Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer Elmgreen & Dragset dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Michael Elmgreen, né en 1961 à Copenhague, et Ingar Dragset, né en 1969 à Trondheim, travaillent ensemble depuis 1995 et vivent à Berlin.
Michael Elmgreen est né en 1961 à Copenhague, Ingar Dragset en 1969 à Trondheim; ils collaborent depuis 1995 et vivent et travaillent à Berlin.
Cette page sert surtout à situer Elmgreen & Dragset dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Michael Elmgreen est né en 1961 à Copenhague, Ingar Dragset en 1969 à Trondheim; ils collaborent depuis 1995 et vivent et travaillent à Berlin. Leur signature est celle d’un auteur unique: les œuvres ne sont jamais réparties entre deux mains, elles portent le nom du duo. Leurs premières années sont largement performatives, avant que le travail ne se déplace vers des installations qui n’exigent plus leur présence physique. La Tate Modern, qui les expose dès 2004, résume ce déplacement en soulignant que leur recherche porte sur la relation entre art, architecture et design.
La série des « Powerless Structures » constitue le socle de leur notoriété. Elmgreen & Dragset y retournent les conventions du cube blanc en fabriquant des salles d’exposition suspendues au plafond, enfoncées dans le sol ou renversées, jusqu’à rendre visible ce qui d’ordinaire passe pour neutre: le dispositif même de monstration. La Whitechapel Gallery, qui leur consacre en 2018 une exposition intitulée « This Is How We Bite Our Tongue », décrit des scénarios spatiaux troublants où les espaces institutionnels deviennent des métaphores du désir individuel et des identités collectives, portés par un humour pince-sans-rire et une mélancolie assumée.
Deux projets hors les murs ont fait leur réputation publique. « Prada Marfa », établi le 1er octobre 2005 le long d’une route isolée de l’ouest du Texas, est une reproduction de boutique Prada garnie des sacs et chaussures de la collection automne 2005 et dont la porte reste verrouillée à jamais: commandé par Art Production Fund et Ballroom Marfa, l’ouvrage ne sera jamais un lieu de commerce. En 2016, le Public Art Fund installe « Van Gogh’s Ear » à l’entrée des Channel Gardens du Rockefeller Center: une piscine dressée à la verticale, intérieur cyan, échelle en inox poli et plongeoir, exposée comme en vitrine face à Saks Fifth Avenue.
À la 53e Biennale de Venise, Elmgreen & Dragset réunissent pour la première fois deux pavillons nationaux — le danois et le nordique — dans une exposition unique, « The Collectors », qui leur vaut une mention spéciale. Les pavillons y sont convertis en intérieurs domestiques habités par des collectionneurs fictifs, avec des œuvres d’artistes invités, et le pavillon danois est présenté à la vente, le public étant guidé par un agent immobilier. Le geste condense leur méthode: emprunter un format institutionnel existant, en conserver toute la vraisemblance et en déplacer la fonction.
Le duo a été accueilli en exposition personnelle par la Kunsthalle Zürich (2001), la Tate Modern (2004), la Serpentine Gallery (2006), le ZKM de Karlsruhe (2010), le Museum Boijmans Van Beuningen (2011), le Victoria and Albert Museum (2013-2014), le PLATEAU du Samsung Museum of Art (2015), l’UCCA de Pékin et le Tel Aviv Museum of Art (2016), la Whitechapel Gallery (2018-2019), le Nasher Sculpture Center de Dallas (2019-2020), la Fondazione Prada (2022), le Centre Pompidou-Metz (2023-2024), l’Amorepacific Museum of Art de Séoul et le musée d’Orsay (2024-2025). Ils ont également participé aux biennales de Berlin, São Paulo, Gwangju, Istanbul, Moscou, Singapour, Liverpool et Bangkok.
Médiums: Sculpture figurative (aluminium, acier inoxydable, laque, bronze), Installation immersive à l’échelle 1, Intervention architecturale in situ, Art public permanent, Performance et théâtre d’objets.
Techniques: Reconstitution grandeur nature d’espaces publics et privés, Plateformes et structures suspendues modifiant l’axe de lecture d’une salle, Recontextualisation d’objets manufacturés dans la filiation du ready-made, Sculptures hyperréalistes habillées de vêtements réels, Détournement des codes de la vitrine et du showroom.
Motifs récurrents: Pouvoir des dispositifs spatiaux sur les comportements, Masculinités contemporaines, Identité, appartenance et politiques sexuelles, Solitude et rapport aux écrans et aux technologies, Critique des conventions d’exposition, Luxe, commerce et espace public.
Du 15 octobre 2024 au 2 février 2025, le musée d’Orsay a confié à Elmgreen & Dragset sa nef des sculptures, inchangée depuis près de quarante ans — une première dans l’histoire du musée. Au cœur de la nef, le duo a bâti une vaste plateforme suspendue au-dessus des sculptures du XIXe siècle; son dessous reproduit le sol carrelé, créant l’illusion d’un espace inversé d’où cinq sculptures pendent à l’envers. L’intervention, dont le commissariat est assuré par Christophe Leribault, met en regard les représentations des masculinités contemporaines et la collection permanente, jusqu’au dialogue explicite avec l’« Anacréon » d’Eugène Guillaume (1851).
La présence parisienne du duo est ancienne et régulière. Les 22 et 23 octobre 2009, le Centre Pompidou programme « Drama Queens », spectacle sans acteur conçu par Elmgreen & Dragset sur un texte de Tim Etchells, où six archétypes de la sculpture moderniste — parmi lesquels « L’Homme qui marche » de Giacometti et « Elegy III » de Barbara Hepworth — se déplacent et s’invectivent. Côté galeries, la galerie Perrotin, dans le 3e arrondissement, les a montrés du 13 octobre au 22 décembre 2018 avec des pièces telles qu’« Asphalt Piece » et « Triple Diving Board », puis du 14 octobre au 18 novembre 2023 pour « David and Other Sculptures », dixième exposition commune marquant vingt ans de collaboration.
En octobre 2025, la vitrine de MASSIMODECARLO Pièce Unique, rue de Turenne dans le 3e arrondissement, a accueilli une sculpture hyperréaliste du duo représentant une assistante de galerie affalée sur son bureau, visible gratuitement jour et nuit jusqu’au 31 octobre 2025. À l’échelle française, la première exposition personnelle dans une institution revient au Centre Pompidou-Metz avec « Bonne Chance », du 10 juin 2023 au 1er avril 2024: sous le commissariat de Chiara Parisi, le duo a investi la Grande Nef, le Forum, les toits des Galeries et le Jardin, le musée confiant pour la première fois sa Grande Nef à une exposition monographique.
Musée d’Orsay (Paris) — A accueilli l’intervention in situ « L’Addition » dans sa nef des sculptures, du 15 octobre 2024 au 2 février 2025.
Centre Pompidou (Paris) — A programmé le spectacle « Drama Queens » les 22 et 23 octobre 2009.
Galerie Perrotin (Paris) — Galerie parisienne du 3e arrondissement où le duo a exposé en 2018 puis en 2023 avec « David and Other Sculptures ».
MASSIMODECARLO Pièce Unique (Paris) — Vitrine de la rue de Turenne ayant présenté une sculpture hyperréaliste du duo en octobre 2025.
Centre Pompidou-Metz (Metz) — Première exposition personnelle du duo dans une institution française, « Bonne Chance », du 10 juin 2023 au 1er avril 2024.
1961 — Naissance de Michael Elmgreen à Copenhague, au Danemark.
1969 — Naissance d’Ingar Dragset à Trondheim, en Norvège.
1995 — Début de la collaboration du duo, qui s’installera à Berlin.
2004 — Exposition « Untitled » à la Tate Modern, du 12 mai au 4 juillet.
2005-10-01 — Établissement de « Prada Marfa » dans l’ouest du Texas.
2009 — Mention spéciale à la 53e Biennale de Venise pour « The Collectors ».
2009-10 — « Drama Queens » programmé au Centre Pompidou les 22 et 23 octobre.
2016 — « Van Gogh’s Ear » au Rockefeller Center avec le Public Art Fund, du 13 avril au 16 août.
2018 — Rétrospective « This Is How We Bite Our Tongue » à la Whitechapel Gallery, à partir du 27 septembre.
2023 — « Bonne Chance » au Centre Pompidou-Metz, première personnelle en institution française.
2024-10-15 — Ouverture de « L’Addition » dans la nef des sculptures du musée d’Orsay.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Elmgreen & Dragset à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le duo réunit Michael Elmgreen, né en 1961 à Copenhague au Danemark, et Ingar Dragset, né en 1969 à Trondheim en Norvège. Ils collaborent depuis 1995 et vivent et travaillent à Berlin, où ils signent l'ensemble de leurs œuvres sous un nom commun.
Pour « L'Addition » (15 octobre 2024 – 2 février 2025), ils ont construit une plateforme suspendue au-dessus de la nef des sculptures, dont le dessous reproduit le sol carrelé pour donner l'illusion d'un espace inversé ; cinq sculptures y sont accrochées à l'envers, en dialogue avec la collection permanente.
Établi le 1er octobre 2005 dans l'ouest du Texas, « Prada Marfa » est une reproduction permanente de boutique Prada garnie de sacs et de chaussures de la collection automne 2005. Commandée par Art Production Fund et Ballroom Marfa, sa porte reste verrouillée : elle ne fonctionnera jamais comme un commerce.
Avec « The Collectors », ils ont fusionné pour la première fois deux pavillons nationaux, le danois et le nordique, en une seule exposition peuplée de collectionneurs fictifs, le pavillon danois étant même mis en vente et visité avec un agent immobilier. Ce projet leur a valu une mention spéciale de la 53e Biennale.
Il s'agit d'un ensemble d'œuvres dans lesquelles Elmgreen & Dragset renversent les conventions du cube blanc : des salles d'exposition apparaissent suspendues au plafond, enfoncées dans le sol ou retournées, de sorte que le dispositif de monstration devient lui-même le sujet de l'œuvre.
Aucune exposition du duo n'est à l'affiche à Paris au 2 août 2026 : la liste officielle de leurs expositions en cours ne mentionne que Voorlinden, l'Arken, Dresde, le Städel de Francfort, Dallas et un projet permanent en Thaïlande. Leurs passages parisiens récents (Orsay, Perrotin, MASSIMODECARLO) sont tous terminés.