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Cette page sert surtout à situer Alfred Sisley dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Fils de commerçants anglais installés en France, Alfred Sisley naît à Paris le 30 octobre 1839 et meurt à Moret-sur-Loing le 29 janvier 1899 sans avoir jamais obtenu la nationalité française qu’il désirait.
Alfred Sisley naît à Paris le 30 octobre 1839, fils de William Sisley et de Felicia Sell, deux Anglais établis en France pour le commerce.
Cette page sert surtout à situer Alfred Sisley dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Alfred Sisley naît à Paris le 30 octobre 1839, fils de William Sisley et de Felicia Sell, deux Anglais établis en France pour le commerce. Ses parents britanniques ne l’ont jamais coupé de la France: il y passe l’essentiel de sa vie et n’y fait que de brefs séjours anglais. Il conserve pourtant la citoyenneté britannique jusqu’à sa mort, la nationalité française lui restant refusée malgré son insistance — une singularité au sein du groupe impressionniste, où il est le seul étranger de naissance à ce point enraciné dans le paysage français.
En 1857, sa famille l’envoie à Londres apprendre le commerce. On sait peu de chose de ce séjour, sinon qu’il y découvre les toiles de Turner et de Constable. De retour en France en 1860, il renonce aux affaires et entre dans l’atelier du peintre suisse Charles Gleyre, à Paris, où il croise Claude Monet, Auguste Renoir et Frédéric Bazille. Avec Renoir et Bazille, il va peindre dans la campagne parisienne et surtout dans la forêt de Fontainebleau; ses premières toiles portent la marque de Corot et de Daubigny.
Le Salon accueille son travail dès 1866 et il y revient par intermittence jusqu’en 1870. La guerre franco-prussienne ruine l’entreprise familiale qui l’entretenait: il quitte Bougival occupée par les Prussiens pour Paris, puis s’installe à Louveciennes, où sa touche se délie. Au milieu des années 1870, il s’établit à Marly-le-Roi, à deux pas des vestiges des jardins d’eau du château de Louis XIV: il tire de ce seul abreuvoir près d’une vingtaine de tableaux, avant que la crue de la Seine de mars 1876 ne lui inspire à Port-Marly un ensemble de sept toiles.
En 1877 Sisley vit à Sèvres, en 1880 il gagne Veneux-Nadon, village coincé entre la Seine et la forêt de Fontainebleau, où son travail retrouve de l’élan. Il rôde ensuite autour de Moret-sur-Loing, qu’il peint abondamment avant même de s’y fixer: le lavoir communal au bord de la rivière lui vaut à lui seul un sous-ensemble de quatre toiles. Il s’y installe pour de bon en février 1889, d’abord rue de l’Église puis, probablement à partir de 1892, au 19 rue Montmartre, et y meurt le 29 janvier 1899.
Jusqu’en 1871, une rente tirée de l’entreprise familiale le met à l’abri; sa disparition le laisse durablement démuni. Il participe à la première exposition impressionniste de 1874, passe l’été de la même année en Angleterre où il peint la Tamise à Hampton Court, puis, faute d’argent, met ses toiles aux ventes de l’hôtel Drouot en 1875 et en 1877. Ni le succès critique ni l’aisance financière ne viendront de son vivant: il meurt d’un cancer de la gorge, toujours britannique et toujours pauvre.
Médiums: huile sur toile, pastel.
Techniques: peinture en plein air, souvent achevée en une seule séance, couche picturale mince et touche rapide laissée visible, palette volontairement restreinte, rehauts et détails ajoutés une fois la pâte sèche, pastel avec estompe sur papier vergé.
Motifs récurrents: le paysage fluvial: la Seine, puis le Loing, les ciels, motif principal de nombreuses toiles, l’eau accidentelle: crues, inondations, neige et dégel, les villages et les routes d’Île-de-France et du Gâtinais, ponts, abreuvoirs, lavoirs et travail ordinaire de la rivière.
Paris n’est pas un décor de passage pour Sisley: c’est sa ville de naissance, le 30 octobre 1839, dans une famille de commerçants anglais installés en France. C’est aussi là qu’il devient peintre, après avoir renoncé à la carrière commerciale que lui destinait son père: de retour de Londres en 1860, il entre dans l’atelier parisien de Charles Gleyre, où se nouent les amitiés décisives avec Monet, Renoir et Bazille. Pendant la guerre franco-prussienne, chassé de Bougival occupée, c’est encore à Paris qu’il se replie avant de gagner Louveciennes.
La carrière de Sisley se joue dans les institutions parisiennes bien plus que dans son atelier. Le Salon retient ses envois dès 1866, puis en 1868 et en 1870. En 1874, il figure parmi les exposants de la première exposition impressionniste. Faute de revenus après la faillite de l’affaire familiale, il porte enfin ses toiles aux enchères de l’hôtel Drouot en 1875 puis en 1877 — deux ventes parisiennes qui restent, de son vivant, la mesure exacte de son absence de marché.
Sisley a peint la capitale elle-même, quoique rarement: l’Art Institute of Chicago conserve ainsi un « Paysage au bord de la Seine avec l’Institut de France et le pont des Arts » daté de 1875 environ, vue de plein cœur parisien par un peintre que l’on associe d’ordinaire aux boucles de la Seine en amont et en aval. Ses environs immédiats — Villeneuve-la-Garenne, Louveciennes, Bougival, Marly-le-Roi, Port-Marly, Sèvres — dessinent une banlieue fluviale peinte de près. Aujourd’hui, le musée Marmottan Monet conserve à Paris son « Printemps aux environs de Paris. Pommiers en fleurs » de 1879.
Musée Marmottan Monet (Paris) — Conserve « Printemps aux environs de Paris. Pommiers en fleurs » (1879), œuvre de Sisley inscrite à sa collection en ligne.
The National Gallery (Londres) — Conserve plusieurs Sisley, dont « L’Abreuvoir de Marly-le-Roi » (NG4138) et « Le Chemin du vieux bac à By ».
Art Institute of Chicago (Chicago) — Huit œuvres de Sisley, peintures et pastels, dont deux vues de la Seine et deux motifs de Moret-sur-Loing.
The Metropolitan Museum of Art (New York) — Conserve notamment « Vue de Marly-le-Roi depuis le Cœur-Volant » (1876) et « Le Pont de Villeneuve-la-Garenne » (1872).
Museo Nacional Thyssen-Bornemisza (Madrid) — Conserve « L’Inondation à Port-Marly » (1876) et « Le Soir à Moret, fin octobre » (1888), collection Carmen Thyssen-Bornemisza.
1839-10-30 — Naissance à Paris, fils des Anglais William Sisley et Felicia Sell.
1857 — Envoyé à Londres pour y apprendre le commerce; découverte de Turner et Constable.
1860 — Retour en France et entrée dans l’atelier parisien de Charles Gleyre.
1866 — Première œuvre reçue au Salon; il y expose par intermittence jusqu’en 1870.
1874 — Participation à la première exposition impressionniste; été anglais et toiles de Hampton Court.
1875 — Installation à Marly-le-Roi et première vente forcée à l’hôtel Drouot.
1876 — Crue de la Seine en mars: sept tableaux sur l’inondation de Port-Marly.
1880 — Départ pour Veneux-Nadon, entre la Seine et la forêt de Fontainebleau.
1889-02 — Résidence permanente à Moret-sur-Loing, d’abord rue de l’Église.
1899-01-29 — Mort à Moret-sur-Loing, d’un cancer de la gorge, toujours de nationalité britannique.




Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Alfred Sisley à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Il est né à Paris le 30 octobre 1839 de parents anglais, William Sisley et Felicia Sell, et il a vécu presque toute sa vie en France — mais il est resté citoyen britannique. Le musée de Cleveland précise qu'il est mort sans avoir jamais obtenu la nationalité française qu'il désirait intensément.
Après un séjour londonien de 1857 à 1860 destiné à l'initier au commerce, il revient en France et entre dans l'atelier parisien du peintre suisse Charles Gleyre. Il y rencontre Claude Monet, Auguste Renoir et Frédéric Bazille, et va peindre avec eux dans la campagne parisienne et la forêt de Fontainebleau.
Installé à Marly-le-Roi au milieu des années 1870, Sisley consacre sept tableaux à la crue de la Seine de mars 1876 à Port-Marly. Les plus célèbres montrent l'inondation à son point haut, traitée avec un calme de lagune ; la version du musée Thyssen-Bornemisza saisit au contraire la décrue, une fois le soleil revenu.
Jusqu'en 1871, une rente versée par l'entreprise familiale le dispensait de vendre. La guerre franco-prussienne ruine cette affaire et supprime son revenu ; il doit mettre ses toiles aux enchères de l'hôtel Drouot en 1875 puis en 1877. Ni succès critique ni aisance financière ne sont venus de son vivant.
La collection en ligne du musée Marmottan Monet mentionne « Printemps aux environs de Paris. Pommiers en fleurs », peint en 1879. La présentation des collections permanentes variant, mieux vaut vérifier auprès du musée que l'œuvre est accrochée avant de se déplacer pour elle.
Oui, mais rarement. L'Art Institute of Chicago conserve un « Paysage au bord de la Seine avec l'Institut de France et le pont des Arts » daté de 1875 environ. L'essentiel de son territoire reste toutefois la banlieue fluviale : Villeneuve-la-Garenne, Louveciennes, Bougival, Marly-le-Roi, Port-Marly, Sèvres.