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Cette page sert surtout à situer Claire Tabouret dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Née en 1981 à Pertuis, formée à l’École des beaux-arts de Paris dont elle sort diplômée en 2006, Claire Tabouret peint des figures — enfants costumés, groupes silencieux, autoportraits — qu’elle fait surgir d’une couche fluorescente posée avant toute couleur.
Claire Tabouret naît en 1981 à Pertuis, dans le Vaucluse. Elle suit le cursus de l’École des beaux-arts de Paris, où elle obtient son diplôme en 2006; sa scolarité comprend un échange à la Cooper Union School of Art de New York en 2005.
Cette page sert surtout à situer Claire Tabouret dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Claire Tabouret naît en 1981 à Pertuis, dans le Vaucluse. Elle suit le cursus de l’École des beaux-arts de Paris, où elle obtient son diplôme en 2006; sa scolarité comprend un échange à la Cooper Union School of Art de New York en 2005. Les années qui suivent sont scandées par des distinctions décernées dans le circuit français de l’art émergent: prix SJ Berwin des Beaux-Arts de Paris en 2011, prix Yishu 8 à Pékin en 2012, prix Antoine Marin en 2013. Elle partage ensuite sa vie entre la France et Los Angeles, où elle installe son atelier.
Ses tableaux, dessins, œuvres sur papier et sculptures interrogent le temps, l’identité et le lien. Le processus commence souvent par une couche fluorescente primaire qui installe, sous l’image, une tension chromatique entre naturel et artificiel. Les compositions figuratives convoquent l’univers carnavalesque de l’enfance, l’urgence de l’individu isolé et les rapports mouvants au sein d’un groupe. Le paysage y tient une place centrale, comme réceptacle d’une atmosphère chargée d’émotion. Les sujets vont des migrations de masse à la catastrophe environnementale, des débutantes aux mythes grecs.
La pratique de Claire Tabouret part fréquemment d’images d’archives, de photographies ou de souvenirs d’enfance: ses figures, nimbées d’une aura de mystère, inscrivent son travail dans le genre de la peinture d’histoire. Les registres du fantasmé et du quotidien s’y confondent, au point que le spectateur ne sait plus s’il observe une scène fictive. La Collection Pinault montre son travail pour la première fois en 2014, dans l’exposition « L’Illusion des Lumières » au Palazzo Grassi, et conserve depuis plusieurs de ses toiles.
En 2021, le Musée national Picasso-Paris lui consacre une présentation personnelle, « Baigneuse assise », du 25 septembre au 15 décembre. En 2025, le Musée des beaux-arts de Rennes présente une exposition monographique, « Claire Tabouret. Entre la mémoire et l’oubli », du 14 juin au 21 septembre: une traversée de douze années de travail par le prisme du portrait, explorant l’identité personnelle et le masque social, le conformisme et la subversion, la cohésion du groupe entre contrainte et émancipation. L’exposition dialogue avec le projet de la Collection Pinault au Couvent des Jacobins.
En décembre 2024, Claire Tabouret est désignée lauréate du concours organisé par le ministère de la Culture, en association avec l’atelier Simon-Marq, pour six vitraux contemporains destinés aux chapelles du bas-côté sud de Notre-Dame de Paris. Le projet, inspiré du thème de la Pentecôte, est exécuté en monotype enrichi de pochoirs pour les rosaces et motifs décoratifs, avec le souci de respecter la lumière neutre de l’édifice et de ménager une transition avec les verrières de Viollet-le-Duc. Le remplacement de vitraux du XIXe siècle épargnés par l’incendie déclenche une contestation patrimoniale; le tribunal administratif de Paris juge le marché légal le 27 novembre 2025.
Médiums: peinture, dessin, œuvre sur papier, sculpture, monotype, vitrail.
Techniques: couche fluorescente primaire posée avant les couleurs, créant une tension entre naturel et artificiel, monotype, technique d’impression pratiquée de façon fréquente par l’artiste, pochoirs employés pour les rosaces et motifs décoratifs des maquettes de vitraux, maquettes grandeur nature reproduisant à taille réelle chaque baie.
Motifs récurrents: identité personnelle et masque social, mémoire, archives et souvenirs d’enfance, cohésion du groupe, entre contrainte et émancipation, figure isolée et urgence de l’individu, migrations de masse et catastrophe environnementale, autoportrait, paysage chargé d’émotion.
Le rapport de Claire Tabouret à Paris commence par l’école: elle est diplômée de l’École des beaux-arts de Paris en 2006, après un échange à la Cooper Union School of Art de New York en 2005. C’est également aux Beaux-Arts de Paris qu’elle reçoit, en 2011, le prix SJ Berwin, l’une des premières distinctions qui accompagnent son entrée sur la scène artistique. Elle installe ensuite son atelier à Los Angeles tout en gardant un ancrage français, et ses galeries parisiennes — Almine Rech et Perrotin — la représentent.
L’année 2021 marque son installation durable dans le paysage parisien: le Musée national Picasso-Paris lui confie une présentation personnelle, « Baigneuse assise », du 25 septembre au 15 décembre, tandis que la galerie Perrotin montre « Paysages d’intérieurs » et Almine Rech « L’Urgence et la Patience ». Trois lieux parisiens, la même saison, pour une artiste qui répond alors directement à une œuvre emblématique de la collection du Musée national Picasso-Paris.
Le lien le plus visible reste la cathédrale. Lauréate en décembre 2024 du concours du ministère de la Culture, Claire Tabouret conçoit six verrières pour les chapelles du bas-côté sud de Notre-Dame de Paris. Le Grand Palais lui consacre du 10 décembre 2025 au 29 mars 2026 l’exposition « D’un seul souffle », où sont montrés maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires. La contestation du remplacement de vitraux de Viollet-le-Duc non endommagés par l’incendie des 15 et 16 avril 2019 conduit devant le tribunal administratif de Paris, qui juge le marché légal le 27 novembre 2025.
Cathédrale Notre-Dame de Paris (Paris) — Six vitraux contemporains conçus par l’artiste pour les chapelles du bas-côté sud; réalisation par l’atelier Simon-Marq, pose annoncée entre octobre et novembre 2026 et dévoilement au public prévu en décembre 2026.
Grand Palais (Paris) — Exposition monographique « Claire Tabouret. D’un seul souffle », 10 décembre 2025 - 29 mars 2026 (prolongation exceptionnelle), consacrée aux travaux préparatoires des vitraux de Notre-Dame; scénographie de Jean-Paul Camargo.
Musée national Picasso-Paris (Paris) — Présentation personnelle « Baigneuse assise », 25 septembre - 15 décembre 2021, en dialogue avec la collection du musée.
Musée des beaux-arts de Rennes (Rennes) — Exposition monographique « Claire Tabouret. Entre la mémoire et l’oubli », 14 juin - 21 septembre 2025, sur le site Quai Zola.
1981 — Naissance de Claire Tabouret à Pertuis, dans le Vaucluse.
2005 — Échange à la Cooper Union School of Art, à New York, pendant ses études.
2006 — Diplôme de l’École des beaux-arts de Paris.
2011 — Lauréate du prix SJ Berwin des Beaux-Arts de Paris.
2014 — Première présentation de son travail par la Collection Pinault, exposition « L’Illusion des Lumières » au Palazzo Grassi.
2021-09 — Ouverture de la présentation personnelle « Baigneuse assise » au Musée national Picasso-Paris, jusqu’au 15 décembre 2021.
2024-12 — Désignation comme lauréate du concours du ministère de la Culture pour six vitraux contemporains de Notre-Dame de Paris.
2025-06-14 — Ouverture de l’exposition monographique « Entre la mémoire et l’oubli » au Musée des beaux-arts de Rennes, jusqu’au 21 septembre 2025.
2025-11-27 — Le tribunal administratif de Paris juge légal le marché public des vitraux contemporains de Notre-Dame.
2025-12-10 — Ouverture au Grand Palais de l’exposition « D’un seul souffle », prolongée jusqu’au 29 mars 2026.
2026-07-23 — Rebâtir Notre-Dame annonce l’installation des six verrières entre octobre et novembre 2026 et leur dévoilement en décembre.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Claire Tabouret à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
En décembre 2024, elle a été désignée lauréate du concours organisé par le ministère de la Culture, en association avec l'atelier Simon-Marq, pour concevoir six vitraux contemporains destinés aux chapelles du bas-côté sud de la cathédrale. Le thème retenu est celui de la Pentecôte, symbole d'unité et d'harmonie.
L'établissement public Rebâtir Notre-Dame a annoncé le 23 juillet 2026 que les six verrières, réalisées par l'atelier Simon-Marq à Reims, seraient terminées en septembre, installées dans la cathédrale entre octobre et novembre, et dévoilées au public en décembre 2026.
La contestation portait sur le remplacement de verrières du XIXe siècle conçues par Viollet-le-Duc qui n'avaient pas été endommagées par l'incendie des 15 et 16 avril 2019. Saisi du marché public, le tribunal administratif de Paris l'a jugé légal par une décision du 27 novembre 2025.
Présentée du 10 décembre 2025 au 29 mars 2026 après une prolongation exceptionnelle, elle réunissait les maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires des six vitraux, chaque maquette reproduisant à taille réelle une baie du bas-côté sud, en monotype rehaussé de pochoirs.
Son processus de peinture commence souvent par une couche fluorescente primaire, qui installe sous l'image une tension chromatique entre naturel et artificiel. Ses compositions figuratives puisent dans des sources littéraires, des archives et des images trouvées, retravaillées à partir de son expérience personnelle.
Le Musée national Picasso-Paris lui a consacré la présentation personnelle « Baigneuse assise » du 25 septembre au 15 décembre 2021, et le Grand Palais l'exposition « D'un seul souffle » de décembre 2025 à mars 2026. Elle est par ailleurs représentée à Paris par les galeries Almine Rech et Perrotin.