Exposition Paris

Exposition Cecily Brown

Née à Londres en 1969, installée à New York depuis le milieu des années 1990, Cecily Brown peint des toiles où la figure ne cesse d’apparaître et de se dissoudre dans la touche.

Qui est Cecily Brown ?

Cecily Brown naît à Londres en 1969. Selon la notice encyclopédique de référence, elle est la fille de la romancière Shena Mackay et du critique d’art David Sylvester, et grandit en Angleterre entourée de plusieurs artistes de sa famille.

Pourquoi cette page est utile

Cette page sert surtout à situer Cecily Brown dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.

Une formation britannique, d’Epsom à la Slade

Cecily Brown naît à Londres en 1969. Selon la notice encyclopédique de référence, elle est la fille de la romancière Shena Mackay et du critique d’art David Sylvester, et grandit en Angleterre entourée de plusieurs artistes de sa famille. Sa formation est entièrement britannique: Epsom School of Art dans le Surrey, puis cours de dessin et de gravure à Morley College, à Londres, avant une licence de beaux-arts obtenue avec mention à la Slade School of Art en 1993. Un semestre d’échange à New York, en 1992, décide de la suite.

1994, le départ pour New York

Elle quitte Londres pour New York en 1994. Jeffrey Deitch lui offre une exposition personnelle: «  Spectacle », en 1997, réunit six tableaux érotiques de lapins colorés et inaugure le programme de peinture de Deitch Projects; l’achat de ces toiles par Charles Saatchi précipite sa notoriété. Le Metropolitan Museum retient de ces années qu’elle a «  ranimé la peinture pour une nouvelle génération », aux côtés d’une poignée d’artistes souvent femmes, à un moment où la critique interrogeait la pertinence même du médium.

L’entrée dans les musées, de Washington à Humlebæk

Sa première exposition personnelle en musée est américaine: «  Directions: Cecily Brown » au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington, du 14 novembre 2002 au 2 mars 2003, sept œuvres dont «  Dogday Afternoon » (1999), jamais montrée jusque-là. Suivent le Museo Reina Sofía à Madrid en 2004 et Modern Art Oxford en 2005. En 2018-2019, le Louisiana Museum of Modern Art de Humlebæk présente «  Where, When, How Often and with Whom » et la situe comme figure centrale du retour de la peinture depuis le tournant du siècle.

2023, le Metropolitan Museum et le motif de la vanité

«  Cecily Brown: Death and the Maid » occupe la galerie 913 du Met, à New York, du 4 avril au 3 décembre 2023. Le musée réunit une cinquantaine de peintures, dessins, carnets de croquis et monotypes couvrant toute la carrière, autour de quatre motifs entrelacés: la nature morte, le memento mori, le miroir et la vanité. C’est, précise l’institution, la première véritable rétrospective muséale consacrée à l’artiste dans la ville dont elle a fait sa maison. L’exposition est accompagnée d’un catalogue et d’un entretien filmé avec la peintre.

2026, le retour britannique à la Serpentine

Du 27 mars au 6 septembre 2026, la Serpentine South Gallery de Londres présente «  Cecily Brown: Picture Making », en accès libre. L’artiste y montre des toiles inspirées par l’implantation de la galerie dans Kensington Gardens, lieu qui compte pour elle, avec des œuvres inédites accrochées aux côtés de peintures remontant à 2001, de monotypes et de dessins récents. La Serpentine y voit un retour au pays pour une Britannique installée à New York depuis trente ans, et sa première grande exposition personnelle de peintures dans une institution britannique depuis Modern Art Oxford en 2005.

La pratique en bref

Médiums: peinture à l’huile sur lin, dessin, monotype, carnet de croquis.

Techniques: touche gestuelle et empâtements, composition «  all-over » héritée de l’expressionnisme abstrait, palette contrastée, des roses chair aux verts crus et aux noirs profonds, figures à peine suggérées, laissées entre apparition et dissolution, reprise et variation d’un même motif d’une toile à l’autre, le dessin servant de préalable.

Motifs récurrents: érotisme et rapport de force entre les corps, nature morte, memento mori et vanité, miroir et redoublement de l’image, nu et scène de groupe empruntés à l’histoire de la peinture, nature, promenade en sous-bois et illustration de livres pour enfants.

2014: sa première exposition personnelle à Paris

Paris découvre Cecily Brown en octobre 2014, chez Gagosian, rue de Ponthieu, du 19 octobre au 20 décembre. La galerie présente alors des peintures récentes et précise qu’il s’agit de la toute première exposition personnelle de l’artiste dans la capitale. Y figurent «  The Girl and Goat » (2013-2014), «  Combing the Hair (Côte d’Azur) » (2013), «  No You for Me » (2013) et «  Hollyhocks that aim too high » (2013). Le texte d’accompagnement français retient la phrase de l’artiste qui a servi de fil à l’accrochage: «  Ce qui est juste aperçu semble plus réel que ce qui est pleinement décrit. »

Un lien parisien qui reste celui d’une galerie

Depuis cet accrochage de 2014, la relation de Cecily Brown à Paris n’a pas changé de nature: elle passe par le marché, non par les musées. Aucune rétrospective parisienne ne lui a été consacrée, et les campagnes de vérification menées pour cette fiche n’ont pas permis d’établir la présence d’une de ses œuvres dans une collection publique parisienne. À l’été 2026, l’espace parisien de Gagosian, désormais rue de Castiglione, montre Simon Hantaï et non Cecily Brown: rien de l’artiste n’est visible à Paris à cette date.

Où voir ses œuvres

Gagosian, rue de Ponthieu (Paris) — Lieu de la première exposition personnelle parisienne de l’artiste, du 19 octobre au 20 décembre 2014.

Serpentine South Gallery (Londres) — Présente «  Cecily Brown: Picture Making » du 27 mars au 6 septembre 2026, en accès libre.

The Metropolitan Museum of Art (New York) — A consacré à l’artiste la rétrospective «  Death and the Maid », du 4 avril au 3 décembre 2023, galerie 913.

Louisiana Museum of Modern Art (Humlebæk) — A présenté «  Where, When, How Often and with Whom » du 8 novembre 2018 au 10 mars 2019.

Repères chronologiques

1969 — Naissance à Londres, dans une famille où l’écriture et la critique d’art tiennent une grande place.

1993 — Diplôme de beaux-arts obtenu avec mention à la Slade School of Art, à Londres.

1994 — Départ de Londres pour New York, où elle vit et travaille depuis lors.

1997 — «  Spectacle », première exposition personnelle chez Deitch Projects, à New York.

2002-11-14 — Ouverture de «  Directions: Cecily Brown » au Hirshhorn, sa première personnelle en musée.

2014-10-19 — Première exposition personnelle parisienne, chez Gagosian, rue de Ponthieu.

2018-11-08 — Ouverture de «  Where, When, How Often and with Whom » au Louisiana Museum of Modern Art.

2023-04-04 — Ouverture au Metropolitan Museum de «  Death and the Maid », sa rétrospective new-yorkaise.

2026-03-27 — Ouverture de «  Picture Making » à la Serpentine South Gallery de Londres.

Cecily Brown & Paris

Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Cecily Brown à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.

Questions fréquentes

tout ce qu’il faut savoir

Cecily Brown a-t-elle déjà exposé à Paris ?

Oui, une fois en exposition personnelle : chez Gagosian, rue de Ponthieu, du 19 octobre au 20 décembre 2014. La galerie indiquait alors qu'il s'agissait de sa première exposition personnelle parisienne ; quatre grandes toiles de 2013-2014 y étaient réunies, dont « The Girl and Goat ».

Que montrait « Death and the Maid » au Metropolitan Museum ?

Une cinquantaine de peintures, dessins, carnets de croquis et monotypes couvrant toute sa carrière, du 4 avril au 3 décembre 2023 dans la galerie 913. Le Met y suivait quatre motifs liés : la nature morte, le memento mori, le miroir et la vanité, entendue comme figuration de la brièveté de la vie.

Quelle a été sa première exposition personnelle dans un musée ?

« Directions : Cecily Brown » au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington, du 14 novembre 2002 au 2 mars 2003. Le musée y réunissait sept œuvres, dont « Dogday Afternoon » (1999) montrée pour la première fois, et présentait une peintre londonienne installée à New York.

Sa peinture est-elle abstraite ou figurative ?

Les deux, et rarement de façon stable : ses compositions passent sans cesse d'un registre à l'autre, les figures y étant tantôt à peine suggérées, tantôt clairement identifiées. L'artiste résume ce parti pris ainsi : ce qui est juste aperçu lui paraît plus réel que ce qui est pleinement décrit.

Quels peintres nourrissent son travail ?

Sa galerie cite Véronèse, Rubens et Degas du côté des maîtrès anciens, de Kooning, Bacon et Joan Mitchell du côté du XXe siècle. Le Louisiana Museum ajoute Philip Guston et souligne que ces références ne sont jamais des pastiches mais des points d'appui pour une composition en mouvement.

Peut-on voir une œuvre de Cecily Brown dans un musée aujourd'hui ?

Oui, hors de France : le Museum of Modern Art de New York, The Broad à Los Angeles et le Buffalo AKG Art Museum conservent des œuvres de l'artiste, et la Serpentine South Gallery de Londres lui consacre une exposition en accès libre jusqu'au 6 septembre 2026.