Histoires de paysages de Monet à Hockney
Au musée Marmottan Monet, Histoires de paysages suit plus d’un siècle de paysages pour montrer comment ce genre dialogue avec l’histoire, de Monet à Hockney.
l'exposition
Au musée Marmottan Monet, Histoires de paysages suit plus d'un siècle de paysages pour montrer comment ce genre dialogue avec l'histoire, de Monet à Hockney.
Monet, point de départ et non point final
Le parcours s’ouvre sur le geste de Claude Monet: après l’armistice du 11 novembre 1918, il offre à la France deux Nymphéas. Ce don place d’emblée le paysage du côté de la mémoire collective. L’exposition part ainsi de Monet, non pour répéter l’impressionnisme, mais pour mesurer ce que son œuvre rend encore possible: faire d’un motif naturel une expérience du temps, de l’histoire et du regard.
Onze stations, de la guerre à l’Anthropocène
Conçue avec le musée de Grenoble, l’exposition organise cent trente ans de création en onze stations chrono-thématiques. Guerres, abstraction, paysages intérieurs, rapport à la nation, inquiétudes écologiques: chaque séquence examine une manière de faire du paysage un acteur de son époque. Peinture, photographie, sculpture et vidéo y sont mises en relation plutôt qu’alignées dans une chronologie décorative.
De Monet à Hockney: un dialogue de regards
Le titre annonce l’amplitude du parcours. Monet apporte la question de la série, de la lumière et d’un paysage qui absorbe le temps; David Hockney incarne une réinvention contemporaine du motif, de la couleur et de l’espace. Entre ces deux repères, il faut regarder les écarts autant que les filiations: comment les artistes transforment-ils un territoire en mémoire, en construction mentale ou en alerte sur le monde?
le lieu
2 rue Louis-Boilly, 75016 Paris
- Accès
- Metro 9 La Muette · Metro 10 Jasmin
- Horaires
- Mardi a dimanche 10h-18h; nocturne le jeudi jusqu’a 21h.
- Tarifs
- Plein tarif 14 EUR; tarif reduit 9,50 EUR.
le contexte
Le contexte reste centré sur les artistes et les idées du parcours: aucun visuel générique du musée n’est utilisé ici.
Claude Monet: le paysage comme mémoire
Le don des deux Nymphéas au lendemain de l’armistice de 1918 donne une clé décisive. Chez Monet, le paysage ne relève pas seulement de l’observation: il peut accueillir une promesse de paix, une mémoire nationale et une expérience immersive de la lumière. L’exposition utilise ce geste pour faire commencer son récit au moment où le paysage entre pleinement dans l’histoire.
David Hockney: prolonger le paysage au présent
Le dialogue avec David Hockney évite de refermer le paysage sur le seul XIXe siècle. Sa pratique de la couleur, des points de vue et des espaces recomposés rappelle qu’un paysage reste une construction active: il peut être regardé, dessiné, fragmenté et réinventé à l’époque contemporaine. Ce contrepoint aide à lire le parcours comme une conversation entre artistes, pas comme une simple histoire de styles.
Pourquoi cette exposition compte
Voir Monet autrement
Le parcours replace Monet dans une histoire longue du paysage et fait apparaître la portée historique de ses Nymphéas, au-delà de l’image impressionniste familière.
Comparer les artistes plutôt que cocher des noms
Les onze stations invitent à mettre en regard des œuvres, des médiums et des époques. C’est ce jeu de comparaisons qui donne à la visite sa vraie densité.