Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer Elizabeth Peyton dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Peintre américaine née en 1965 à Danbury, dans le Connecticut, Elizabeth Peyton a redonné au portrait une actualité brûlante à partir des années 1990, avec de très petits tableaux à l’huile — souvent moins de trente centimètrès — où se croisent des amis proches, des musiciens, des chanteurs d’opéra et des figures historiques.
Elizabeth Peyton suit les cours de la School of Visual Arts de New York de 1984 à 1987 et présente sa première exposition personnelle dès 1987, à la galerie Althea Viafora.
Cette page sert surtout à situer Elizabeth Peyton dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Elizabeth Peyton suit les cours de la School of Visual Arts de New York de 1984 à 1987 et présente sa première exposition personnelle dès 1987, à la galerie Althea Viafora. Son travail sort réellement de la confidentialité en 1993, lorsqu’une série de portraits de figures historiques est accrochée non pas dans une galerie mais dans la chambre 828 du Chelsea Hotel: les visiteurs doivent demander la clé pour voir les dessins. Ce dispositif, à mi-chemin entre l’intimité et l’événement, restera attaché à sa légende de peintre.
En 1997, le Museum of Modern Art de New York l’associe à John Currin et Luc Tuymans dans l’accrochage « Projects 60 », qui installe durablement l’idée d’un retour de la figure en peinture. En 2004, plusieurs de ses portraits sont retenus pour la Biennale du Whitney. Le Whitney Museum conserve d’ailleurs son autoportrait « Live to Ride (E.P.) », caractéristique de ce que l’artiste appelle ses « images de gens » et de cette beauté androgyne qui traverse l’ensemble de son travail.
En 2008, le New Museum of Contemporary Art de New York organise « Live Forever », première rétrospective de mi-carrière consacrée à l’artiste. L’accrochage voyage ensuite au Walker Art Center de Minneapolis, à la Whitechapel Gallery de Londres — du 9 juillet au 19 septembre 2009 — puis au Bonnefantenmuseum de Maastricht. La Whitechapel Gallery la présente alors comme une peintre de la vie moderne, dont la palette lumineuse et le trait rythmé portraiturent les artistes et musiciens de sa propre génération, de Matthew Barney à Jarvis Cocker.
En 2017, le Hara Museum of Contemporary Art de Tokyo présente « Still life », premier grand panorama de son travail au Japon: l’artiste y choisit elle-même plus de quarante œuvres couvrant vingt-cinq ans de pratique. La même année, la Villa Médicis à Rome la confronte à Camille Claudel. En 2019, la National Portrait Gallery de Londres accroche « Aire and Angels », où ses tableaux sont mis en regard des portraits historiques de la collection permanente du musée; l’exposition voyage ensuite à Pékin, à l’UCCA, sous le titre « Practice ».
Le travail d’Elizabeth Peyton figure dans un ensemble large d’institutions: le Solomon R. Guggenheim Museum et le Whitney Museum à New York, le Centre Pompidou à Paris, la Tate Modern à Londres, le Walker Art Center de Minneapolis, le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, le San Francisco Museum of Modern Art, le Museum of Fine Arts de Boston ou encore le Kunstmuseum Wolfsburg. Le Museum of Modern Art de New York indique avoir acquis plus de trente dessins et peintures de l’artiste en vingt-cinq ans.
Médiums: peinture à l’huile, dessin, estampe.
Techniques: huile sur bois ou sur panneau, en très petit format, huile sur lin, pastel et crayon de couleur sur papier noir, eau-forte et gravure directe à l’aquatinte, lithographie, linogravure, eau-forte au vernis mou.
Motifs récurrents: le portrait comme véhicule d’une intimité, les amis et les proches de l’artiste, les musiciens et les figures de la culture populaire, l’opéra et ses interprètes, les figures historiques et royales, la beauté androgyne et le seuil entre jeunesse et âge adulte, la copie d’après les maîtrès anciens.
En 2023, le musée du Louvre crée à l’occasion de son 230e anniversaire le programme « Les Hôtes du Louvre » et confie un atelier installé dans le palais lui-même à deux artistes, Kader Attia et Elizabeth Peyton. Le musée précise que l’atelier de la peintre américaine s’installe au pavillon de Flore. Il ne s’agit pas d’une simple invitation honorifique: l’artiste travaille sur place, au contact direct des collections, dans un musée que le Louvre décrit comme « la maison des artistes ».
En novembre 2024, le Louvre annonce qu’Elizabeth Peyton vient d’achever une gravure à la chalcographie du musée. Intitulée « L’Ami (D’après Titien) », elle s’inspire de « L’Homme au gant » de Titien et rejoint les collections du département des Arts graphiques. Le musée y lit une double filiation: celle des copistes qui peuplaient le Louvre « rendu au peuple », et celle des graveurs d’interprétation du XIXe siècle qui diffusaient les chefs-d’œuvre en images reproductibles.
Le Musée national d’art moderne conserve « Prince Harry and Prince William » (1999), une huile sur bois de 24 x 20,3 cm, typique du format minuscule que l’artiste impose au portrait royal. Le Centre Pompidou lui a consacré une séance de son cycle où critiques, conservateurs et artistes commentent chaque jour une œuvre jugée emblématique de la peinture actuelle: le 11 novembre 2009, c’est Stéphanie Moisdon qui présente ce tableau au public parisien.
Thaddaeus Ropac Paris Marais présente en 2022 « transformer », du 4 mai au 18 juin, décrite par la galerie comme la première exposition personnelle de l’artiste en France depuis plus de dix ans, avec des huiles sur lin et sur bois et des œuvres sur papier. David Zwirner reprend le relais avec « La pesanteur et la grâce », du 24 avril au 28 juin 2025 dans son espace parisien, un ensemble d’œuvres sur papier. La galerie indique par ailleurs que l’artiste vit et travaille entre New York et Paris.
Musée du Louvre (Paris) — Atelier d’artiste au pavillon de Flore dans le cadre des « Hôtes du Louvre »; une gravure de l’artiste est entrée au département des Arts graphiques.
Centre Pompidou (Paris) — Conserve « Prince Harry and Prince William » (1999) dans les collections du Musée national d’art moderne.
David Zwirner Paris (Paris) — Exposition personnelle « La pesanteur et la grâce », 24 avril – 28 juin 2025.
Thaddaeus Ropac Paris Marais (Paris) — Exposition personnelle « transformer », 4 mai – 18 juin 2022.
1965 — Naissance à Danbury, dans le Connecticut, aux États-Unis.
1984-1987 — Études à la School of Visual Arts de New York.
1987 — Première exposition personnelle à la galerie Althea Viafora, New York.
1993 — Portraits historiques accrochés dans la chambre 828 du Chelsea Hotel, à New York.
1997 — Accrochage « Projects 60 » au MoMA, avec John Currin et Luc Tuymans.
2004 — Plusieurs portraits sélectionnés pour la Biennale du Whitney.
2008 — Rétrospective « Live Forever » organisée par le New Museum, New York.
2009-07 — « Live Forever » à la Whitechapel Gallery de Londres, du 9 juillet au 19 septembre.
2017-01 — « Still life » au Hara Museum of Contemporary Art de Tokyo, jusqu’au 7 mai.
2019 — « Aire and Angels » à la National Portrait Gallery de Londres, avec les portraits historiques du musée.
2022-05 — « transformer » chez Thaddaeus Ropac Paris Marais, du 4 mai au 18 juin.
2023 — Devient l’une des deux « Hôtes du Louvre », avec un atelier dans le palais.
2024-11 — Le Louvre annonce l’entrée de la gravure « L’Ami (D’après Titien) » au département des Arts graphiques.
2025-04 — « La pesanteur et la grâce » chez David Zwirner Paris, du 24 avril au 28 juin.
2026-03 — « mountains in my heart (the death of Sarpedon) » chez David Zwirner, New York, du 19 mars au 2 mai.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Elizabeth Peyton à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le petit format est constitutif de sa peinture : « Prince Harry and Prince William », conservé au Centre Pompidou, mesure 24 x 20,3 cm, et les huiles sur bois montrées en galerie tournent autour de 22 x 30 ou 43 x 35 cm. Cette échelle rapproche le portrait de l'objet intime plutôt que du tableau d'apparat.
Des proches, des artistes et des musiciens de sa génération — la Whitechapel Gallery cite Matthew Barney, Jake Chapman, Angus Fairhurst, Jarvis Cocker et Liam Gallagher — mais aussi des figures historiques, des membres de familles royales, des chanteurs d'opéra, et des personnalités contemporaines comme Greta Thunberg ou le patineur Yuzuru Hanyu.
Depuis 2023, elle est l'une des deux « Hôtes du Louvre » : le musée lui a attribué un atelier dans le palais, au pavillon de Flore, dans le cadre d'un programme d'art contemporain lancé pour le 230e anniversaire de l'institution. Elle y travaille au contact des collections, et y a gravé une planche à la chalcographie.
Oui. Le Centre Pompidou conserve « Prince Harry and Prince William » (1999), huile sur bois, au Musée national d'art moderne. Le musée du Louvre a de son côté fait entrer au département des Arts graphiques la gravure « L'Ami (D'après Titien) », achevée à la chalcographie en 2024.
C'est la rétrospective de mi-carrière organisée en 2008 par le New Museum of Contemporary Art de New York. Elle a ensuite circulé au Walker Art Center de Minneapolis, à la Whitechapel Gallery de Londres du 9 juillet au 19 septembre 2009, puis au Bonnefantenmuseum de Maastricht.
Oui, et sa galerie insiste sur ce point : ses estampes ne sont ni des à-côtés ni des reproductions de tableaux existants, mais une étape du processus qui nourrit de nouveaux ensembles. Elle travaille depuis 2002 avec l'atelier Two Palms à New York et depuis 2013 avec Edition Copenhagen, en eau-forte, lithographie et linogravure.