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L'étoffe de l'artiste

Le musée Bourdelle part des vêtements d’Antoine Bourdelle pour explorer l’habit d’artiste comme image publique et outil de mise en scène.

l'exposition

Le musée Bourdelle part des vêtements d'Antoine Bourdelle pour explorer l'habit d'artiste comme image publique et outil de mise en scène.

La visite réunit vêtements, peintures, sculptures, arts graphiques et photographies autour d’une question très concrète: comment les artistes se donnent-ils à voir par leurs habits Le point de départ est la redécouverte des vêtements d’Antoine Bourdelle, mais le parcours s’élargit à d’autres figures de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita ou Sonia Delaunay permettent d’observer des manières très différentes d’utiliser l’étoffe comme signe de travail, de statut, de liberté ou de singularité.

L’exposition est construite pour croiser l’objet porté et l’image fabriquée. Un vêtement d’atelier, une robe, une blouse, un motif textile ou un portrait photographique peuvent dire comment un artiste veut apparaître au public. Au Musée Bourdelle, le sujet trouve un cadre particulièrement cohérent: la maison-atelier rend sensible la relation entre corps, création, posture et espace de travail. Les sections relient donc mode, sculpture, représentation sociale et mythologie de l’artiste.

On retient la façon dont le vêtement devient un langage de création. Il protège, distingue, affirme, théâtralise ou brouille les catégories. L’exposition dépasse la curiosité biographique pour poser une question plus large: l’artiste n’existe jamais seulement par ses œuvres, mais aussi par son apparence, ses gestes et les récits visuels qui l’entourent. Cette lecture enrichit Bourdelle tout en ouvrant vers une histoire des corps créateurs.

le lieu

Musée Bourdelle

18 rue Antoine-Bourdelle, 75015 Paris

Horaires
Du mardi au dimanche de 10h a 18h.
Tarifs
Collections permanentes gratuites.

le contexte

Le lieu et son horizon culturel

Le musée consacré aux œuvres et collections d’Antoine Bourdelle, sculpteur majeur du début du 20e siècle. Les expositions abordent des thématiques et des artistes du 19e et du 20e siècle.

Musée Bourdelle — vue depuis Wikimedia Commons

Le cadre culturel

Sculptrice polonaise la plus renommée du XXe siècle, Magdalena Abakanowicz (1930-2017) connaît dès ses jeunes années l’invasion nazie, la destruction de Varsovie, la censure et.

Musée Bourdelle — vue depuis Wikimedia Commons

Ce que l’exposition remet en perspective

Lire un vestiaire d’époque comme un document social autant qu’un objet de mode. Repérer les coutures, matières et silhouettes qui datent une pièce avec précision. Distinguer la série, l’éditing et le tirage qui font la singularité d’un photographe. Comparer plusieurs cadrages d’un même sujet pour comprendre une démarche d’auteur.

Musée Bourdelle — vue depuis Wikimedia Commons

Pourquoi ce sujet parle encore aujourd’hui

Prévue du 23 septembre 2026 au 24 janvier 2027, l’exposition part de la redécouverte des vêtements d’Antoine Bourdelle pour ouvrir un parcours sur les représentations publiques des artistes à travers leurs habits. Vêtements, peintures, sculptures, arts graphiques et photographies y dialoguent autour de figures aussi différentes que Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita ou Sonia Delaunay.

Musée Bourdelle — vue depuis Wikimedia Commons

Focus sur les œuvres

Vêtements d’Antoine Bourdelle

Vêtements d’Antoine Bourdelle, ensemble d’habits portés par Antoine Bourdelle et redécouverts en 2020, est conservé au musée Bourdelle. Le musée fonde l’exposition L’étoffe de l’artiste sur cette redécouverte. La technique relève ici du vêtement d’usage, de la confection textile et de l’archive vestimentaire, plutôt que d’une œuvre unique signée. Ces habits permettent d’entrer dans la mise en scèné de soi par les artistes, de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle.

Il faut regarder ces vêtements comme des documents actifs. Ils né disent pas seulement ce que Bourdelle portait; ils montrent comment une figure d’artiste se fabrique par la tenue, l’atelier, la posture et l’image publique. À la fin du XIXe siècle, beaucoup d’artistes posent encore en habit noir, mais d’autres revendiquent la blouse, la salopette ou des vêtements de travail. L’exposition part de cette tension. Le vêtement peut dire l’appartenance à un groupe, l’idéal de l’artiste au travail, la modestie revendiquée ou au contraire une singularité soigneusement composée. Dans le musée Bourdelle, ces habits prennent une force particulière parce qu’ils rejoignent les sculptures, photographies et espaces de l’atelier. Ils rappellent que le corps de l’artiste fait partie de son œuvre sociale. Observer une veste, une blouse ou un accessoire, c’est donc regarder une stratégie de présence. Le parcours permet de comprendre que l’étoffe n’habille pas seulement l’artiste: elle construit sa légende, son autorité et parfois sa marginalité.

Vêtement porté par Gustav Klimt

Vêtement porté par Gustav Klimt, habit d’artiste associé à Gustav Klimt et présenté dans L’étoffe de l’artiste, relève de la confection textile et de l’archive vestimentaire. Le musée Bourdelle annonce des vêtements portés par Klimt parmi les pièces du parcours, en dialogue avec peintures, sculptures, arts graphiques et photographies. Sa conservation dépend du prêteur ou de la collection mobilisée pour l’exposition, mais son statut est clair: il s’agit d’un vêtement réel, utilisé pour comprendre la silhouette publique et privée de l’artiste.

Klimt est un cas exemplaire parce que sa tenue participe de son mythe. Ses amples vêtements de travail, souvent rapprochés de la blouse ou de la robe d’atelier, brouillent les codes masculins bourgeois et installent une figure d’artiste retiré dans son monde. Dans l’exposition, un vêtement porté par Klimt permet d’aborder la garde-robe comme manifeste. Il faut observer l’écart entre l’habit noir attendu à la fin du XIXe siècle et ces formes plus libres, plus enveloppantes, qui accompagnent une image de créateur singulier. Le vêtement devient presque prolongement de l’atelier: il autorise le geste, protège le corps, mais fabrique aussi une apparition. Cette dimension est essentielle dans un parcours sur l’étoffe de l’artiste. La tenue n’est pas anecdotique; elle agit comme une signature visuelle parallèle aux tableaux. Elle signale un rapport au travail, à la sensualité des matières, au retrait social et à l’affirmation d’une identité artistique. Regarde donc le vêtement comme une œuvre de seuil, entre usage quotidien et construction de légende.

Vêtement porté par Sonia Delaunay

Vêtement porté par Sonia Delaunay, habit d’artiste associé à Sonia Delaunay et présenté par le musée Bourdelle dans L’étoffe de l’artiste, relève de la confection textile, de la mode d’artiste et de l’archive vestimentaire. Le musée cite Delaunay parmi les figures dont les vêtements ponctuent le parcours, en dialogue avec des peintures, arts graphiques, sculptures et photographies. Sa conservation dépend des prêts réunis pour l’exposition, mais l’objet s’inscrit dans une histoire bien documentée: celle d’une artiste qui fait du tissu un langage moderne.

Avec Sonia Delaunay, le vêtement né se contente pas d’accompagner l’artiste; il prolonge directement la création. Couleurs, rythmes, motifs et coupes deviennent des surfaces mobiles, capables de porter dans la rue ou dans la vie quotidienne les recherches de l’avant-garde. Dans l’exposition, cette pièce aide à comprendre le passage d’une tenue comme signe social à une tenue comme manifeste plastique. Il faut regarder le vêtement en pensant à la peinture simultanée, aux contrastes colorés, à la volonté de faire circuler l’art entre toile, corps, décor et objet. Delaunay brouille les frontières: l’habit peut être usage, image, expérience chromatique et affirmation d’indépendance. Le parcours du musée Bourdelle s’enrichit ainsi d’une figure où l’artiste né se met pas seulement en scèné par ses vêtements, mais transforme le vêtement en médium. Cette différence est importante. Là où certains habits fabriquent une légende personnelle, ceux de Delaunay rendent visible une pensée esthétique complète. Ils montrent que l’étoffe peut devenir lieu de modernité, pas seulement archive biographique.

questions pratiques.

Quel est le sujet de L’étoffe de l’artiste au musée Bourdelle

L’exposition part de la redécouverte de vêtements d’Antoine Bourdelle en 2020 pour explorer la mise en scèné des artistes par leurs habits. Elle couvre la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.

Quels artistes croises-tu dans ce parcours sur les vêtements d’artistes

Le musée annonce des vêtements portés par des figures comme Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita, Sonia Delaunay ou Camille Bernier. Ces pièces dialoguent avec des peintures, sculptures, arts graphiques et photographies.

Quels sont les horaires et tarifs annoncés par le musée Bourdelle

L’exposition est prévue du 23 septembre 2026 au 24 janvier 2027, avec un plein tarif à 15 euros et un tarif réduit à 12 euros. Le musée indique une ouverture du mardi au dimanche, de 10h à 18h.

Pourquoi les vêtements d’artistes né sont-ils pas de simples souvenirs

Ils renseignent sur la manière dont les artistes construisent leur image publique, leur posture de travail et leur rapport à l’atelier. Dans l’exposition, l’habit devient un document sur la création autant qu’un objet textile.