Un mouvement qui place l’imagination, la subjectivité, l’histoire et la puissance de la nature au cœur de l’œuvre. Après les révolutions et les guerres napoléoniennes, les artistes contestent l’idée d’un monde gouverné par la seule raison. Littérature, voyage, événements contemporains et fascination pour le sublime élargissent les sujets. Pour situer le mouvement sans le réduire à une date unique, retiens la période vers 1800-1850 et son principal foyer: Europe.
Couleur expressive, matière visible, ciels dramatiques, ruines, tempêtes et gestes passionnés construisent une expérience émotionnelle. Les artistes les plus utiles pour entrer dans ce langage sont Eugène Delacroix, Théodore Géricault, William Turner, Caspar David Friedrich, Francisco de Goya. Une œuvre-repère permet de fixer le regard: Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830. Il ne s’oppose pas mécaniquement au néoclassicisme: les deux courants partagent des formations et des sujets, mais organisent différemment émotion et ordre.
Le Louvre, le musée de la Vie romantique et le musée Delacroix offrent à Paris trois entrées complémentaires: chef-d’œuvre, sociabilité et atelier. Le romantisme nourrit le symbolisme, l’expressionnisme et toutes les pratiques qui font de l’expérience intérieure un moteur de création. À Paris, commence par confronter les œuvres et les lieux cités: tu verras plus facilement ce qui relève réellement de Romantisme et ce qui appartient à un courant voisin.