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Cette page sert surtout à situer Jaume Plensa dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Jaume Plensa, né à Barcelone en 1955, est un sculpteur et graveur catalan dont les visages allongés, les corps de lettres et les fontaines habitées de portraits ont gagné les places publiques de Chicago, Londres, Madrid, Antibes ou Nice.
Jaume Plensa naît à Barcelone en 1955 et y suit sa formation artistique à l’école d’art et de design de la Llotja, puis à l’école des beaux-arts Sant Jordi.
Cette page sert surtout à situer Jaume Plensa dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Jaume Plensa naît à Barcelone en 1955 et y suit sa formation artistique à l’école d’art et de design de la Llotja, puis à l’école des beaux-arts Sant Jordi. Sa première exposition a lieu à Barcelone en 1980, année qu’il retient lui-même comme point de départ de sa carrière. Après une formation classique tournée vers le bronze, la fonte et le fer forgé, il élargit très tôt son vocabulaire à des objets rapportés et à des dispositifs techniques, en particulier lumineux. Il vit et travaille aujourd’hui à Barcelone, après des séjours de travail successifs en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, en France et aux États-Unis.
L’exposition organisée par la Fundació Joan Miró de Barcelone en 1996, reprise l’année suivante à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris puis à la Malmö Konsthall en Suède, marque le premier tournant international de son parcours. Suivent « Love Sounds » à la Kestner Gesellschaft de Hanovre en 1999, « Genus and Species » au Nasher Sculpture Center de Dallas en 2010, une large présentation de sculptures au Yorkshire Sculpture Park en 2011, puis l’itinérance nord-américaine de « Human Landscape » entre Nashville, Tampa et Toledo en 2015 et 2016. Plensa collabore régulièrement comme professeur invité avec la School of the Art Institute of Chicago, qui l’a fait docteur honoris causa en 2005.
Une part décisive de l’œuvre de Plensa est conçue pour l’espace public et répond à des commandes de villes, d’institutions ou de promoteurs. La Crown Fountain du Millennium Park de Chicago, en 2004, en est l’exemple le plus connu; l’ensemble comprend aussi « Dream » à Sutton Manor près de Liverpool en 2009, commande de la St. Helens Council et de la Liverpool Biennial, « Water’s Soul » à Jersey City face à Manhattan en 2020, « Julia » sur la Plaza de Colón à Madrid, ou « The House of Light and Love » au Fubon Art Museum de Taipei. Sa première commande publique française remonte à 1991, à Auch, pour l’Escalier monumental et la place Barbès.
Plensa mène en parallèle un travail de scène. En janvier 2007, il conçoit avec La Fura dels Baus la scénographie et les costumes du « Château de Barbe-Bleue » de Béla Bartók et du « Journal d’un disparu » de Leoš Janáček, créés à Paris. En 2019, il signe le concept scénique de l’opéra de chambre « Diàlegs de Tirant e Carmesina » de Joan Magrané, avant de passer à la mise en scène complète en février 2023 avec le « Macbeth » de Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, dont il signe également décors et costumes. La coupole centrale du Teatro Real de Madrid accueille par ailleurs une de ses interventions.
Distingué en France dès 1993 par la médaille de chevalier des Arts et des Lettres du ministère de la Culture, Plensa reçoit en 1997 le prix national des arts plastiques de la Généralité de Catalogne, en 2012 le prix national des beaux-arts espagnol et en 2013 le prix Velázquez des arts. Les années récentes multiplient les titres: doctorat honoris causa de l’université autonome de Barcelone en 2018 puis de l’université de Barcelone et de l’université de Notre Dame en 2024, médaille d’or du mérite culturel de la mairie de Barcelone et prix pour l’ensemble de sa carrière de l’International Sculpture Center en 2025, nomination comme ambassadeur d’honneur de la marque Espagne en 2026.
Médiums: sculpture (fonte, bronze, fer forgé au départ de sa formation), sculpture pour l’espace public, dessin, gravure et estampe, livres d’artiste, installations lumineuses, scénographie et costumes d’opéra.
Techniques: portrait sculpté aux proportions étirées, assemblage de caractères typographiques et d’alphabets en volume, recours à des dispositifs techniques et lumineux intégrés à la sculpture, collage (série des « Miroirs » présentée à Paris en 2024).
Motifs récurrents: le visage et le portrait comme paysage humain, le texte, la lettre et la poésie comme matière sculptée, le silence et la vie intérieure, le corps collectif et la place publique, le rêve et le nom propre (portraits de jeunes filles nommées).
La première grande exposition parisienne de Jaume Plensa est l’étape française d’une rétrospective conçue par la Fundació Joan Miró de Barcelone en 1996: elle est reprise en 1997 par la Galerie nationale du Jeu de Paume, place de la Concorde, avant de gagner la Malmö Konsthall en Suède. L’artiste comme sa galerie citent aujourd’hui encore ce triptyque Barcelone-Paris-Malmö parmi les jalons décisifs de sa carrière; c’est par Paris que son travail entre dans le circuit des institutions publiques européennes.
Plensa a été enseignant à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, seule charge d’enseignement européenne qu’il mentionne dans sa biographie officielle, à côté de sa collaboration régulière comme professeur invité avec la School of the Art Institute of Chicago. Cet ancrage pédagogique parisien va de pair avec une reconnaissance française précoce: le ministère de la Culture lui remet la médaille de chevalier des Arts et des Lettres dès 1993, soit quatre ans avant l’exposition du Jeu de Paume.
En janvier 2007, Plensa signe à Paris, avec la compagnie catalane La Fura dels Baus, la scénographie et les costumes d’un double programme lyrique réunissant « Le Château de Barbe-Bleue » de Béla Bartók et « Le Journal d’un disparu » de Leoš Janáček. La compagnie date la représentation parisienne du 26 janvier 2007 et décrit une scénographie « réduite à son expression minimale », élaborée avec l’artiste pour ne pas détourner le spectateur du sujet réel de l’ouvrage: l’abandon et la perte.
Représenté par la Galerie Lelong & Co., dont le siège historique est parisien, Plensa y expose personnellement de façon régulière: une exposition à son nom en 2020, « The True Portrait » en ligne en 2021, « Noir & Blanc » en 2023, les collages « Miroirs » en 2024 et « 5 rêves, 5 désirs » en 2026. C’est également la galerie parisienne qui, avec Futurecity, a assuré le commissariat de la sculpture installée en 2017 au pied de la tour The Shard à Londres — un rôle de production que Paris joue donc au-delà de ses murs.
Galerie Lelong & Co. (Paris) — Galerie représentante de l’artiste; expositions personnelles régulières, dont « Noir & Blanc » (2023), « Miroirs » (2024) et « 5 rêves, 5 désirs » (2026).
Galerie nationale du Jeu de Paume (Paris) — A présenté en 1997 l’étape parisienne de la rétrospective venue de la Fundació Joan Miró.
Opéra national de Paris — Palais Garnier (Paris) — Scénographie et costumes du « Château de Barbe-Bleue » et du « Journal d’un disparu » avec La Fura dels Baus, janvier 2007.
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid) — Conserve deux œuvres de l’artiste dans ses collections, dont « Dessin d’un maître inconnu (Baudelaire) ».
Carré Sainte-Anne (Montpellier) — Exposition personnelle « Mirage », du 2 juin au 1er novembre 2026.
1955 — Naissance à Barcelone; formation à l’école de la Llotja puis à l’école des beaux-arts Sant Jordi.
1980 — Première exposition à Barcelone, point de départ revendiqué de sa carrière.
1991 — Première commande publique française à Auch, pour l’Escalier monumental et la place Barbès.
1993 — Médaille de chevalier des Arts et des Lettres remise par le ministère français de la Culture.
1997 — Étape parisienne au Jeu de Paume de la rétrospective venue de la Fundació Joan Miró.
2004 — Installation de la Crown Fountain au Millennium Park de Chicago.
2007-01 — Scénographie et costumes d’un double programme Bartók-Janáček à Paris avec La Fura dels Baus.
2010 — Installation de « Nomade » au bastion Saint-Jaume à Antibes, commande de la mairie d’Antibes.
2013 — Attribution du prix Velázquez des arts, après le prix national des beaux-arts espagnol en 2012.
2023-02 — Mise en scène, décors et costumes du « Macbeth » de Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone.
2024 — Installation du « Messager » au musée de Valence, commande de la Ville de Valence; exposition « Être là ».
2026 — Exposition personnelle « 5 rêves, 5 désirs » à la Galerie Lelong & Co. à Paris.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Jaume Plensa à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Aucune œuvre pérenne de Plensa dans l'espace public parisien n'apparaît dans la liste officielle de ses projets ni dans la présentation de sa galerie. En France, celle-ci situe ses sculptures visibles devant le musée des Beaux-Arts de Caen, à Antibes, place Masséna à Nice et place des Ormeaux à Valence.
En janvier 2007, il a conçu à Paris, avec La Fura dels Baus, la scénographie et les costumes du « Château de Barbe-Bleue » de Bartók et du « Journal d'un disparu » de Janáček. La compagnie date la représentation parisienne du 26 janvier 2007 et décrit une scénographie volontairement minimale.
C'est le projet public le plus connu de Plensa, réalisé en 2004 pour le Millennium Park de Chicago. Sa galerie le cite en tête des œuvres qui l'ont fait connaître mondialement, et l'artiste a marqué le dixième anniversaire de la fontaine par le projet « 1004 Portraits » en 2014-2015.
Oui : sa biographie officielle indique qu'il a été enseignant à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Le ministère français de la Culture lui avait déjà remis, en 1993, la médaille de chevalier des Arts et des Lettres, bien avant sa première exposition parisienne d'envergure au Jeu de Paume.
Le visage est le motif central de sa sculpture récente, décliné en portraits nommés — Awilda, Julia, Carlota, Minna, Hortensia — et en séries de rêves. Le musée d'art moderne de Céret a intitulé l'exposition qu'il lui a consacrée en 2022 « Chaque visage est un lieu », formule qui résume cette approche du portrait comme paysage.
Le musée d'art moderne de Céret a inauguré ses nouveaux espaces avec « Chaque visage est un lieu » en 2022, le musée Picasso d'Antibes a présenté « La lumière veille, dessins 1982-2022 » en 2023, le musée de Valence « Être là » en 2024, et le Carré Sainte-Anne de Montpellier « Mirage » en 2026.