Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer Adel Abdessemed dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1971 à Constantine, Adel Abdessemed a quitté l’Algérie de la guerre civile pour Lyon, puis Paris, où il vit et travaille.
Adel Abdessemed naît en 1971 à Constantine, dans l’est algérien. Sa formation se fait entièrement en Algérie: d’abord à l’École régionale des beaux-arts de Batna, puis à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, où il étudie jusqu’en 1994.
Cette page sert surtout à situer Adel Abdessemed dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Adel Abdessemed naît en 1971 à Constantine, dans l’est algérien. Sa formation se fait entièrement en Algérie: d’abord à l’École régionale des beaux-arts de Batna, puis à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, où il étudie jusqu’en 1994. Selon la notice encyclopédique française, il y entre en 1990. Son départ de l’école est brutal: le directeur de l’établissement, Ahmed Asselah, et son fils y sont assassinés en 1994, épisode que les notices biographiques françaises rattachent directement à la décision de l’artiste de quitter le pays.
Après avoir fui la guerre civile algérienne, Adel Abdessemed reprend des études à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon entre 1994 et 1998. Suit une décennie de déplacements presque continus: résidence à la Cité internationale des arts de Paris en 1999-2000, programme international d’ateliers du P.S.1 Contemporary Art Center à New York en 2000-2001, puis Berlin, de nouveau Paris, New York et Londres. Sa biographie officielle le donne aujourd’hui installé à Paris, où il vit et travaille.
Sa première exposition personnelle a lieu en 2001 à la Galleria Laura Pecci, à Milan. Le Centre Pompidou situe autour de l’an 2000 son apparition sur la scène internationale et rappelle la série d’institutions qui l’exposent ensuite: le musée d’art moderne et contemporain de Genève avec « Le citron et le lait » en 2004, le P.S.1 / MoMA de New York avec « Dead or Alive » du 21 octobre 2007 au 21 janvier 2008, le San Francisco Art Institute avec « Don’t trust me » en 2008, puis le Magasin, centre national d’art contemporain de Grenoble, avec « Drawing for Human Park » en 2009. Sa galerie ajoute trois participations à la Biennale de Venise, en 2003, 2009 et 2015.
Du 3 octobre 2012 au 7 janvier 2013, la Galerie sud du Centre Pompidou accueille l’exposition monographique « Adel Abdessemed. Je suis innocent ». Les vues d’accrochage publiées par l’institution montrent notamment « Coup de tête » (2011-2012), « Décor » (2011-2012) et « Telle mère tel fils » (2008). Le titre reprend celui d’un autoportrait photographique de 2012 où l’artiste se représente en flammes; l’œuvre entre dans la collection du musée en 2014 par don de l’artiste, en hommage à Alfred Pacquement.
La violence explicite de certaines pièces a provoqué plusieurs conflits publics. En 2008, la vidéo « Don’t trust me », qui montre des animaux abattus, conduit le San Francisco Art Institute à interrompre l’exposition peu après son ouverture, et le festival d’art contemporain de Glasgow renonce à la présenter; en Italie, des plaintes d’associations n’aboutissent pas, les animaux ayant été abattus dans une ferme mexicaine où la pratique est légale. Dix ans plus tard, une vidéo montrant des poulets en feu est retirée par l’artiste lui-même après une polémique survenue lors d’une exposition à Lyon.
Le 14 juin 2019, un arrêté du ministre de la Culture nomme « M. Abdessemed (Adel), artiste » membre du conseil d’administration du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, au titre des personnalités choisies en raison de leur compétence. La même décision nomme Alain Pompidou et la collectionneuse et mécène Myriam Salomon. L’artiste, distingué officier de l’ordre des Arts et des Lettres, est représenté par la Galleria Continua, qui dispose d’un espace à Paris, et par la galerie Dvir, à Tel-Aviv.
Médiums: sculpture, vidéo, film, dessin au fusain et au pastel, photographie, installation, performance.
Techniques: épreuve chromogène contrecollée sur dibond (« Je suis innocent », 230 × 177 cm), fichier numérique issu d’éléments film 35 mm et Super-8 (« Histoire de la folie »), vidéo numérique Apple ProRes en édition limitée, fusain et pastel sur papier de très grand format (« Politics of the Studio »), moulage et cuisson au four de carcasses de voitures (« Practice ZERO TOLERANCE »), tressage d’avions (« Telle mère tel fils »), fil de fer barbelé à lames (« Wall drawing »).
Motifs récurrents: violence du monde contemporain, guerre et conflits, religion et question de la représentation, exclusion et identité, mémoire et trauma, amour et filiation.
La recherche par auteur dans la collection du Centre Pompidou attribue vingt-sept œuvres à Adel Abdessemed. L’ensemble couvre presque toute sa carrière: « Mens-moi » (1995), « Joueur de flûte » (1995-1996), « Adel Karma » (1997), « Un cri court » (1998), « Mal dit » (2001), « Pressoir, fais-le » (2002), « Happiness in Mitte » (2003), « Tschüss » (2004), « Foot on » (2005), « Birth of Love », « Dvir » et « Habibti » (2006), « Dead or Alive » (2007), « Hot blood » et « The sea » (2008), « Je suis innocent » (2012), « Histoire de la folie » (2013), « Solitude » (2014), « Je ne me retourne pas » (2018) ou encore « Politics of the Studio, Nelson » (2020). Plusieurs entrées récentes proviennent de dons de l’artiste consentis en 2021.
Le lien de l’artiste avec Paris commence par une résidence à la Cité internationale des arts en 1999-2000, avant un aller-retour de plusieurs années entre Berlin, New York et Londres. Sa biographie de galerie le donne aujourd’hui résidant et travaillant à Paris. Ce lien s’est institutionnalisé le 14 juin 2019, lorsqu’un arrêté du ministre de la Culture l’a nommé au conseil d’administration du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou parmi les personnalités qualifiées. Ses œuvres portent d’ailleurs la mention de gestion « Paris ADAGP » dans les crédits publiés par sa galerie.
Au printemps 2023, Adel Abdessemed a présenté une création nouvelle intitulée « Mon enfant » dans la crypte du Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l’Asnier, dans le 4e arrondissement. L’inauguration a eu lieu le 4 avril 2023 et le calendrier publié par l’artiste indique une présentation du 5 avril au 14 mai 2023. Le Mémorial précise avoir organisé cette exposition en étroite collaboration avec l’artiste et l’avoir accompagnée d’une conférence inaugurale. C’est, à ce jour, sa dernière manifestation personnelle documentée à Paris.
Centre Pompidou (Paris) — Conserve vingt-sept œuvres de l’artiste et lui a consacré l’exposition « Je suis innocent » en Galerie sud, du 3 octobre 2012 au 7 janvier 2013.
Mémorial de la Shoah (Paris) — A présenté sa création « Mon enfant » dans sa crypte au printemps 2023, en collaboration étroite avec l’artiste.
Cité internationale des arts (Paris) — Résidence de l’artiste en 1999-2000, première étape parisienne de son parcours après Lyon.
Galleria Continua (Paris) — Galerie qui le représente et dispose d’un espace parisien; a présenté « Primavera Romana » à Rome de décembre 2025 à février 2026.
MoMA PS1 (New York) — A présenté l’exposition personnelle « Adel Abdessemed: Dead or Alive » du 21 octobre 2007 au 21 janvier 2008.
1971 — Naissance à Constantine, en Algérie, selon les notices du Centre Pompidou et de sa galerie.
1994-1998 — Études à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, après avoir quitté l’Algérie.
1999-2000 — Résidence à la Cité internationale des arts, à Paris, première étape parisienne de son parcours.
2000-2001 — Programme international d’ateliers du P.S.1 Contemporary Art Center, à New York.
2001 — Première exposition personnelle à la Galleria Laura Pecci, à Milan, selon le Centre Pompidou.
2007-10-21 — Ouverture de l’exposition personnelle « Dead or Alive » au MoMA PS1, à New York, jusqu’au 21 janvier 2008.
2012-10-03 — Ouverture de « Adel Abdessemed. Je suis innocent » en Galerie sud du Centre Pompidou, jusqu’au 7 janvier 2013.
2014 — Don au Centre Pompidou de la photographie « Je suis innocent », en hommage à Alfred Pacquement.
2019-06-14 — Nomination par arrêté au conseil d’administration du Centre Pompidou, comme personnalité qualifiée.
2021 — Entrée au Centre Pompidou de plusieurs vidéos et films, par achat et par dons de l’artiste.
2023-04 — Présentation de la création « Mon enfant » dans la crypte du Mémorial de la Shoah, à Paris.
2025 — Exposition « Primavera Romana » à la Galleria Continua, à Rome, jusqu’en février 2026.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Adel Abdessemed à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le Centre Pompidou est le point d'ancrage parisien : sa collection compte vingt-sept œuvres de l'artiste, dont l'autoportrait photographique « Je suis innocent » (2012, inv. AM 2014-418) et plusieurs vidéos acquises en 2021. Leur présentation dépend de la programmation du musée, qui n'expose qu'une partie de ses fonds à la fois.
C'est un autoportrait photographique de 2012 dans lequel l'artiste se met en scène en train de s'immoler. Le Centre Pompidou rattache ce geste à l'actualité des Printemps arabes et de la guerre civile syrienne, et souligne l'ambiguïté d'une image à la fois hiératique et provocatrice. Il s'agit d'une épreuve chromogène de 230 × 177 cm.
L'exposition monographique « Adel Abdessemed. Je suis innocent » s'est tenue en Galerie sud du 3 octobre 2012 au 7 janvier 2013. Les vues d'accrochage diffusées par l'institution y montrent « Coup de tête » et « Décor » (2011-2012) ainsi que « Telle mère tel fils » (2008).
Plusieurs pièces mettent en scène la mise à mort d'animaux. En 2008, « Don't trust me » a conduit le San Francisco Art Institute à interrompre son exposition et le festival de Glasgow à renoncer à la montrer ; des plaintes déposées en Italie n'ont pas abouti. En 2018, l'artiste a lui-même retiré une vidéo de poulets en feu présentée à Lyon.
Il y est né en 1971 à Constantine et y a été formé, à Batna puis à l'École supérieure des beaux-arts d'Alger, qu'il quitte en 1994. Sa galerie et les notices françaises relient son départ à la guerre civile algérienne et à l'assassinat, dans l'enceinte de l'école, de son directeur Ahmed Asselah et de son fils.
Oui. Une création intitulée « Mon enfant » a été présentée dans la crypte du Mémorial de la Shoah, à Paris, après une inauguration le 4 avril 2023 ; le calendrier de l'artiste indique une présentation jusqu'au 14 mai 2023. Le Mémorial indique avoir travaillé en étroite collaboration avec l'artiste.