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Cette page sert surtout à situer George Condo dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1957 à Concord, dans le New Hampshire, George Condo est un peintre, dessinateur et sculpteur américain qui a fait de l’histoire de la peinture européenne son atelier.
George Condo naît en 1957 à Concord, dans le New Hampshire. Il étudie l’histoire de l’art et la théorie musicale à l’université du Massachusetts à Lowell, à la fin des années 1970.
Cette page sert surtout à situer George Condo dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
George Condo naît en 1957 à Concord, dans le New Hampshire. Il étudie l’histoire de l’art et la théorie musicale à l’université du Massachusetts à Lowell, à la fin des années 1970. Il s’installe à New York en 1979 et se trouve rapidement introduit dans la scène artistique locale, travaillant notamment pour l’atelier de sérigraphie d’Andy Warhol, où il applique la poussière de diamant sur les tirages. Cette formation par l’atelier plutôt que par l’école des beaux-arts explique l’aisance technique dont il fera ensuite un outil de citation: il n’emprunte pas des images, il emprunte des manières de peindre.
Après New York, Condo part pour Cologne, puis pour Paris, qui devient son lieu principal de résidence de 1985 à 1995, selon le Musée d’Art Moderne de Paris. Ces dix années européennes sont décisives: sa connaissance des maîtrès anciens cesse d’être livresque et devient quotidienne, et il développe une approche personnelle de la peinture figurative doublée d’un regard féroce sur son époque. La période est aussi celle de ses premières expositions personnelles parisiennes, notamment ses « Peintures récentes 1989-90 » à la galerie Daniel Templon en 1990.
Condo a forgé lui-même les deux notions qui décrivent le mieux sa peinture. Le « réalisme artificiel » désigne des œuvres réalisées dans le style et avec les techniques du passé mais nourries d’éléments contemporains — culture graffiti dans la série des Names Paintings de 1984, imagerie du cartoon dans Big Red en 1997 — jusqu’à produire un effet d’incertitude temporelle. Le « cubisme psychologique » nomme sa façon de faire coexister plusieurs émotions dissemblables dans un seul et même visage, principe déployé dans la série des Doubles Portraits de 2014-2015.
La figure humaine est le sujet principal de l’œuvre, mais Condo la traite par le détour d’êtrès imaginaires qu’il nomme « humanoïdes ». Il en donne lui-même la définition, citée par le Nouveau Musée National de Monaco: « l’humanoïde n’est pas un monstre de science-fiction, c’est une forme de représentation qui utilise des moyens traditionnels pour faire remonter les émotions intérieures à la surface d’une personne ». Ces figures apparaissent d’abord en portraits individuels au début des années 2000, revisitant les codes néoclassiques, puis en portraits de groupe avec la série des Drawing Paintings, 2009-2012.
Depuis les années 2010, l’œuvre de Condo est régulièrement mise face aux collections historiques qui l’ont nourrie. Le Museum Berggruen de Berlin a présenté du 19 novembre 2016 au 1er mai 2017 « George Condo. Confrontation », première grande exposition d’art contemporain du musée depuis son ouverture, qui accrochait ses toiles auprès de Cézanne, Picasso, Matisse, Klee et Giacometti. La Phillips Collection de Washington a suivi avec « The Way I Think » du 11 mars au 25 juin 2017, panorama de dessins et de « drawing paintings » repartis ensuite au Louisiana Museum of Modern Art du 9 novembre 2017 au 2 avril 2018.
Le travail de Condo figure dans les collections permanentes du Metropolitan Museum of Art, du Museum of Modern Art, du Solomon R. Guggenheim Museum et du Whitney Museum of American Art à New York, ainsi qu’à la Tate à Londres. Le Metropolitan conserve Rush Hour, acrylique, graphite, fusain et pastel sur toile de 2010, acquis en 2011 sur le George A. Hearn Fund, et a reçu de l’artiste en 2021 l’eau-forte A Midwinter’s Daydream. La Tate détient un ensemble qui va d’Outer Antipodes, 1996, à The Insane Clown, 2019.
Médiums: peinture à l’huile sur toile, acrylique, graphite, fusain et pastel sur toile, dessin sur papier, sculpture, estampe (eau-forte et pointe sèche).
Techniques: reprise assumée des techniques des maîtrès anciens appliquée à des sujets qu’ils n’auraient jamais peints, portrait composite faisant coexister plusieurs états émotionnels dans un même visage, hybridation d’un vocabulaire savant avec le graffiti et l’imagerie du cartoon, eau-forte rehaussée de pointe sèche.
Motifs récurrents: la figure humaine et ses « humanoïdes », le dialogue avec l’histoire de la peinture occidentale, de Rembrandt et Goya à Picasso, la vanité, la nature morte et le nu, la dualité et la complexité de la psyché, le passage de la figuration à l’abstraction.
Le lien de George Condo avec Paris n’est pas anecdotique: le Musée d’Art Moderne de Paris indique que, après New York puis Cologne, la ville devient son lieu principal de résidence de 1985 à 1995. Dix ans passés en Europe, au contact quotidien des collections de peinture ancienne, expliquent la culture visuelle qui traverse toute son œuvre et le tour très européen de sa figuration. C’est pendant cette période qu’il expose pour la première fois de façon suivie dans les galeries parisiennes.
Le parcours parisien de Condo se lit dans sa liste d’expositions personnelles: la galerie Daniel Templon en 1990 puis en 1995, la Galerie de Poche en 1990, le Palais des Congrès de Paris en 1995, la galerie Jérôme de Noirmont en 2001, 2008 et 2010, enfin Almine Rech à Paris en 2017 avec « Life is Worth Living ». Aucune autre capitale européenne ne l’a montré aussi régulièrement sur une aussi longue durée.
Les institutions parisiennes ont pris le relais des galeries. La Fondation Dina Vierny - musée Maillol présente « George Condo, la civilisation perdue » du 17 avril au 17 août 2009, sous le commissariat d’Olivier et Bertrand Lorquin. Puis le Musée d’Art Moderne de Paris lui consacre du 10 octobre 2025 au 15 février 2026 la plus importante exposition à ce jour de son œuvre, conçue comme le dernier chapitre d’une trilogie new-yorkaise ouverte par ses rétrospectives Basquiat en 2010 et Haring en 2013.
Musée d’Art Moderne de Paris (Paris) — Rétrospective « George Condo » du 10 octobre 2025 au 15 février 2026, environ 80 peintures, 110 dessins et une vingtaine de sculptures; page désormais archivée.
Fondation Dina Vierny - musée Maillol (Paris) — Exposition « George Condo, la civilisation perdue », 17 avril - 17 août 2009, commissariat d’Olivier et Bertrand Lorquin.
Museum Berggruen, Staatliche Museen zu Berlin (Berlin) — « George Condo. Confrontation », 19 novembre 2016 - 1er mai 2017, confrontation avec Cézanne, Picasso, Matisse, Klee et Giacometti.
The Phillips Collection (Washington) — « George Condo: The Way I Think », 11 mars - 25 juin 2017, panorama de dessins et de « drawing paintings ».
Nouveau Musée National de Monaco, Villa Paloma (Monaco) — « George Condo - Humanoids », 31 mars - 1er octobre 2023.
Tate (Londres) — Collection publique conservant un ensemble d’œuvres de Condo, d’Outer Antipodes (1996) à The Insane Clown (2019).
The Metropolitan Museum of Art (New York) — Collection publique conservant notamment Rush Hour (2010) et l’eau-forte A Midwinter’s Daydream (2020).
1957 — Naissance de George Condo à Concord, dans le New Hampshire, aux États-Unis.
1976 — Études d’histoire de l’art et de théorie musicale à l’université du Massachusetts à Lowell.
1979 — Installation à New York et travail pour l’atelier de sérigraphie d’Andy Warhol.
1984 — Série des Names Paintings, où le vocabulaire du graffiti entre dans le « réalisme artificiel ».
1985 — Paris devient sa résidence principale, après un passage par Cologne, et le reste jusqu’en 1995.
1990 — Exposition personnelle « Peintures récentes 1989-90 » à la galerie Daniel Templon, à Paris.
2009-04-17 — Ouverture de « George Condo, la civilisation perdue » à la Fondation Dina Vierny - musée Maillol, Paris.
2016-11-19 — Ouverture de « George Condo. Confrontation » au Museum Berggruen de Berlin, face aux modernes de la collection.
2017-03-11 — Ouverture de « The Way I Think » à la Phillips Collection de Washington, survey de ses dessins.
2018-06-08 — Première exposition personnelle en musée en Grèce, au Musée d’art cycladique d’Athènes.
2023-03-31 — Ouverture de « George Condo - Humanoids » à la Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco.
2025-10-10 — Ouverture au Musée d’Art Moderne de Paris de la plus importante exposition consacrée à son œuvre.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier George Condo à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
C'est un concept que Condo a forgé lui-même pour décrire des œuvres qui défient la chronologie : réalisées dans le style et avec les techniques du passé, elles intègrent la culture graffiti (Names Paintings, 1984) ou l'imagerie du cartoon (Big Red, 1997), produisant un effet d'incertitude temporelle.
L'expression, également inventée par l'artiste, désigne sa manière de faire tenir plusieurs émotions dissemblables dans un seul et même portrait. Le Musée d'Art Moderne de Paris la rattache à la série des Doubles Portraits, 2014-2015, consacrée à la dualité de l'esprit humain.
Condo en donne sa propre définition : ce n'est pas un monstre de science-fiction, mais une forme de représentation qui utilise des moyens traditionnels pour faire remonter les émotions intérieures à la surface d'une personne. Ces figures peuplent ses portraits individuels des années 2000 puis ses portraits de groupe.
Paris a été sa résidence principale de 1985 à 1995, après New York et Cologne. La ville l'a ensuite exposé sans discontinuer, des galeries Daniel Templon et Jérôme de Noirmont au musée Maillol en 2009, jusqu'à la rétrospective du Musée d'Art Moderne de Paris en 2025-2026.
Arrivé à New York en 1979, Condo travaille pour l'atelier de sérigraphie d'Andy Warhol, où il applique la poussière de diamant sur les tirages. Il appartient à la même génération que Jean-Michel Basquiat et Keith Haring, avec lesquels le MAM souligne une véritable amitié artistique.
Son travail figure notamment au Metropolitan Museum of Art, au Museum of Modern Art, au Solomon R. Guggenheim Museum et au Whitney Museum of American Art à New York, ainsi qu'à la Tate à Londres, qui conserve un ensemble allant d'Outer Antipodes (1996) à The Insane Clown (2019).