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Cette page sert surtout à situer Jeff Koons dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à York, en Pennsylvanie, en 1955, Jeff Koons a bâti une œuvre entière sur les objets que la culture de masse fabrique en série: lapin gonflable de fête foraine coulé en acier poli, aspirateurs neufs enfermés sous néon, ballons de baudruche démesurés en inox miroir.
Jeff Koons naît en 1955 à York, ville industrielle de Pennsylvanie, comme le rappellent les notices du Guggenheim Museum Bilbao et de la fondation The Broad, qui conservent toutes deux des œuvres majeures de l’artiste.
Cette page sert surtout à situer Jeff Koons dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Jeff Koons naît en 1955 à York, ville industrielle de Pennsylvanie, comme le rappellent les notices du Guggenheim Museum Bilbao et de la fondation The Broad, qui conservent toutes deux des œuvres majeures de l’artiste. Il s’impose au milieu des années 1980 au sein d’une génération qui interroge le statut de l’art dans une société saturée d’images. Le musée de Bilbao résume son projet en une formule que Koons revendique lui-même: emprunter le vocabulaire visuel de la publicité, du marketing et de l’industrie du divertissement avec l’intention déclarée de « communiquer avec les masses », et éprouver ainsi la frontière entre culture populaire et culture savante.
Le travail de Koons ne se lit pas œuvre par œuvre mais série par série. Son propre catalogue raisonné en ligne aligne, dans l’ordre: Early Works, Inflatables, Pre-New, The New, Equilibrium, Luxury and Degradation, Statuary, Banality, Made in Heaven, Puppy, Celebration, Easyfun, Split-Rocker, Easyfun-Ethereal, Popeye, Hybrids, Hulk Elvis, Antiquity, Gazing Ball Sculptures, Gazing Ball Paintings et Porcelain. Chaque cycle change de matériau et de registre: aquariums en suspension pour « Equilibrium », porcelaine et bois polychrome pour « Banality » — l’Art Institute of Chicago conserve ainsi « Woman in Tub », porcelaine de 1988 —, acier inoxydable poli miroir pour « Celebration ».
La fondation The Broad, à Los Angeles, décrit « Rabbit » (1986) comme l’exemple premier de l’art de Koons: un lapin de Pâques gonflable, objet de pacotille, coulé en acier inoxydable hautement poli. Le musée souligne l’effet propre à cette surface miroir, qui incorpore le spectateur à l’œuvre en le renvoyant à son propre reflet. La sculpture appartient à la série « Statuary » et figure parmi les pièces que le Centre Pompidou a présentées lors de sa rétrospective parisienne, aux côtés de « Michael Jackson and Bubbles » (1988), de « Balloon Dog » (1994-2000) et des aquariums de la série « Equilibrium » (1985).
Le Whitney Museum of American Art ouvre le 27 juin 2014 « Jeff Koons: A Retrospective », réunissant près de cent cinquante objets datés de 1978 à la période contemporaine. Organisée par le conservateur Scott Rothkopf, c’est la première présentation muséale majeure de l’artiste à New York et la dernière exposition tenue dans le bâtiment Marcel Breuer avant l’installation du musée dans le Meatpacking District. Le parcours voyage ensuite au Centre Pompidou, à Paris, du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015, puis au Guggenheim de Bilbao du 12 juin au 27 septembre 2015.
Depuis « Puppy » (1992), chien de douze mètrès en acier inoxydable garni de terre et de plantes fleuries installé sur le parvis du Guggenheim de Bilbao, Koons développe un versant monumental de son travail destiné à l’espace public. Son site officiel documente cette production: « Bouquet of Tulips » (2016-2019), en bronze polychrome, acier inoxydable et aluminium, pour Paris; « Seated Ballerina », présentée au Rockefeller Center de New York du 12 mai au 17 juillet 2017. Ces pièces engagent une fabrication industrielle longue, étalée sur plusieurs années entre la conception et l’installation définitive.
Le parcours de Koons est jalonné de distinctions: la Fondazione Palazzo Strozzi lui consacre à Florence, du 2 octobre 2021 au 30 janvier 2022, l’exposition « Shine », conçue avec lui par Arturo Galansino et Joachim Pissarro autour de la notion ambiguë d’éclat. Son site officiel recense par ailleurs un doctorat honorifique de la School of the Art Institute of Chicago (2008), le Wollaston Award de la Royal Academy of Arts de Londres la même année, et la médaille d’honneur des anciens élèves du Maryland Institute College of Art. Le Whitney rappelle en parallèle qu’il reste l’un des artistes les plus controversés de l’après-guerre.
Médiums: acier inoxydable poli miroir, bronze polychrome, porcelaine, bois polychrome et bois doré, marbre, peinture à l’huile sur toile, objets manufacturés présentés tels quels (readymades), aquariums et solutions salines.
Techniques: moulage d’objets gonflables en métal poli, fabrication industrielle déléguée à des ateliers spécialisés, polissage miroir intégrant le reflet du spectateur, mise en suspension d’objets dans un liquide (série « Equilibrium »), peinture à l’huile de très grand format d’après image composite, production sur plusieurs années entre maquette et installation définitive.
Motifs récurrents: culture de masse et publicité, objets de l’enfance et de la fête, kitsch et banalité assumés, célébrité et médias, désir et séduction des surfaces, dialogue avec l’histoire de l’art.
Le Centre Pompidou présente « Jeff Koons » dans la Galerie 1, du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015, sous le commissariat de Bernard Blistène et à l’initiative du Musée national d’art moderne. C’est, selon l’institution, la première rétrospective majeure consacrée en Europe à l’artiste, montée en partenariat avec le Whitney Museum of American Art de New York et couvrant son travail de 1979 à la période contemporaine. Sculptures et peintures venues du monde entier composent un parcours chronologique organisé par cycles, des premières pièces d’inspiration pop aux œuvres dialoguant avec l’histoire de l’art. Le catalogue paraît la même année aux éditions du Centre Pompidou et une campagne d’affiches signée Christian Beneyton est conservée aux archives de l’établissement.
« Bouquet of Tulips » est une sculpture en bronze polychrome, acier inoxydable et aluminium réalisée entre 2016 et 2019, d’environ 12,6 mètrès de haut sur 8,3 mètrès de large. Le site officiel de l’artiste précise qu’elle est installée dans les jardins des Champs-Élysées, entre la place de la Concorde et le Petit Palais, et visible depuis le 4 octobre 2019 au titre d’une installation permanente. Le dossier documentaire de l’œuvre renvoie aux annonces de novembre 2016, quand l’artiste fait connaître son intention d’offrir à la Ville de Paris une sculpture commémorative dédiée aux victimes des attentats. Une main tenant un bouquet de tulipes fait ainsi référence, dans l’espace public parisien, à un geste d’hommage.
En 2008, le château de Versailles accueille dix-sept œuvres emblématiques de Jeff Koons, exposées notamment dans les grands appartements du Roi-Soleil; le catalogue « Jeff Koons Versailles » paraît à Paris aux éditions Xavier Barral, avec des contributions de Jean-Jacques Aillagon, Laurent Le Bon, Jean-Pierre Criqui et Michel Houellebecq. Le site officiel de l’artiste indique que cette exposition reçoit en 2009 une distinction dans la catégorie « exposition hors des États-Unis ». Il rappelle aussi que Koons est fait chevalier de la Légion d’honneur en 2001 sur proposition du président Jacques Chirac, les insignes lui étant remis par Jean-Jacques Aillagon, alors président du Centre Georges Pompidou, avant une promotion ultérieure au grade d’officier. Plusieurs institutions parisiennes conservent en outre de ses œuvres, dont la Fondation Louis Vuitton et la Fondation Daniel Templon.
Jardins des Champs-Élysées, entre la place de la Concorde et le Petit Palais (Paris) — Emplacement permanent de « Bouquet of Tulips », visible depuis le 4 octobre 2019.
Centre Pompidou (Paris) — Institution qui a présenté la rétrospective « Jeff Koons » du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015 en Galerie 1; son bâtiment de Beaubourg est fermé depuis l’automne 2025 pour une rénovation dont la réouverture est annoncée en 2030.
Château de Versailles (Versailles) — A accueilli en 2008 dix-sept œuvres de l’artiste, dont une partie dans les grands appartements.
Guggenheim Museum Bilbao (Bilbao) — Conserve « Puppy » (1992) sur le parvis du musée et a accueilli la dernière étape de la rétrospective, du 12 juin au 27 septembre 2015.
1955 — Naissance de Jeff Koons à York, en Pennsylvanie, aux États-Unis.
1986 — Réalisation de « Rabbit », lapin gonflable coulé en acier inoxydable poli, série « Statuary ».
1992 — « Puppy », chien monumental en acier, terre et plantes fleuries, aujourd’hui sur le parvis du Guggenheim de Bilbao.
2001 — Fait chevalier de la Légion d’honneur sur proposition de Jacques Chirac, insignes remis par Jean-Jacques Aillagon à Paris.
2008 — Dix-sept œuvres de l’artiste sont exposées au château de Versailles, notamment dans les grands appartements.
2014-06-27 — Ouverture au Whitney Museum of American Art de « Jeff Koons: A Retrospective », près de 150 objets de 1978 à nos jours.
2014-11-26 — Ouverture de la rétrospective « Jeff Koons » en Galerie 1 du Centre Pompidou, commissariat de Bernard Blistène.
2015-04-27 — Clôture de la rétrospective parisienne du Centre Pompidou avant son étape espagnole.
2019-10-04 — « Bouquet of Tulips » est visible dans les jardins des Champs-Élysées, à Paris, en installation permanente.
2021-10-02 — Ouverture de l’exposition « Jeff Koons. Shine » à la Fondazione Palazzo Strozzi, à Florence, jusqu’au 30 janvier 2022.
2025-2030 — Fermeture du bâtiment du Centre Pompidou pour rénovation à l’automne 2025, réouverture annoncée en 2030.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Jeff Koons à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
« Bouquet of Tulips » est installé dans les jardins des Champs-Élysées, entre la place de la Concorde et le Petit Palais. Le site officiel de l'artiste indique que l'œuvre y est visible depuis le 4 octobre 2019 au titre d'une installation permanente : elle se découvre librement, en extérieur, sans billet ni horaire d'ouverture.
Le dossier de l'œuvre publié par l'artiste renvoie aux annonces de novembre 2016, où il fait part de son intention d'offrir à Paris une sculpture commémorative en mémoire des victimes des attentats. Réalisée entre 2016 et 2019 en bronze polychrome, acier inoxydable et aluminium, elle représente une main tenant onze tulipes.
Oui : du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015, en Galerie 1, sous le commissariat de Bernard Blistène. L'institution la présente comme la première rétrospective majeure consacrée en Europe à l'artiste, montée en partenariat avec le Whitney Museum of American Art et couvrant son travail de 1979 à la période contemporaine.
C'est une sculpture de 1986 appartenant à la série « Statuary ». La fondation The Broad, qui la conserve, précise qu'elle est coulée en acier inoxydable hautement poli à partir d'un lapin de Pâques gonflable, et que sa surface miroir a l'effet troublant d'inclure le spectateur dans son reflet.
Son catalogue en ligne les répertorie dans l'ordre chronologique : Inflatables, Pre-New, The New, Equilibrium, Luxury and Degradation, Statuary, Banality, Made in Heaven, Puppy, Celebration, Easyfun, Split-Rocker, Easyfun-Ethereal, Popeye, Hybrids, Hulk Elvis, Antiquity, Gazing Ball et Porcelain.
Oui, en 2008 : dix-sept œuvres emblématiques de l'artiste américain y sont présentées, une partie d'entre elles dans les grands appartements du Roi-Soleil. Le catalogue « Jeff Koons Versailles » paraît à Paris aux éditions Xavier Barral, avec des textes de Jean-Jacques Aillagon, Laurent Le Bon, Jean-Pierre Criqui et Michel Houellebecq.