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6 place d'Iena
75016 Paris
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Musée National des Arts Asiatiques Guimet est un lieu culturel à suivre à Paris, avec une exposition actuellement ouverte et des informations utiles pour préparer la visite.
6 place d'Iena
75016 Paris
Mercredi a lundi 10h-18h; ferme le mardi.
Plein tarif 13 EUR; tarif reduit 10 EUR.
3 expositions visibles en ce moment à Musée National des Arts Asiatiques Guimet, pour repérer rapidement ce qu'on peut voir sur place.

Le parcours est utile dès qu'on cesse de voir la K-Beauty comme une simple mode passagère.

Le musée Guimet redonne une place centrale au chaekgeori coreen, cet art des bibliotheques peintes en trompe-l'oeil entre desir, savoir et circulation des formes.

Le musée Guimet presente pour la premiere fois en Europe une exposition consacree au royaume du Silla et a ses tresors royaux coreens.
Les informations les plus utiles pour venir, réserver et savoir à quoi t'attendre sur place.
Un peu de contexte pour comprendre ce que représente vraiment Musée National des Arts Asiatiques Guimet dans le paysage culturel.
Quelques repères pour situer Musée National des Arts Asiatiques Guimet dans le paysage culturel de Paris.
Musée National des Arts Asiatiques Guimet est un lieu culturel à suivre à Paris, avec une exposition actuellement ouverte et des informations utiles pour préparer la visite.
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Conformément à la technique utilisée pour créer une estampe, chacune de ces nuances nécessitait une phase d’impression qui venait se superposer sur la précédente. D'ailleurs, les toutes premières estampes, originaires de Chine, étaient monochromes!
Ce que ce lieu apporte concrètement quand on cherche une exposition à voir.
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Le site officiel du lieu permet ensuite de vérifier les horaires, les conditions d'accès et les informations de visite. Musée National des Arts Asiatiques Guimet reste à suivre pour ses prochaines annonces d'exposition à Paris.
Un temps plus long pour situer le lieu, son histoire, ses figures et ce qu'il apporte aujourd'hui au paysage culturel.
Le Musée national des arts asiatiques Guimet, installé place d’Iéna dans le Paris des grandes institutions, occupe une place singulière parce qu’il ne se contente pas d’exposer des chefs-d’œuvre venus d’Asie. Il propose une géographie du regard, une histoire des circulations et une école de comparaison visuelle qu’on trouve rarement réunies avec une telle cohérence. Là où d’autres musées sont structurés par un médium ou par une chronologie nationale, Guimet fait tenir ensemble l’Inde, la Chine, le monde himalayen, la Corée, le Japon et l’Asie du Sud-Est. Pour un visiteur, cela change tout: on n’y traverse pas seulement des salles, on y mesure comment des formes, des cultes, des techniques et des matières ont voyagé, se sont transformés et ont été interprétés au fil des siècles.
Cette singularité donne au lieu une fonction très particulière dans l’écosystème parisien. Le musée peut dialoguer avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac, avec l’Institut du monde arabe, avec le Palais de la Porte Dorée ou avec le musée de l’Homme, mais il ne se confond avec aucun d’eux. Sa spécificité tient à la profondeur historique des collections, la précision érudite du parcours, la qualité architecturale de la visite et l’ambition de faire comprendre l’Asie par les œuvres. Guimet n’est pas un décor d’exotisme savant. C’est un lieu où l’on apprend à regarder autrement des civilisations et des objets longtemps mal simplifiés dans le regard européen.
Pour comprendre Guimet, il faut repartir de son fondateur Émile Guimet. Industriel lyonnais né en 1836, voyageur, collectionneur et organisateur de savoir, il ne rêve pas d’un musée figé mais d’un lieu capable d’instruire, de surprendre et de transmettre. Son projet se construit d’abord à Lyon avec un musée des Religions, puis se déplace vers la capitale lorsqu’il comprend que Paris donnera à son entreprise une portée scientifique, une visibilité publique et une capacité de rayonnement plus fortes. Le musée parisien est inauguré en 1889, la même année que la tour Eiffel. Cette coïncidence n’est pas qu’un détail chronologique: elle place Guimet dans un moment où la capitale se pense comme vitrine mondiale, laboratoire de savoir et scène de comparaison entre les cultures.
Le geste de Guimet est plus ambitieux qu’une simple donation patrimoniale. Il veut réunir des objets, des textes, une bibliothèque et une politique de publication autour d’un même programme: rendre lisibles des mondes religieux, esthétiques et historiques éloignés du public français. C’est exactement ce qui distingue le musée dès l’origine. Le fondateur ne collectionne pas seulement pour posséder; il collectionne pour organiser une compréhension. Cette logique reste visible aujourd’hui dans la manière dont les salles articulent les œuvres à des ensembles culturels plus larges, sans les réduire à des curiosités isolées. En ce sens, Guimet appartient pleinement à l’histoire des grands musées modernes et a été pensé comme un outil de connaissance, un théâtre de découverte et un lieu vivant.
« Je veux un musée qui pense, parle et vive. »
Émile Guimet, citation reprise par le Musée Guimet dans sa présentation biographique du fondateur.
Cette phrase vaut presque comme un manifeste du lieu. Elle résume une ambition intellectuelle, une exigence de médiation et une idée du musée comme conversation plutôt que comme sanctuaire muet. Guimet reste fidèle à ce principe lorsqu’il développe la bibliothèque, la politique scientifique et les rapprochements entre les arts, les croyances et les cultures matérielles. Pour le visiteur d’aujourd’hui, la formule aide beaucoup. Elle rappelle que le musée n’a jamais été conçu pour impressionner seulement par la rareté des pièces, mais pour faire travailler l’intelligence du regard. C’est l’une des grandes raisons pour lesquelles le lieu compte encore: il ne célèbre pas l’Asie comme un ailleurs vague, il construit patiemment les conditions d’une rencontre plus informée avec ses formes.
L’histoire institutionnelle du musée est décisive parce qu’elle explique sa densité actuelle. À l’origine, le projet de Guimet mêle fortement histoire des religions, curiosité comparatiste, érudition archéologique et volonté pédagogique. Avec le temps, les collections se spécialisent, s’enrichissent et se recomposent. Le musée reçoit des dons, des achats, des apports de missions scientifiques et, surtout, des ensembles venus d’autres institutions. Une étape clé survient en 1908 avec le rattachement du musée d’Ennery, puis dans les années 1920 et 1930 avec l’arrivée d’œuvres issues des grandes expéditions en Asie centrale, en Chine et en Indochine. On voit alors se dessiner ce qui fait encore aujourd’hui la force de Guimet: un musée de collections croisées, de provenances multiples et d’histoires entremêlées.
Le tournant de 1945 est particulièrement important. À partir de cette date, le musée envoie au Louvre ses pièces égyptiennes et reçoit en retour l’ensemble des œuvres de son département des arts asiatiques. Il devient alors exclusivement consacré à l’Asie, ce qui lui donne une identité beaucoup plus nette. Cette spécialisation n’appauvrit pas le lieu, au contraire. Elle lui permet de devenir l’un des grands musées d’arts asiatiques du monde, capable de proposer un panorama allant de l’Afghanistan au Japon sans perdre la précision des contextes. Pour un public non spécialiste, ce point est essentiel: Guimet n’est pas un musée encyclopédique de plus, c’est une institution qui a progressivement trouvé sa forme juste en assumant pleinement la cohérence asiatique, la comparaison interne et la continuité du parcours.
Les collections de Guimet donnent au lieu sa puissance réelle. Les informations institutionnelles évoquent environ 60 000 numéros d’inventaire, constitués depuis la fin du XIXe sièclé, et un ensemble qui couvre des territoires, des temporalités et des techniques d’une ampleur exceptionnelle. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la quantité, la rareté, la valeur patrimoniale ou la beauté formelle des pièces. C’est la possibilité de comprendre l’Asie comme un espace de civilisations en relation, traversé par des traductions iconographiques, des échanges religieux, des routes commerciales et des inventions de matières. Un bronze indien, une sculpture khmère, une céramique chinoise, une peinture japonaise ou un paravent coréen n’y sont jamais réduits à des objets solitaires: ils deviennent les éléments d’une histoire visuelle à grande échelle.
Le parcours offre ainsi une véritable éducation de l’œil. Dans les salles dédiées à l’Inde, à l’Asie du Sud-Est, à la Chine, au monde himalayen, à la Corée ou au Japon, le visiteur apprend à reconnaître des régimes de forme, des usages rituels, des techniques d’atelier et des rapports différents à la figure. Cela donne au musée une valeur irremplaçable dans une ville pourtant riche en institutions. Là où le Musée d’Art moderne de Paris propose une autre lecture des images, Guimet apprend à sortir d’une chronologie strictement occidentale. Il oblige à déplacer les repères, à ralentir, à comparer et à admettre qu’une autre hiérarchie des formes, des matières et des croyances est possible. C’est une expérience intellectuelle autant qu’esthétique.
La force du musée tient aussi à la diversité des supports. On y rencontre des sculptures, des textiles, des céramiques, des peintures et des objets rituels qui montrent combien l’histoire de l’art asiatique ne passe pas seulement par le tableau au sens européen. Ce point explique la richesse des rebonds possibles vers des sujets comme les savoir-faire textiles, quand il s’agit de regarder un kimono, une broderie, une soie ou un vêtement cérémoniel, mais aussi vers la sculpture monumentale lorsque l’on mesure l’importance de la statuaire religieuse, des stèles et des ensembles architecturaux. Guimet aide précisément à sortir d’une vision trop étroite des arts en montrant que la matière, l’échelle, la fonction et le geste technique sont inséparables de la beauté des œuvres.
L’un des grands plaisirs de Guimet tient au fait qu’il n’enferme pas les cultures dans des cases mortes. Bien sûr, les départements sont identifiés avec rigueur, mais la visite fait sentir des continuités, des voisinages, des influences et des écarts féconds. On voit comment les iconographies bouddhiques passent d’une aire à l’autre, comment des modèles de représentation circulent, comment des techniques d’ornement ou de fonte changent selon les contextes, et comment les arts de cour, les arts religieux et les arts du quotidien se répondent sans cesse. Cette intelligence des passages est très précieuse aujourd’hui. Elle évite à la fois la simplification touristique et la leçon savante trop abstraite.
La part khmère du musée est emblématique de cette puissance. L’histoire de l’institution rappelle l’importance fondatrice des collections venues du Cambodge, notamment à travers les expéditions de Louis Delaporte. La fameuse cour khmère, organisée depuis 1938, reste l’un des lieux les plus forts du bâtiment. Elle donne à sentir l’échelle monumentale, la relation à l’architecture, la densité sculpturale et la majesté du parcours. On comprend alors que Guimet n’est pas seulement un musée d’objets précieux placés en vitrines. Il est aussi un lieu où des ensembles pensés pour l’espace, pour le temple ou pour la circulation rituelle retrouvent une présence publique. Cette dimension spatiale rapproche par moments le musée d’autres institutions où l’architecture du regard compte beaucoup, sans jamais effacer sa spécificité asiatique.
Les sections japonaises et chinoises jouent un rôle comparable, mais autrement. Elles permettent de comprendre à la fois la délicatesse des arts graphiques, la force des objets de culte, la précision des arts du livre et la sophistication des usages sociaux. C’est ce qui rend Guimet si stimulant pour quiconque s’intéresse à la fabrique des images. On peut y relier certains détails de composition à des sensibilités plus familières au public occidental, puis voir aussitôt ce qui les distingue. Sous cet angle, des rebonds vers Claude Monet ou vers l’impressionnisme ne servent pas à occidentaliser le musée, mais à montrer comment le regard parisien lui-même s’est transformé au contact de l’Asie. Guimet n’est pas seulement un conservatoire de l’ailleurs; il a aussi changé l’histoire visuelle de l’Europe.
Le bâtiment est une raison majeure de la réussite du lieu. Organisé autour de la bibliothèque historique et profondément transformé par la rénovation menée à partir de 1996 par Henri et Bruno Gaudin, le musée a été réouvert en 2001 avec une priorité claire donnée à la lumière du jour, aux perspectives ouvertes, à la lisibilité des circulations et à la respiration des salles. Cette précision compte énormément. Beaucoup de musées d’arts extra-européens ont longtemps souffert de dispositifs trop sombres, trop serrés ou trop didactiques. À Guimet, au contraire, l’architecture aide à contempler. Elle n’écrase pas les œuvres sous une scénographie trop démonstrative; elle leur donne un cadre clair, presque méditatif, qui convient très bien à la visite.
Cette qualité spatiale change l’expérience du visiteur. L’escalier monumental, la montée progressive, les percées entre les niveaux, la place accordée aux volumes et la fameuse terrasse panoramique inscrivent le musée dans une relation subtile avec le quartier d’Iéna et le Trocadéro. On n’est ni dans un palais surchargé, ni dans une boîte blanche anonyme. On est dans un lieu qui ménage des seuils, des pauses, des vues et des changements d’échelle. Cela rend possible une autre manière de regarder des œuvres parfois très chargées symboliquement ou très raffinées techniquement. Le musée n’impose pas une consommation accélérée; il propose des séquences, des reprises et des moments de concentration qui participent pleinement à sa qualité culturelle.
Guimet ne se limite pas aux salles d’exposition. Sa bibliothèque historique, organisée dès l’ouverture du musée en 1889, puis sa bibliothèque de recherche, accessible au public, aux étudiants et aux chercheurs, donnent au lieu une profondeur documentaire rare. Les pages officielles évoquent aujourd’hui plus de 100 000 volumes, des périodiques, des fonds patrimoniaux, des livres illustrés japonais, des sutras, des cartes et une mémémoire matérielle d’une richesse remarquable. Pour le visiteur non spécialiste, il faut insister sur ce point: Guimet n’est pas seulement un beau musée, c’est aussi un lieu de consultation, de lecture, de vérification et de travail savant. Cette continuité entre contemplation et recherche lui donne une densité particulière dans le paysage parisien.
La bibliothèque historique porte en plus une charge symbolique forte. C’est là qu’Émile Guimet organisait des cérémonies bouddhiques en 1891, c’est là encore que Mata Hari reçut son nom de scène après une prestation en 1905, et c’est enfin là qu’un premier étage accueille aujourd’hui des expositions temporaires. Peu de salles de bibliothèque racontent autant de choses à la fois: un goût pour l’érudition, un usage public du savoir, une sociabilité parisienne et une histoire des imaginaires orientalistes. Cette complexité est précieuse parce qu’elle n’embellit pas artificiellement le récit du musée. Elle rappelle au contraire que Guimet appartient aussi à une histoire française du regard sur l’Asie, faite d’admiration, de projections, de curiosité savante et d’ambivalences qu’il faut savoir relire.
Guimet est souvent visité comme un grand musée d’arts asiatiques, ce qu’il est évidemment, mais on aurait tort d’oublier son importance dans l’histoire de l’art occidental. Les artistes européens ont regardé l’Asie, parfois de façon profonde, parfois de manière incomplète, et Paris a été l’un des lieux majeurs de cette réception. On peut faire sentir cela sans forcer les rapprochements. La découverte des estampes japonaises a compté pour Monet et pour bien d’autres peintres de la modernité; l’attention portée aux lignes, aux aplats et aux simplifications à traversé des pans entiers de la culture visuelle. Guimet donne ainsi des outils pour mieux comprendre les transferts de regard, les malentendus fertiles, les appropriations et les déplacements esthétiques.
Cette fonction critique fait beaucoup pour l’actualité du lieu. Elle permet de sortir d’un récit trop simple dans lequel l’Asie serait seulement une source d’inspiration décorative pour l’Occident. Guimet rappelle au contraire l’autonomie, la complexité et la profondeur interne des traditions qu’il présente. C’est précisément pour cela que le musée est utile aux visiteurs qui s’intéressent à portrait d’artistes ou à la circulation des motifs: il apprend à regarder des images en tenant ensemble leurs contextes d’origine, leurs traductions ultérieures, leurs réemplois modernes et leurs effets durables. Dans une capitale saturée de références visuelles, cette éducation comparative est particulièrement précieuse.
Le quartier contribue beaucoup à la force du musée. Place d’Iéna, entre le Trocadéro, les grands axes du 16e arrondissement et les autres institutions de l’ouest parisien, Guimet bénéficie d’un voisinage très dense sans se dissoudre dans la carte postale. La visite peut facilement dialoguer avec le musée de l’Homme ou avec le Petit Palais. Pourtant, Guimet garde une atmosphère propre, plus recueillie, plus intérieure, plus attentive à la durée. Cette position géographique compte beaucoup: elle permet de l’inscrire dans une journée de musées tout en lui conservant une intensité autonome, un rythme particulier, une concentration rare et une mémémoire bien à lui.
Le rapport au quartier a aussi une portée symbolique. Le musée se tient dans une zone de Paris souvent associée au prestige diplomatique, aux institutions nationales et aux grandes perspectives monumentales. Guimet y introduit autre chose: la profondeur asiatique, la lenteur comparatiste, la subtilité des matières et la conscience des circulations mondiales. On ne vient pas seulement contempler un beau morceau d’ouest parisien; on vient éprouver la manière dont une capitale européenne s’est construite aussi par ses rapports savants, commerciaux et imaginaires avec l’Asie. Cela donne à la visite un relief discret mais réel, qui dépasse largement le simple plaisir des œuvres.
L’un des mérites de Guimet tient à son accessibilité culturelle. Le mot mérite ici d’être pris au sérieux. Le musée reste exigeant, dense, parfois même impressionnant par la qualité des pièces, mais il n’est pas réservé aux spécialistes. La clarté des départements, la lisibilité des parcours thématiques, la présence d’une bibliothèque ouverte, les ressources pédagogiques et la structure même du bâtiment rendent la visite possible à des publics très différents. C’est une qualité qu’on sous-estime souvent. Trop de musées savants parlent fort à ceux qui savent déjà; Guimet, lui, réussit assez bien à accueillir la première découverte, la curiosité informée, la visite étudiante et la recherche avancée sans humilier aucun de ces niveaux.
Cette hospitalité se joue aussi dans la manière dont les œuvres sont présentées. Les objets ne sont pas jetés dans une spectacularisation facile; ils ne sont pas non plus enfermés dans une sécheresse de musée-laboratoire. Guimet tient un équilibre plus rare entre beauté de la présentation, rigueur des informations, respiration du parcours et ouverture à la contemplation. Cette mesure explique pourquoi beaucoup de visiteurs y trouvent un rapport apaisé au musée: on peut y apprendre beaucoup sans se sentir écrasé, et l’on peut aussi simplement regarder avant d’approfondir. Pour une institution de cette ampleur, c’est une réussite très réelle.
Guimet se comprend aussi par les figures qu’il met en mouvement. Il y a bien sûr Émile Guimet, mais aussi Louis Delaporte, les grandes missions archéologiques, les conservateurs qui ont structuré les départements, les spécialistes des arts de l’Inde, de la Chine ou du Japon, et toutes les générations de chercheurs qui ont fait du musée un lieu de savoir autant qu’un lieu de visite. Cette dimension humaine compte beaucoup. Elle montre que les collections n’existent pas toutes seules. Elles sont le produit de voyages, de catalogages, de débats scientifiques, de restaurations, d’acquisitions et de lectures parfois contradictoires. Guimet donne donc aussi à voir une histoire de la connaissance, une histoire des méthodes, une histoire des regards savants et une histoire des musées français.
Le musée permet enfin de relier ses œuvres à d’autres trajectoires artistiques visibles à Paris. Certains visiteurs y penseront en allant ensuite vers Auguste Rodin, dont le regard sur les arts non occidentaux a compté. L’intérêt de ces échos n’est pas de dissoudre l’Asie dans l’histoire de l’art français, mais de rappeler que le musée fait partie d’un réseau de comparaisons qui enrichit toute la ville. Guimet agit ainsi comme un foyer de réorientation du regard, un musée-source, un lieu de correction des habitudes visuelles et une adresse qu’on emporte avec soi dans les autres visites parisiennes.
Il faut aller à Guimet aujourd’hui parce qu’il aide à penser le monde contemporain autrement. À l’heure où les circulations globales, les débats sur les provenances, les relectures postcoloniales et les questions d’identité culturelle occupent une place centrale, le musée offre des objets précis, des contextes longs, des formes nuancées et des occasions de comparaison sérieuse. Il n’apporte pas des réponses simples; il donne mieux que cela, des prises. On y comprend que les civilisations ne se résument jamais à des clichés, que les religions ont des matérialités complexes, que les formes voyagent, et que le regard européen sur l’Asie doit constamment être repris, clarifié et parfois corrigé. Très peu de lieux parisiens rendent ce travail aussi sensible.
Il faut aussi y aller parce que le musée réussit une chose rare: faire cohabiter la majesté patrimoniale, la qualité muséographique, la profondeur savante et le plaisir pur de la visite. On peut venir pour une heure et être saisi par une salle, par une sculpture, par une bibliothèque ou par une série d’objets minuscules; on peut aussi y revenir régulièrement et le lire comme un grand instrument de connaissance. C’est cette souplesse qui fait sa valeur durable. Guimet n’est ni un temple intimidant, ni une machine à événement, ni un musée de niche réservé à quelques passionnés. C’est une institution centrale, capable d’ouvrir Paris à l’Asie avec une intelligence historique, une vraie élégance de présentation et une exigence qui reste hospitalière.
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