tendances abstraites, mais comme réalités visibles, commerçantes, artisanales et sociales. Peu de lieux parisiens savent relier avec autant de naturel la programmation d’un centre d’art et la vie textile d’un quartier. En cela, l’ICI accomplit quelque chose de très rare: il transforme une sortie culturelle en lecture de terrain, en expérience sensible des matières, en éducation du regard et en hommage aux pratiques ordinaires.
La Goutte d’Or est aussi pour l’ICI un espace de récit visuel. Le parcours sur le street art part par exemple de la fresque de Tarek Benaoum sur la façade de l’institution et prolonge la visite vers d’autres murs, d’autres signes, d’autres surfaces du 18e et du 10e arrondissement. Là encore, la méthode compte. L’ICI ne sanctuarise pas l’œuvre entre quatre murs; il accepte que la ville devienne elle-même support d’exposition, espace de montage, terrain de conversation et surface critique. On pourrait dire, en forçant un peu le trait, que le lieu hérite davantage de la déambulation d’Agnès Varda que d’une stricte scénographie de boîte noire. Il apprend à regarder les devantures, les visages, les tissus, les murs et les sons comme autant d’indices d’un territoire. Dans une ville où l’immersion peut vite se réduire au spectaculaire numérique, cette modestie active a beaucoup de valeur.
L’accessibilité culturelle de l’ICI n’est pas un slogan; elle est inscrite dans ses usages. Les expositions sont gratuites, les visites guidées existent pour différents publics, et l’institution travaille explicitement avec les familles, les enseignants, les relais du champ social, les artistes et les personnes en situation de handicap. Ce point est décisif. Il signifie que l’ICI n’organise pas la rareté comme prestige principal. Il cherche plutôt à rendre possible l’entrée, la répétition, la curiosité de retour et la fréquentation sans intimidation. Beaucoup de visiteurs n’osent pas franchir la porte d’un grand lieu contemporain de peur de “ne pas avoir les codes”. L’ICI, lui, fait presque l’inverse: il transforme la proximité en méthode d’accueil. Cette politique du seuil rejoint très concrètement le sujet du portrait d’artistes, parce qu’elle replace toujours les œuvres dans des visages, des biographies, des langues et des situations plutôt que dans un discours abstrait désincarné.
Les témoignages d’usagers publiés par la Ville de Paris vont dans le même sens. On y voit des étudiants qui viennent suivre des cours d’arabe, des visiteurs qui passent pour une exposition, des musiciens qui s’y produisent, des habitants accompagnés par des associations ou des convives du restaurant solidaire. Tous décrivent un lieu où l’on apprend quelque chose, où l’on revient facilement et où la programmation n’écrase pas la vie. Cette pluralité est fondamentale. Elle rappelle qu’un établissement culturel de la Ville de Paris peut être à la fois un centre d’art, un lieu d’apprentissage, un espace social et un foyer de sociabilité. L’ICI ne demande pas de choisir entre excellence et accueil. Il travaille précisément à l’endroit où ces deux exigences peuvent se soutenir, ce qui reste assez rare dans l’écosystème culturel parisien.
Cette qualité d’accueil permet aussi de mesurer ce que l’ICI n’est pas. Ce n’est pas une machine à immersion de masse comme l’Atelier des Lumières, où l’on vient chercher un enveloppement visuel à grande échelle. Ce n’est pas non plus un centre d’exposition qui miserait surtout sur la signature, la rareté ou le prestige du collectionneur. À Léon, on peut entrer pour déjeuner, pour feuilleter un livre, pour une balade, pour une veillée ou pour une exposition brève, puis revenir autrement une autre semaine. Cette disponibilité change la relation au lieu. Elle favorise une culture de la reprise, une fréquentation non intimidante, une mixité réelle des motifs de venue et une fidélité de quartier qui donnent à l’institution une densité très différente des adresses plus spectaculaires. Autrement dit: on y entre souvent plus simplement, mais on en sort avec une compréhension plus complexe.
Aller à l’ICI aujourd’hui, c’est choisir un lieu qui aide à penser ensemble art contemporain, ville réelle, hospitalité et pluralité culturelle. Les expositions récentes montrent une institution capable d’alterner les formes documentaires, les approches plastiques, les récits de territoire et les propositions plus méditatives. Les veillées, les cours, les balades et le restaurant prolongent cette expérience bien au-delà du cartel. Surtout, l’ICI offre au visiteur quelque chose de très concret et de très précieux: la possibilité de passer d’une œuvre à une rue, d’une rue à une histoire, d’une histoire à une conversation, sans sentir de rupture artificielle entre les niveaux. Cette continuité est rare. Elle fait de l’ICI non seulement une bonne adresse du 18e arrondissement, mais l’un des lieux où l’on comprend le mieux comment une institution culturelle peut rester ancrée, critique, accueillante et juste dans son échelle.
Au fond, l’ICI Léon importe parce qu’il rappelle qu’une institution culturelle n’a pas besoin d’être monumentale pour être décisive. Il suffit qu’elle sache tenir ensemble une pensée du quartier, une exigence artistique, une politique d’accueil et un rapport vivant à la ville. C’est exactement ce que l’Institut des Cultures d’Islam réussit depuis sa préfiguration rue Léon jusqu’à son développement à deux adresses. Pour qui veut comprendre un autre visage de Paris, moins centré sur les seules vitrines du prestige et plus attentif aux circulations réelles de la culture, la visite est pleinement justifiée. Elle n’apporte pas seulement des œuvres à voir; elle donne des outils pour regarder autrement le nord parisien, les cultures d’Islam et la façon dont une ville peut faire institution au plus près de ses habitants.
Les questions les plus utiles si tu envisages une visite à Institut des Cultures d'Islam (ICI).
La page met d'abord en avant les expositions actuellement ouvertes à Institut des Cultures d'Islam (ICI), pour repérer rapidement ce qu'on peut voir sur place.
La Table Ouverte , association solidaire qui porte le restaurant de l’ICI, vous accueille tous les midis pour déjeuner du mercredi au dimanche (fermé les lundis, mardis et jours fériés).
Accès : Une billetterie partenaire ou officielle a été identifiée pour préparer la visite quand une réservation existe.
Cela dépend des expositions en cours. Quand une réservation partenaire fiable existe, elle s'affiche sur la page ; sinon, la fiche reste centrée sur la programmation et les informations pratiques.
Le lieu se lit surtout à travers architecture et histoire et cultures.
Institut des Cultures d'Islam (ICI) mérite une veille régulière parce que la page montre à la fois les expositions ouvertes maintenant et celles qui arrivent ensuite.
Sujets souvent associés à la programmation, et territoire culturel auquel il appartient.
Les angles éditoriaux qui reviennent dans les expositions ici programmées.
Découvre d'autres expositions et lieux à Paris.
Archive des expositions terminées à Institut des Cultures d'Islam (ICI). Elles ne sont plus visibles mais documentent la ligne éditoriale du lieu.

Depuis les années 80, des jardins ont été crées dans le quartier de la Goutte d’Or tels le square Léon, épicentre du quartier; le square Alain Bashung, en hommage à l’artiste qui a vécu dans la Villa Poissonnière; le jardin partagé Aziza, géré par l’association la Goutte Verte; la friche de La Table Ouverte; le Bois Dormoy; l’Univert… À propos du guide conférencier Après des études d’horticulture, Jacky Libaud e