Exposition Paris

Exposition Damien Hirst

Né en 1965 à Bristol, élevé à Leeds puis installé à Londres depuis 1984, Damien Hirst est la figure la plus commentée des Young British Artists.

Qui est Damien Hirst ?

Damien Hirst naît en 1965 à Bristol, au Royaume-Uni, grandit à Leeds, puis s’installe à Londres en 1984, ville où il vit et travaille aujourd’hui.

Pourquoi cette page est utile

Cette page sert surtout à situer Damien Hirst dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.

De Bristol à Londres

Damien Hirst naît en 1965 à Bristol, au Royaume-Uni, grandit à Leeds, puis s’installe à Londres en 1984, ville où il vit et travaille aujourd’hui. C’est à Goldsmiths College, où il étudie à la fin des années 1980, qu’il rencontre les camarades avec lesquels il fera irruption sur la scène artistique. Dès cette période se dessine le programme qu’il n’abandonnera plus: sculpture, installation, peinture et dessin mis au service des thèmes de la vie et de la mort, de l’excès et de la fragilité.

Freeze, 1988: le coup d’envoi des Young British Artists

En 1988, encore étudiant à Goldsmiths College, Hirst conçoit et organise «  Freeze », une exposition déroulée en trois volets dans un entrepôt désaffecté de Londres, où il montre son travail et celui de ses camarades, parmi lesquels Sarah Lucas, Angus Fairhurst et Michael Landy. La Tate y voit l’acte de naissance des Young British Artists, ce groupe informe caractérisé par une liberté totale dans le choix des matériaux et des procédés, un goût du choc et un sens aigu de l’entreprise. Hirst en restera la figure la plus célèbre — ou la plus notoire.

Le formol et la vitrine: la série Natural History

L’artiste doit sa notoriété mondiale à des sculptures qui enferment des animaux entiers ou disséqués dans des cuves de verre et d’acier remplies de formol: «  The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living » (1991), requin-tigre en suspension, puis «  Mother and Child (Divided) » (1993), quatre cuves où une vache et son veau, chacun coupé en deux dans la longueur, sont installés par paires de manière que le visiteur puisse passer entre les moitiés et regarder l’intérieur des corps. La Collection Pinault résume l’enjeu: explorer les dimensions cliniques, symboliques et spirituelles de la mort.

Turner Prize 1995 et reconnaissance des musées

«  Mother and Child (Divided) », créée pour la Biennale de Venise de 1993, devient la pièce maîtresse de l’exposition du Turner Prize 1995, que Damien Hirst remporte. La Tate conserve aujourd’hui la copie d’exposition de 2007 de cette sculpture, ainsi qu’un ensemble de cinquante-huit œuvres de l’artiste, dont «  Away from the Flock » (1994). En 2012, la Tate Modern lui consacre du 4 avril au 9 septembre la première grande rétrospective organisée par une institution britannique, réunissant plus de vingt ans de travail.

Du naufrage imaginaire au retour à la peinture

En 2017, la Collection Pinault confie pour la première fois ses deux sites vénitiens, le Palazzo Grassi et la Punta della Dogana, à un seul artiste: «  Treasures from the Wreck of the Unbelievable », fable d’une cargaison antique repêchée au fond de l’océan Indien, occupe cinq mille mètrès carrés après près de dix ans de préparation. L’entreprise close, Hirst revient à la peinture d’atelier: les «  Cerisiers en fleurs », cent sept grandes toiles achevées en novembre 2020, réinterprètent avec une ironie joyeuse le sujet du paysage et les grands mouvements picturaux, de l’impressionnisme à l’action painting.

La pratique en bref

Médiums: sculpture, installation, vitrine, peinture à l’huile, dessin, estampe.

Techniques: conservation d’animaux entiers ou disséqués dans une solution de formol, cuves et vitrines de verre et d’acier, armoires à pharmacie et cabinets de pilules, peinture par rotation (spin paintings), papillons et mouches intégrés à la surface peinte, moulage en platine serti de diamants, marbre, bronze et matériaux précieux volontairement immergés puis remontés.

Motifs récurrents: la mort et sa représentation, science, médecine et pharmacopée, croyance religieuse et systèmes de valeurs, beauté et désir, excès et fragilité, art, argent et spectacle.

Fondation Cartier, 2021: sa première exposition institutionnelle en France

Du 6 juillet 2021 au 2 janvier 2022, la Fondation Cartier pour l’art contemporain, alors installée au 261 boulevard Raspail, présente «  Cerisiers en fleurs »: trente toiles choisies par l’artiste parmi les cent sept que compte la série, accrochées avec un appareil critique volontairement minimal. C’est la première exposition de Damien Hirst dans une institution française, et elle marque son retour à la peinture d’atelier après une décennie consacrée à un projet sculptural.

Gagosian rue de Ponthieu: deux rendez-vous parisiens

La galerie Gagosian, dans le 8e arrondissement, a montré l’artiste à deux reprises rue de Ponthieu. Du 12 janvier au 10 mars 2012, «  The Complete Spot Paintings 1986–2011 » participe à la présentation simultanée de la série dans les espaces de la galerie. Du 8 juin au 22 septembre 2021, «  Cathedrals Built on Sand » réunit le plus important ensemble de «  Pill Cabinets » de l’artiste, en écho direct à l’exposition de la Fondation Cartier ouverte le même été.

Une toile monumentale dans une collection parisienne

La collection de la Fondation Cartier conserve «  Greater Love Has No-One Than This Blossom » (2019), huile sur toile de 549 × 732 centimètrès issue de la série des cerisiers. Depuis le 25 octobre 2025, la Fondation occupe son nouveau bâtiment place du Palais-Royal, face au Louvre, et son «  Exposition Générale » y déploie la collection jusqu’au 23 août 2026; «  Wonderful World Blossom » (2018) y est accrochée. La Collection Pinault, dont le musée parisien est la Bourse de Commerce, documente de son côté une quinzaine d’œuvres de l’artiste.

Où voir ses œuvres

Fondation Cartier pour l’art contemporain (Paris) — A présenté «  Cerisiers en fleurs » du 6 juillet 2021 au 2 janvier 2022, première exposition de l’artiste dans une institution française; conserve «  Greater Love Has No-One Than This Blossom » (2019) dans sa collection.

Gagosian, rue de Ponthieu (Paris) — Galerie ayant organisé «  The Complete Spot Paintings 1986–2011 » (12 janvier – 10 mars 2012) et «  Cathedrals Built on Sand » (8 juin – 22 septembre 2021).

Bourse de Commerce — Pinault Collection (Paris) — Site parisien de la Collection Pinault, qui documente un ensemble d’œuvres de Damien Hirst acquises depuis les années 1990; leur présentation dépend des accrochages tournants.

Tate Britain et Tate Modern (Londres) — La Tate conserve cinquante-huit œuvres de l’artiste et lui a consacré une rétrospective du 4 avril au 9 septembre 2012.

Palazzo Grassi et Punta della Dogana (Venise) — Ont accueilli en 2017 «  Treasures from the Wreck of the Unbelievable », premier accrochage des deux sites vénitiens de la Collection Pinault consacré à un seul artiste.

Repères chronologiques

1965 — Naissance à Bristol, au Royaume-Uni; il grandit ensuite à Leeds.

1984 — Installation à Londres, ville où il vit et travaille toujours.

1988 — Conçoit et organise «  Freeze » à Londres, alors étudiant à Goldsmiths College.

1991 — «  The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living »: un requin-tigre suspendu dans le formol.

1993 — Réalise «  Mother and Child (Divided) » pour la Biennale de Venise.

1995 — Remporte le Turner Prize, avec «  Mother and Child (Divided) » en pièce maîtresse.

2007 — «  For the Love of God », crâne de platine serti de 8 601 diamants.

2012 — Rétrospective à la Tate Modern du 4 avril au 9 septembre, première grande enquête d’une institution britannique.

2012-01 — «  The Complete Spot Paintings 1986–2011 » chez Gagosian, rue de Ponthieu à Paris, jusqu’au 10 mars.

2017 — «  Treasures from the Wreck of the Unbelievable » occupe le Palazzo Grassi et la Punta della Dogana à Venise.

2021-07-06 — Ouverture de «  Cerisiers en fleurs » à la Fondation Cartier, sa première exposition institutionnelle en France.

2025-10-25 — La Fondation Cartier ouvre son bâtiment place du Palais-Royal avec l’«  Exposition Générale ».

Damien Hirst & Paris

Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Damien Hirst à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.

Questions fréquentes

tout ce qu’il faut savoir

Pourquoi Damien Hirst plonge-t-il des animaux dans du formol ?

Les cuves de verre et d'acier remplies de formol appartiennent à sa série Natural History, commencée vers 1990. Le procédé emprunte au musée d'histoire naturelle : il rend la mort observable de près, sans décomposition. Dans « Mother and Child (Divided) », une vache et son veau sont bisectés puis installés par paires, de sorte que le visiteur circule entre les moitiés et voit l'intérieur des corps.

Qu'était l'exposition « Freeze » de 1988 ?

« Freeze » est une exposition en trois volets conçue et organisée par Hirst en 1988, alors qu'il était étudiant à Goldsmiths College, dans un entrepôt londonien désaffecté. Elle réunissait son travail et celui de ses camarades, dont Sarah Lucas, Angus Fairhurst et Michael Landy. La Tate y voit le point de départ de la génération des Young British Artists.

Damien Hirst a-t-il remporté le Turner Prize ?

Oui : il obtient le Turner Prize en 1995, et « Mother and Child (Divided) », sculpture créée pour la Biennale de Venise de 1993, constituait la pièce centrale de son accrochage. La Tate conserve depuis 2007 une copie d'exposition de cette œuvre, entrée dans ses collections avec un ensemble d'œuvres de l'artiste.

Damien Hirst a-t-il déjà exposé à Paris ?

Oui. La Fondation Cartier lui a consacré « Cerisiers en fleurs » du 6 juillet 2021 au 2 janvier 2022, sa première exposition dans une institution française. La galerie Gagosian, rue de Ponthieu, l'avait déjà montré avec « The Complete Spot Paintings 1986–2011 » début 2012, puis avec « Cathedrals Built on Sand » du 8 juin au 22 septembre 2021.

Que sont les « Cerisiers en fleurs » ?

C'est une série de cent sept grandes toiles achevée en novembre 2020, après trois ans de travail, et amorcée à l'atelier après une décennie consacrée à un projet sculptural. Hirst y réinterprète le sujet traditionnel du paysage et convoque, non sans ironie, les mouvements picturaux de l'impressionnisme à l'action painting. Trente d'entre elles ont été montrées à la Fondation Cartier.

Qu'est-ce que « For the Love of God » ?

Réalisée en 2007, cette œuvre est un moulage de crâne humain en platine serti de 8 601 diamants. La Collection Pinault la cite, avec le requin de 1991, comme l'exemple le plus spectaculaire de la manière dont l'artiste démonte les systèmes de croyance et de valeur de nos sociétés contemporaines.