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1 place de la Concorde
75008 Paris
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Jeu de Paume est un lieu culturel à suivre à Paris, avec 2 expositions ouvertes en ce moment et des repères utiles pour préparer la visite.
Institution de référence pour l'image, le Jeu de Paume explore photographie, vidéo et culture visuelle dans un cadre resserré mais très influent.
Le Jeu de Paume s'est imposé comme une adresse essentielle pour qui s'intéresse aux images à Paris. Sa singularité tient à cette spécialisation large: photographie, vidéo, film et cultures visuelles s'y croisent dans un format d'exposition très lisible. Le lieu ne cherche pas le gigantisme, mais la précision des propositions et la qualité du regard.
La programmation met l'accent sur les usages de l'image, leurs histoires et leurs prolongements contemporains. Cette orientation donne au Jeu de Paume une place particulière entre musée, centre d'exposition et lieu de réflexion critique. On y lit les images moins comme illustrations que comme formes qui construisent des récits, des mémoires et des débats.
C'est un lieu à visiter quand on veut sortir du seul cadre de la peinture ou de la sculpture. Le Jeu de Paume plaît aux visiteurs qui aiment les expositions resserrées, les sujets précis et les parcours qui prolongent la visite par une vraie réflexion. Il demeure l'une des meilleures portes d'entrée parisiennes vers la culture visuelle contemporaine.
1 place de la Concorde
75008 Paris
Mardi 11h-21h; mercredi a dimanche 11h-19h; ferme le lundi.
Plein tarif 12 EUR; tarif reduit 7,50 EUR.
Les expositions reliées à Jeu de Paume, avec les premiers repères utiles pour comprendre la programmation du lieu.
La programmation du lieu s'enrichira au fil des prochaines ouvertures.
Les informations les plus utiles pour venir, réserver et savoir à quoi t'attendre sur place.
Un peu de contexte pour comprendre ce que représente vraiment Jeu de Paume dans le paysage culturel.
Quelques repères pour situer Jeu de Paume dans le paysage culturel de Paris.
Jeu de Paume est un lieu culturel à suivre à Paris, avec 2 expositions ouvertes en ce moment et des repères utiles pour préparer la visite.
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Accédez aux archives des expositions, cycles de cinéma et projets virtuels depuis 2004, ainsi qu’à une riche collection de documents liés à la programmation du centre d’art.
Ce que ce lieu apporte concrètement quand on cherche une exposition à voir.
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Le site officiel du lieu permet ensuite de vérifier les horaires, les conditions d'accès et les informations de visite. Jeu de Paume reste à suivre pour ses prochaines annonces d'exposition à Paris.
Un temps plus long pour situer le lieu, son histoire, ses figures et ce qu'il apporte aujourd'hui au paysage culturel.
Le Jeu de Paume occupe à Paris une position très particulière, parce qu’il ne ressemble ni à un musée de collection permanente classique, ni à un simple centre d’expositions temporaires, ni à une salle de cinéma autonome, ni à une institution académique fermée sur elle-même. Installé au bord du jardin des Tuileries, à quelques pas de la place de la Concorde, le lieu agit comme une charnière entre histoire et présent. On y comprend vite que le vrai sujet du site est plus large que l’exposition du moment: la manière dont une société fabrique, diffuse, archive et discute ses images. C’est ce déplacement qui le rend décisif. Le Jeu de Paume ne se contente pas de montrer des œuvres; il apprend à regarder ce que les images font aux regards, aux récits et aux mémoires collectives.
Sa singularité apparaît encore mieux si on le compare à d’autres lieux parisiens consacrés aux images. La Fondation Henri Cartier-Bresson travaille une échelle plus resserrée, plus directement liée aux fonds d’auteur et aux héritages de la photographie documentaire; la Cinémathèque française fait dialoguer le film, l’histoire du cinéma et les objets matériels de la projection; l’Atelier des Lumières transforme l’image en immersion spectaculaire. Le Jeu de Paume, lui, tient un autre rôle: celui d’un centre critique des cultures visuelles, d’un lieu où photographie et cinéma se croisent, d’une institution attentive aux formes contemporaines de circulation des images. Sous cet angle, il prolonge parfaitement les questions ouvertes par le sujet cinéma et photographie: non en séparant les médiums, mais en les lisant comme des régimes voisins de mémémoire, de preuve, de montage et de fiction.
L’importance du lieu tient d’abord à son bâtiment. Le Jeu de Paume n’est pas une boîte blanche neutre posée dans la ville; c’est une architecture du Second Empire, construite en 1862 dans le jardin des Tuileries, sur des plans de Melchior Viraut, avec une logique de symétrie avec l’Orangerie voisine. À l’origine, l’édifice est destiné à la pratique du jeu de paume, ancêtre du tennis. Ce point dit déjà quelque chose d’essentiel: le bâtiment a été pensé pour des usages et une relation directe au public, avant d’être un écrin muséal. Sa valeur culturelle ne vient donc pas seulement de la programmation actuelle; elle s’enracine dans un bâtiment historique, une topographie très visible et une longue mémémoire d’usages transformés.
Le XXe sièclé a donné au Jeu de Paume une densité historique exceptionnelle. Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment sert à la distribution de tickets de rationnement; à partir de 1922, il devient une annexe du musée du Luxembourg consacrée aux Écoles étrangères contemporaines. Cette étape compte énormément, car elle marque l’entrée plus nette de l’art moderne international dans le paysage muséal parisien. Puis, après la guerre et jusqu’à l’ouverture du musée d’Orsay en 1986, le lieu accueille les collections impressionnistes. Autrement dit, le Jeu de Paume a été successivement un équipement sportif, un musée d’art moderne avant la lettre, un lieu majeur pour l’impressionnisme et, plus tard, un centre consacré aux images contemporaines. Peu d’adresses parisiennes condensent avec autant de netteté l’histoire des transformations du goût et des institutions culturelles françaises.
La période la plus grave de cette histoire reste celle de l’Occupation. Réquisitionné par les nazis entre 1939 et 1944, le bâtiment devient un lieu de transit et de classement des œuvres spoliées par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg. Le Jeu de Paume cesse alors d’être un simple musée pour devenir un nœud logistique de la violence patrimoniale. Cette mémémoire pèse encore sur le lieu, notamment à travers la figure de Rose Valland, attachée de conservation restée sur place, qui dresse clandestinement des listes d’œuvres, de propriétaires et de destinations. Son travail permettra après-guerre de retracer et de récupérer des dizaines de milliers d’objets. Le Jeu de Paume n’est donc pas seulement un lieu d’exposition; il est aussi un lieu de résistance, un lieu de preuve et un rappel très concret de la fragilité des patrimoines. Sous cet angle, il dialogue utilement avec un musée d’histoire urbaine comme le musée Carnavalet.
« Un lieu de sport, un musée parisien puis un centre d’art dédié à la diffusion des images et de la photographie »
Présentation officielle de la page « 1862-2024, l’histoire du Jeu de Paume », sur le site du Jeu de Paume.
Cette formule résume avec une grande justesse ce que le bâtiment rend perceptible. Elle n’écrase pas les différences entre les époques; elle montre au contraire une succession d’usages, une plasticité institutionnelle et une fidélité durable à la vie publique parisienne. Le Jeu de Paume a changé de missions sans devenir un lieu interchangeable. C’est précisément cette capacité de transformation qui lui donne aujourd’hui son autorité. Là où d’autres institutions sont définies une fois pour toutes par un corpus, un fondateur ou une collection, le Jeu de Paume a appris à faire de son histoire une ressource active. Cette mémémoire des déplacements de fonction aide à comprendre pourquoi le lieu est si pertinent pour penser les images contemporaines: elles aussi changent sans cesse de support, de statut, de public et d’usage. Le bâtiment n’illustre donc pas seulement une histoire passée; il offre une métaphore très concrète de la mobilité même des cultures visuelles.
Le tournant décisif se joue dans les années 1990 puis en 2004. Après une reconstruction intérieure menée par Antoine Stinco, la Galerie nationale du Jeu de Paume devient un lieu d’art moderne et contemporain, avant qu’une nouvelle étape institutionnelle ne soit franchie avec la fusion du Centre national de la photographie, du Patrimoine photographique et de la Galerie nationale du Jeu de Paume. Cette fusion est capitale. Elle transforme le lieu en une institution capable de tenir ensemble la photographie, le cinéma, la vidéo et l’installation, puis la création en ligne. Le Jeu de Paume devient alors un lieu de référence pour leur diffusion, leur exposition, leur historicisation et leur critique. C’est cette ampleur de mission qui explique sa stature dans le paysage culturel parisien actuel.
Son identité muséographique ne repose pas sur une collection permanente aussi immédiatement identifiable que celle d’un grand musée national. Elle repose plutôt sur une ligne éditoriale cohérente, une articulation entre histoire et présent et une exigence de lecture des images. Le site officiel insiste à juste titre sur le fait que le Jeu de Paume s’intéresse aux images des XIXe, XXe et XXIe siècles, de la photographie au cinéma, de la vidéo à l’installation et à la création en ligne. La formule a l’air vaste; en pratique, elle est très précise. Elle signifie qu’on y traite l’image comme un territoire traversé par des questions esthétiques, politiques, techniques et sociales. C’est ce qui différencie le lieu d’une simple galerie de photographie. Le Jeu de Paume ne montre pas seulement des auteurs; il construit des contextes de lecture et des rapprochements intelligibles sur la manière dont une société voit et se voit.
Cette orientation lui donne une utilité très particulière dans une ville saturée d’offres culturelles. Là où certains lieux valent d’abord par la majesté de leurs collections, le Jeu de Paume vaut par sa capacité à organiser le débat visuel et à relier des pratiques éloignées, tout en faisant cohabiter artistes reconnus et figures moins attendues. Il accueille des expositions, mais aussi des cycles de cinéma, des colloques, des séminaires, des publications et des activités éducatives. Cette pluralité n’est pas décorative; elle constitue le cœur du projet. Le visiteur n’est pas invité à consommer des images, mais à les remettre en perspective. Dans une époque dominée par les flux visuels rapides, cette fonction critique compte énormément. Elle rapproche le Jeu de Paume d’un lieu de pensée autant que d’un lieu d’exposition, ce qui explique qu’il soit devenu pour beaucoup de visiteurs, d’étudiants et de chercheurs un poste d’observation et un laboratoire de lecture.
L’un des grands mérites du Jeu de Paume est de ne pas traiter la photographie comme un îlot fermé. Le lieu la met sans cesse en relation avec le film, l’archive, la performance et les cultures numériques. Cette méthode compte beaucoup. Elle permet de comprendre qu’une photographie ne vaut pas seulement comme tirage ou comme style d’auteur, mais aussi comme document, comme fragment de récit, comme surface technique et comme élément d’une histoire des médias. Le visiteur peut ainsi passer d’une exposition monographique à un cycle de cinéma, puis à un séminaire ou à une publication sans avoir l’impression de changer de monde. C’est précisément ce qui fait du Jeu de Paume une institution si utile pour lire les continuités entre image fixe et image mobile. Sous cet angle, il complète admirablement la Cinémathèque française, qui travaille davantage la mémémoire filmique, tout en gardant sa couleur propre: celle d’un lieu où les images sont d’abord envisagées comme formes culturelles en circulation.
Cette programmation permet aussi d’ouvrir vers des sujets plus larges que la simple histoire des styles. La place faite au documentaire, au reportage, aux pratiques d’archives, aux œuvres liées aux conflits ou aux crises sociales donne au Jeu de Paume une proximité naturelle avec des questions comme la photographie de guerre. Le lieu n’est pas un musée militaire, ni un mémorial, ni un centre de presse; pourtant, il aide à comprendre comment les images de violence, de témoignage et de preuve circulent, se montent, s’exposent et se discutent. Cette fonction critique est précieuse, surtout dans un espace public où l’image d’actualité est souvent consommée trop vite. Au Jeu de Paume, elle retrouve une durée d’examen, une profondeur historique et une densité de contexte. C’est aussi ce qui fait que le lieu parle à un public bien plus large que les seuls amateurs de photographie: il concerne quiconque cherche à comprendre comment les images façonnent notre rapport au réel.
Le site compte également pour sa manière de faire vivre le portrait, l’autoportrait, l’image de célébrité et l’image d’anonymes sans céder à l’effet de vitrine. Beaucoup d’expositions et de cycles y montrent comment le visage, le corps et la présence sont construits par les appareils, les cadrages, les usages éditoriaux et les contextes sociaux. Cela rejoint naturellement des préoccupations proches du sujet portrait d’artistes: non pas seulement l’idée de reconnaître des figures célèbres, mais celle de lire comment une personne devient image, puis mémémoire, puis histoire visuelle partagée. Le Jeu de Paume excelle dans ce passage. Il aide à comprendre comment le portrait photographique peut être à la fois un document, une mise en scène, une archive et un lieu de projection collective. Peu d’institutions parisiennes rendent aussi bien cette complexité sans perdre le visiteur en route.
La comparaison avec l’Atelier des Lumières éclaire encore mieux la place du Jeu de Paume. Les deux lieux travaillent l’image, mais selon des logiques presque inverses. L’Atelier organise une immersion spectaculaire et sensorielle; le Jeu de Paume privilégie la lecture critique et la précision documentaire. Cette différence n’oppose pas deux mondes irréconciliables; elle montre deux usages culturels très distincts de l’image dans le Paris contemporain. Le Jeu de Paume rappelle qu’une image n’a pas besoin d’être agrandie pour devenir intense. Elle peut aussi gagner en force par la contextualisation, la comparaison et la discussion. Dans un paysage culturel tenté par l’accélération, cette insistance sur la lecture reste l’une de ses contributions les plus précieuses.
Le Jeu de Paume n’est pas seulement un lieu où l’on entre, où l’on regarde, puis d’où l’on ressort. C’est aussi une maison d’édition, un lieu de cours, un producteur de ressources documentaires et un espace de transmission active. Ses catalogues, albums, textes critiques et dossiers accompagnent les expositions avec une vraie ambition intellectuelle. Ce point est décisif. Il signifie que l’institution ne traite pas l’exposition comme un événement qui disparaît une fois les murs vidés, mais comme un moment de recherche destiné à laisser des traces. Cette épaisseur éditoriale rapproche le Jeu de Paume de la Bibliothèque nationale de France – site François-Mitterrand par son souci de documentation, tout en gardant un centre de gravité différent: ici, les publications naissent directement des expositions et des usages contemporains de l’image.
Depuis 2007, le développement de la création en ligne renforce encore cette singularité. Le Jeu de Paume a compris tôt que les cultures visuelles numériques, les projets pensés pour le web, les circulations hors les murs et les nouvelles formes de commissariat ne relevaient pas d’un supplément accessoire. Elles font désormais partie du cœur des pratiques de l’image. Cette anticipation compte beaucoup dans l’histoire récente des institutions culturelles françaises. Elle a permis au lieu de ne pas rester prisonnier d’une conception patrimoniale de la photographie, et de travailler au contraire les continuités entre archive, écran, réseau et exposition. C’est aussi l’une des raisons de s’y rendre aujourd’hui: le Jeu de Paume demeure l’un des rares lieux parisiens où l’on sent clairement que les images d’hier et celles d’aujourd’hui relèvent d’une même conversation critique, plutôt que de mondes séparés par des hiérarchies rigides.
La situation urbaine du Jeu de Paume fait beaucoup pour son identité. Placé dans les Tuileries, entre la place de la Concorde, la rue de Rivoli, la Seine et les grands musées du centre, le lieu bénéficie d’une visibilité exceptionnelle sans se dissoudre dans le prestige monumental qui l’entoure. On peut le relier à l’Orangerie pour réfléchir au passage entre peinture et image moderne, à Orsay pour mesurer l’ancienne histoire impressionniste du bâtiment, puis revenir vers le Jeu de Paume pour retrouver un autre régime de regard, plus analytique et plus contemporain. Cette situation produit une expérience très rare: le visiteur circule dans l’un des secteurs les plus fréquentés de Paris, mais entre dans un lieu qui lui demande de ralentir, de comparer, de lire. Le contraste entre le flux urbain extérieur et l’attention intérieure fait partie intégrante de la force du site.
L’architecture intérieure participe elle aussi à cette qualité. Le bâtiment conserve une échelle contenue, une circulation lisible et une vraie proximité avec les œuvres, avec une lumière très particulière liée au site des Tuileries. Cette mesure change tout. On n’y éprouve pas l’épuisement parfois associé aux grands musées labyrinthiques. Le Jeu de Paume permet au contraire une visite dense mais tenable, où les images gardent de l’espace pour agir sans être avalées par la surabondance. Cette économie de moyens renforce sa mission. Elle fait sentir que le lieu ne parie pas sur l’écrasement du visiteur, mais sur sa disponibilité critique. C’est aussi pour cela qu’il reste si pertinent dans la géographie culturelle parisienne: il offre une intensité sans gigantisme et une qualité de regard très rare.
Le voisinage des terrasses, désormais associées à Rose Valland, ajoute une couche symbolique importante. Le visiteur ne traverse pas un simple décor de jardin; il chemine autour d’un lieu où se croisent la mémémoire des spoliations, l’histoire des musées et le présent des images. Cette superposition est l’une des grandes forces du Jeu de Paume. Elle explique pourquoi le lieu reste en mémémoire au-delà des expositions elles-mêmes. On se souvient du bâtiment, du jardin et de la Concorde, mais aussi du fait que ces paysages familiers abritent une histoire dense de l’art, de la guerre et de la restitution. Peu d’adresses culturelles parisiennes tiennent aussi bien ensemble le charme d’une promenade et la gravité d’une mémémoire historique.
Le Jeu de Paume compte enfin parce qu’il travaille sérieusement l’accessibilité culturelle, la diversité des publics, la médiation et la transmission. Le site officiel insiste sur les activités destinées aux familles, aux jeunes publics, aux enseignants, aux associations du champ social et médico-social, ainsi que sur l’accompagnement des visiteurs ayant des besoins spécifiques. Cette attention est décisive. Elle montre que le lieu ne veut pas réserver les cultures visuelles à un public déjà formé. Il cherche au contraire à ouvrir des portes d’entrée multiples vers des images parfois complexes. Le Jeu de Paume n’abaisse pas les enjeux; il construit des médiations pour les rendre praticables. C’est l’une des raisons pour lesquelles il mérite pleinement son statut de lieu de référence.
Il faut y aller aujourd’hui pour plusieurs raisons très concrètes. D’abord parce que le site reste l’un des meilleurs endroits de Paris pour comprendre l’image contemporaine, sa généalogie, ses usages sociaux et ses métamorphoses techniques. Ensuite parce que le bâtiment lui-même, avec son histoire allant du sport à la spoliation puis à l’impressionnisme, offre une expérience qu’aucune autre institution ne reproduit exactement. Enfin parce qu’une visite au Jeu de Paume ne se réduit pas à l’exposition du moment: elle permet presque toujours de relire d’un autre œil les autres lieux du secteur, depuis l’Orangerie jusqu’à Orsay, et de replacer l’histoire de l’art dans une histoire plus vaste des médias.
Au fond, le Jeu de Paume mérite sa place majeure dans la carte culturelle parisienne parce qu’il réunit un bâtiment historique, une mémémoire politique forte, une ligne curatoriale très claire et une vraie générosité de transmission. Il montre que la photographie, le cinéma, la vidéo et la création en ligne ne sont pas des domaines périphériques par rapport aux “grands arts”, mais des façons centrales de comprendre le monde contemporain. On y va pour voir des images; on en ressort avec une conscience plus aiguë de leurs conditions de circulation, de leurs pouvoirs et de leurs ambiguïtés. C’est exactement ce qui fait du Jeu de Paume un lieu indispensable aujourd’hui: un endroit où l’on n’apprend pas seulement à reconnaître des œuvres, mais à devenir un spectateur plus attentif, plus situé et plus libre.
Les questions les plus utiles si tu envisages une visite à Jeu de Paume.
La programmation de Jeu de Paume est encore légère sur la page, mais les prochaines ouvertures viendront enrichir cette fiche.
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Accès : Le site officiel du lieu permet ensuite de vérifier les horaires, les conditions d'accès et les informations de visite.
Cela dépend des expositions en cours. Quand une réservation partenaire fiable existe, elle s'affiche sur la page ; sinon, la fiche reste centrée sur la programmation et les informations pratiques.
La programmation du lieu se précisera à mesure que de nouvelles fiches d'exposition viendront enrichir la page.
Jeu de Paume mérite d'être suivi dans la durée, surtout si tu veux repérer les moments où sa programmation devient plus forte.
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