Repères vérifiés le 25 octobre 2026

Cezanne et nous

Que reste-t-il de Cezanne dans la peinture de ceux qui l’ont regardé après lui ? Au Grand Palais, Cezanne et nous aborde cette question à travers près de 180 œuvres. Présentée du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027, l’exposition raconte à la fois la reconnaissance progressive du peintre et les lectures très différentes de son travail. L’intérêt est de découvrir un artiste devenu une référence, mais aussi de comprendre comment cette référence a été discutée, déplacée et parfois contestée.

23 septembre 2026 – 17 janvier 2027Grand Palais

l’exposition

Comment un peintre discuté devient une référence

Le parcours remonte aux années 1880, lorsque des artistes et des collectionneurs découvrent les tableaux de Cezanne chez le père Tanguy. Il rappelle ensuite le rôle d’Ambroise Vollard, qui rassemble ses œuvres et lui consacre des expositions entre 1895 et 1906. La réception de cette peinture passe donc aussi par des intermédiaires : marchands, collectionneurs, critiques et institutions participent à sa visibilité.

Après la mort du peintre, le Salon d’automne de 1907 et les manifestations internationales des années 1910 prolongent ce mouvement. Cette histoire donne une question à garder en tête pendant la visite : qu’est-ce qui change quand un artiste autrefois incompris devient un modèle ? L’exposition permet de regarder la construction de cette reconnaissance, plutôt que de considérer la célébrité de Cezanne comme une évidence.

Des pommes et des paysages pour penser l’espace

Le Grand Palais propose plusieurs clés de lecture autour des formes, des couleurs et de l’organisation du tableau. Les pommes des natures mortes ne sont pas seulement des fruits à reconnaître : elles offrent à Cezanne un motif familier pour expérimenter les rapports entre objets, surfaces et profondeur. De même, un paysage peut se lire comme un ensemble de masses qui s’équilibrent et se répondent.

Pour aborder ces recherches sans vocabulaire spécialisé, essaie de suivre les passages entre les éléments du tableau. Où une couleur attire-t-elle le regard ? Comment un objet se détache-t-il du fond ? Ce sont des pistes d’observation, pas une grille à appliquer mécaniquement. Elles permettent de partir de ce que l’on voit avant de lire les explications ou d’identifier un courant artistique.

le contexte

Plusieurs générations, plusieurs Cezanne

Gauguin, Matisse, Picasso, Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley et Peter Doig figurent parmi les artistes annoncés. Leurs noms dessinent un ensemble qui traverse des périodes et des pratiques éloignées. Il serait réducteur de chercher chez tous une même manière de peindre ou une imitation reconnaissable de Cezanne.

L’intérêt du rapprochement est justement de suivre des usages différents d’un héritage. Une recherche sur la couleur n’engage pas nécessairement la même lecture qu’une réflexion sur la construction des volumes. Pendant la visite, tu peux donc comparer les problèmes que les peintres semblent se poser, plutôt que de chercher seulement des ressemblances de sujets. Une influence peut aussi se comprendre dans un écart, une sélection ou une manière de reprendre autrement une question.

À qui cette exposition peut-elle parler ?

Cette proposition convient particulièrement à ceux qui aiment comparer des œuvres et suivre une idée à travers plusieurs générations. Elle peut intéresser un amateur de Cezanne, mais aussi un visiteur attiré par la peinture moderne ou contemporaine. Son sujet porte sur les relations entre artistes autant que sur la connaissance d’un seul peintre.

Sans préparation particulière, une bonne entrée consiste à choisir quelques œuvres et à leur consacrer davantage de temps. Il n’est pas nécessaire de retenir tous les noms pour comprendre l’enjeu du parcours. À l’inverse, si tu connais déjà plusieurs artistes présentés, essaie de distinguer ce que tu savais de leur travail et ce que leur voisinage avec Cezanne t’amène à remarquer. Cette comparaison est une manière d’interroger ton propre regard.

préparer la visite

Préparer une visite au Grand Palais

L’exposition occupe les galeries 3 et 4 du Grand Palais, avec une entrée par le square Jean Perrin, au 17 avenue du Général Eisenhower. L’organisateur indique une durée moyenne de visite d’environ une heure trente. Il s’agit d’un repère pour organiser sa sortie, pas d’un temps imposé pour parcourir toutes les œuvres.

Les horaires annoncés vont du mardi au dimanche de 10 h à 19 h 30, avec une nocturne le vendredi jusqu’à 22 h ; le lundi est le jour de fermeture hebdomadaire. Des visites en famille, des propositions pour le jeune public et des visites en langue des signes sont également annoncées. Leurs conditions et leurs créneaux doivent être consultés séparément : ils ne sont pas automatiquement compris dans un billet de visite libre.

Billet daté : choisis la date et le créneau de visite lors de la réservation.

Questions fréquentes.

Faut-il connaître Cezanne avant de venir ?

Non. Tu peux commencer par observer les œuvres et leurs différences. Quelques repères sur la réception du peintre aident ensuite à comprendre pourquoi son travail a intéressé des générations successives.

Est-ce une rétrospective consacrée uniquement à Cezanne ?

Le projet dépasse cette formule : il associe ses œuvres à celles d’autres artistes pour raconter sa réception et sa postérité, des années 1880 à aujourd’hui.

Combien de temps prévoir ?

Le Grand Palais annonce une moyenne d’environ une heure trente. Prévois une marge si tu souhaites comparer les œuvres, lire les textes ou suivre une médiation particulière.

L’exposition est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?

L’organisateur annonce une exposition accessible aux personnes à mobilité réduite. Les besoins d’accompagnement ou de médiation doivent être vérifiés selon la situation et la formule de visite choisie.