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Cette page sert surtout à situer Gérard Garouste dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à Paris le 10 mars 1946, Gérard Garouste a imposé une peinture figurative savante et inquiète à une époque qui n’en voulait plus.
Gérard Garouste naît à Paris le 10 mars 1946. Il suit les cours de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1965 à 1972, dans l’atelier du peintre abstrait Gustave Singier, dont il se réclame comme maître.
Cette page sert surtout à situer Gérard Garouste dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Gérard Garouste naît à Paris le 10 mars 1946. Il suit les cours de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1965 à 1972, dans l’atelier du peintre abstrait Gustave Singier, dont il se réclame comme maître. Ces années de formation le mettent au contact de Marcel Duchamp et de l’art conceptuel, alors dominants, tandis qu’il pratique surtout le dessin d’humour. La notice de l’Académie des beaux-arts résume le fil de son travail: les origines de notre culture, l’héritage des maîtrès anciens et les mythes. La collection du Centre Pompidou conserve un dessin de 1969, à la mine graphite, au crayon de couleur et à la gouache, entré par don de l’artiste en 1986.
Avant d’être reconnu comme peintre, Garouste travaille pour la scène: il conçoit des scénographies pour son ami Jean-Michel Ribes, puis présente au Palace en 1977 « Le Classique et l’Indien », spectacle dont il est à la fois l’auteur, le metteur en scène et le décorateur. Il intervient au Palace jusqu’en 1982 comme scénographe et comme peintre. C’est la découverte de Jean Dubuffet et de l’art brut qui le décide, à la fin des années 1970, à s’engager dans la figuration. Le couple mental du Classique et de l’Indien — la règle et le débordement — donne son nom à une série dont le Centre Pompidou conserve un dessin.
L’année 1980 marque sa première exposition de peinture figurative, mythologique et allégorique, à la galerie Durand-Dessert; suivent New York en 1982 chez Holly Solomon, puis Leo Castelli et Sperone, et la sélection comme seul artiste français de l’exposition « Zeitgeist » à Berlin. Le Musée national d’art moderne achète dès 1982 « Orion le Classique, Orion l’Indien », huile sur toile de 250 × 295,5 cm peinte en 1981, puis en 1986 « Adhara », huile de 73 × 50 cm. La reconnaissance institutionnelle française passe ensuite par le CAPC de Bordeaux en 1987, où il montre conjointement huiles sur toile et acryliques sur indienne.
Garouste a multiplié les commandes publiques et architecturales: sculptures pour la cathédrale d’Évry, plafond du théâtre de Namur, vitraux de l’église Notre-Dame de Talant, fresque pour la salle des mariages de l’hôtel de ville gothique de Mons, décors pour le palais de l’Élysée. En 1989, il réalise le rideau de scène du théâtre du Châtelet, à Paris. En 1996, la Bibliothèque nationale de France lui commande une œuvre monumentale mêlant peinture et fer forgé. En 2008, une commande d’État lui fait dessiner la maquette du « Murex et l’Araignée », tapisserie d’Aubusson de 24 m² installée dans l’escalier d’honneur de l’hôtel de ville d’Aubusson.
À partir de la fin des années 1990, Garouste apprend l’hébreu et étudie intensivement les textes bibliques, qui irriguent sa peinture au même titre que Don Quichotte, La Divine Comédie ou Gargantua; il illustre notamment la Haggadah de Pessah. En 2009, le récit autobiographique « L’Intranquille » rend publics le poids de son histoire familiale — son père avait profité de la spoliation des établissements Lévitan en 1943 — et ses épisodes psychiatriques. Le Centre Pompidou reprendra ce surnom pour présenter une vie « sous le signe de l’étude mais aussi de la folie », les deux se nourrissant l’une l’autre.
En 1991, Garouste fonde à Marcilly-sur-Eure l’association La Source, action éducative et sociale d’aide par l’art destinée aux enfants et aux jeunes en difficulté ainsi qu’à leurs familles, soutenue par la Fondation de France et essaimée dans une dizaine de communes. Des ateliers d’art vivant y sont animés par des artistes professionnels invités. En 2022, le Centre Pompidou a mis ce travail à l’honneur dans sa Galerie des enfants avec « Le grand atelier de La Source », exposition-atelier proposée par l’artiste et construite autour de la mythologie, présentée en parallèle de sa rétrospective.
Médiums: peinture à l’huile sur toile, acrylique sur toile de coton imprimée dite indienne, estampe (eau-forte et pointe sèche), dessin, sculpture, vitrail, tapisserie, décor et scénographie de théâtre.
Techniques: huile sur toile de très grand format, eau-forte et pointe sèche sur papier, mine graphite, crayon de couleur et gouache sur papier, peinture associée au fer forgé, maquette de tapisserie d’Aubusson, installation de toiles montées sur une architecture dessinée par l’artiste.
Motifs récurrents: mythologie gréco-romaine (Orion, Diane et Actéon), textes fondateurs: Don Quichotte, La Divine Comédie, Gargantua, Bible, Haggadah de Pessah et étude de l’hébreu, confrontation du christianisme et du judaïsme, folie, intranquillité et histoire familiale, dualité du Classique et de l’Indien.
Paris est la ville natale de Garouste: il y naît le 10 mars 1946 et y fait ses études aux Beaux-Arts entre 1965 et 1972. Sa première notoriété est parisienne et théâtrale: le spectacle « Le Classique et l’Indien » présenté au Palace en 1977, puis une collaboration avec ce lieu jusqu’en 1982 comme scénographe et comme peintre. En 1989, il signe le rideau de scène du théâtre du Châtelet, et en 1996 la Bibliothèque nationale de France lui commande une œuvre monumentale associant peinture et fer forgé. Le Centre Pompidou enregistre aujourd’hui Marcilly, en Normandie, comme lieu de résidence et d’activité.
La principale collection publique parisienne de l’artiste est celle du Musée national d’art moderne, au Centre Pompidou. Elle réunit des peintures — « Orion le Classique, Orion l’Indien » acquis dès 1982, « Adhara » acheté en 1986, une grande toile de 1990-1991 donnée en 2001 par Jacques et Solange du Closel — un dessin de 1969 donné par l’artiste en 1986, ainsi qu’un ensemble d’eaux-fortes et pointes sèches entré en 2022 par don de Liliane et Michel Durand-Dessert, les galeristes qui l’exposèrent en 1980. Ce fonds couvre donc cinquante ans de travail, du dessin d’étudiant à l’estampe de maturité.
Du 7 septembre 2022 au 2 janvier 2023, le Centre Pompidou consacre à Garouste une rétrospective d’envergure dans la Galerie 2, au niveau 6. Plus de cent vingt tableaux majeurs, souvent de très grand format, y côtoient installations, sculptures et œuvres graphiques. Le musée y présente « l’un des plus importants peintres contemporains français », adepte d’une figuration sans concession, et met en avant le surnom de « l’intranquille ». Au même moment, la Galerie des enfants accueille « Le grand atelier de La Source », exposition-atelier proposée par l’artiste autour de la mythologie.
Le 13 décembre 2017, Gérard Garouste est élu à l’Académie des beaux-arts, institution parisienne membre de l’Institut de France, au fauteuil VI de la section de peinture, précédemment occupé par Georges Mathieu. Son épée d’académicien, dessinée par son épouse la designer Élizabeth Garouste, évoque le bâton du pèlerin et celui du sourcier; elle porte, gravée en caractères hébraïques, la formule « Que la lumière vive et la lumière vivra ». L’Académie le signale par ailleurs officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne (Paris) — Conserve peintures, dessin et estampes de l’artiste; lui a consacré la rétrospective du 7 septembre 2022 au 2 janvier 2023. Le bâtiment parisien est indisponible pour travaux de 2025 à 2030, la programmation étant répartie chez des partenaires.
Galerie Templon (Paris) — Galerie qui représente Gérard Garouste; aucune exposition personnelle de l’artiste n’est en cours ni annoncée sur sa page expositions au 2 août 2026.
Académie des beaux-arts, Institut de France (Paris) — L’artiste y siège depuis son élection du 13 décembre 2017, au fauteuil VI de la section de peinture.
Fondation Maeght (Saint-Paul-de-Vence) — A présenté l’exposition personnelle « Gérard Garouste: En chemin », du 27 juin au 29 novembre 2015.
1946-03-10 — Naissance de Gérard Garouste à Paris.
1965-1972 — Études à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Gustave Singier.
1977 — Présentation au Palace du « Classique et l’Indien », dont il est auteur, metteur en scène et décorateur.
1982 — Le Musée national d’art moderne achète « Orion le Classique, Orion l’Indien » (inv. AM 1982-125).
1986 — Achat d’« Adhara » et don par l’artiste d’un dessin de 1969 au Musée national d’art moderne.
1989 — Réalisation du rideau de scène du théâtre du Châtelet, à Paris.
1991 — Fondation de l’association La Source à Marcilly-sur-Eure, aide par l’art aux jeunes en difficulté.
1996 — Commande d’une œuvre monumentale par la Bibliothèque nationale de France, peinture et fer forgé.
2001 — Présentation d’« Ellipse » à la Fondation Cartier, toiles montées sur une architecture qu’il a dessinée.
2009 — Publication du récit autobiographique « L’Intranquille », succès critique et public.
2015 — Exposition personnelle « Gérard Garouste: En chemin » à la Fondation Maeght, jusqu’au 29 novembre.
2017-12-13 — Élection à l’Académie des beaux-arts, fauteuil VI, au siège de Georges Mathieu.
2022-09-07 — Ouverture de la rétrospective du Centre Pompidou, Galerie 2, jusqu’au 2 janvier 2023.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Gérard Garouste à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le titre vient de son récit autobiographique publié en 2009, dans lequel il rend publics le poids de son histoire familiale et ses épisodes psychiatriques. Le Centre Pompidou a repris le mot en 2022 pour décrire une vie « sous le signe de l'étude mais aussi de la folie », dont l'œuvre énigmatique se nourrit.
Ce couple apparaît dès son spectacle présenté au Palace en 1977, dont il signe le texte, la mise en scène et le décor, et il donne son nom à une série d'œuvres : le Centre Pompidou conserve sous ce titre attribué un dessin de 1969. Il oppose la règle héritée et le débordement, la culture savante et l'instinct.
Le Musée national d'art moderne, au Centre Pompidou, détient le fonds parisien de référence : les peintures « Orion le Classique, Orion l'Indien » (1981) et « Adhara », une grande toile de 1990-1991, un dessin de 1969 et des eaux-fortes. Le bâtiment est toutefois fermé pour travaux de 2025 à 2030.
Garouste a entrepris l'apprentissage de l'hébreu à la fin des années 1990 et étudie intensivement les textes bibliques, dont la Haggadah de la fête de Pessah, qu'il illustre. Sa peinture met en tension christianisme et judaïsme et place l'étude des textes fondateurs au même rang que Cervantès, Dante ou Rabelais.
Créée en 1991 à Marcilly-sur-Eure, La Source est une association d'action éducative et sociale qui aide par l'art les enfants et les jeunes en difficulté ainsi que leurs familles, avec le soutien de la Fondation de France. Le Centre Pompidou lui a consacré en 2022 une exposition-atelier dans sa Galerie des enfants.
Oui : il y a été élu le 13 décembre 2017 au fauteuil VI de la section de peinture, succédant à Georges Mathieu. Son épée d'académicien, dessinée par son épouse Élizabeth Garouste, porte en caractères hébraïques la formule « Que la lumière vive et la lumière vivra ».