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Cette page sert surtout à situer Julien Creuzet dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1986 au Blanc-Mesnil et ayant grandi en Martinique, Julien Creuzet assemble sculpture, poésie, vidéo et son en environnements composites où les imaginaires caribéens croisent les réalités sociales françaises.
Julien Creuzet naît en 1986 au Blanc-Mesnil, dans la banlieue parisienne, et grandit en Martinique.
Cette page sert surtout à situer Julien Creuzet dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Julien Creuzet naît en 1986 au Blanc-Mesnil, dans la banlieue parisienne, et grandit en Martinique. Cette double appartenance irrigue toute son œuvre: le Centre Pompidou souligne qu’il confronte volontiers « l’histoire, les représentations et les réalités sociales de l’ici et de l’ailleurs ». L’enfance antillaise reste une matrice revendiquée: l’Institut français rappelle que son projet vénitien de 2024 est explicitement « nourri par son enfance en Martinique ».
La fondation Lafayette Anticipations indique que Julien Creuzet est diplômé de l’école des Beaux-Arts de Caen, du post-diplôme des Beaux-Arts de Lyon et du Fresnoy — Studio national des arts contemporains. Ce parcours en trois temps, qui associe une école d’art régionale, un troisième cycle de recherche et un studio tourné vers l’image et le son, explique la nature hybride de sa production: la notice d’autorité de l’IdRef le décrit dès 2019 comme artiste plasticien, vidéaste, performeur et poète.
Entre 2018 et 2021, Julien Creuzet s’impose dans les institutions parisiennes: double exposition personnelle à la Fondation d’entreprise Ricard et à Bétonsalon début 2018, participation à l’exposition collective « Le centre ne peut tenir » de Lafayette Anticipations la même année, exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2019. En 2021, il figure parmi les nominés du prix Marcel Duchamp et présente au Centre Pompidou une installation mêlant sculpture, vidéo et son, construite autour de figures tutélaires dont le trompettiste, sémioticien et philosophe des mathématiques Jacques Coursil, disparu en 2020.
En 2024, Julien Creuzet représente la France à la 60e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, du 20 avril au 24 novembre. Son œuvre porte un titre-poème: « Attila cataracte ta source aux pieds des pitons verts finira dans la grande mer gouffre bleu nous nous noyâmes dans les larmes marées de la lune ». Conçue sous le commissariat de Céline Kopp et Cindy Sissokho, l’exposition est pensée comme une expérience immersive et multisensorielle, un espace traversé par les fluides, peuplé de présences divines et relié à Venise par ses eaux.
Le 1er communiqué de nomination des Beaux-Arts de Paris annonce que Julien Creuzet prend la direction d’un atelier de sculpture à compter de septembre 2021, succédant à l’artiste mexicain Abraham Cruzvillegas. L’établissement décrit une œuvre protéiforme intégrant « la poésie, la musique, la sculpture, l’assemblage, le cinéma et l’animation », et présente ses pièces comme « des reliques du futur ramenées à terre par une marée océanique ». Il vit et travaille à Montreuil, aux portes de Paris.
Médiums: sculpture, assemblage, vidéo, animation, son et musique, poésie, performance, installation.
Techniques: environnements composites associant objets trouvés et dispositifs technologiques, suspension de formes de bois et de matériaux du quotidien, bande-son chantée ou scandée diffusée dans l’espace d’exposition, titres-poèmes tenant lieu d’énoncé de l’œuvre.
Motifs récurrents: créolisation et héritage caribéen, échanges postcoloniaux transocéaniques, déplacement, exil et diaspora, identités et économies, droit à l’opacité selon Édouard Glissant, hommage aux figures tutélaires antillaises.
Le parcours parisien de Julien Creuzet est daté et vérifiable. Du 23 janvier au 19 février 2018, la Fondation d’entreprise Ricard et Bétonsalon — Centre d’art et de recherche présentent conjointement une double exposition personnelle où le mobilier blanc standardisé se mue en forêts habitées d’un côté, tandis que des formes de bois suspendues semblent retenir leur souffle de l’autre. Du 20 juin au 9 septembre 2018, il figure dans l’exposition collective « Le centre ne peut tenir » de Lafayette Anticipations. Du 20 février au 12 mai 2019, le Palais de Tokyo lui consacre une exposition personnelle accompagnée d’une monographie bilingue éditée par l’institution.
Depuis septembre 2021, Julien Creuzet dirige un atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris, dont le site institutionnel indique l’adresse historique du 14, rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement. Il y a succédé à Abraham Cruzvillegas. Cette nomination fait de lui l’une des figures qui forment, au cœur du Quartier latin, la génération suivante de sculpteurs: l’école rappelle que sa pédagogie repose sur l’atelier placé sous la responsabilité d’artistes de renom, lieu de pratique et d’expérimentation où cohabitent des étudiants de tous niveaux.
Né au Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne, Julien Creuzet vit et travaille à Montreuil, commune limitrophe de Paris à l’est. Lafayette Anticipations comme les Beaux-Arts de Paris mentionnent cette implantation dans leurs notices officielles. Son exposition de 2019 au Palais de Tokyo faisait d’ailleurs place à des motifs directement issus de cette géographie de proche banlieue et de ville-monde, notamment un étalage de biffins au marché de Croix-de-Chavaux, à Montreuil.
Palais de Tokyo (Paris) — Exposition personnelle du 20 février au 12 mai 2019, accompagnée d’une monographie éditée par le Palais de Tokyo.
Centre Pompidou (Paris) — Installation présentée en 2021 au titre de sa nomination au prix Marcel Duchamp.
Lafayette Anticipations (Paris) — Participation à l’exposition collective « Le centre ne peut tenir », du 20 juin au 9 septembre 2018.
Fondation d’entreprise Ricard (Paris) — Double exposition personnelle avec Bétonsalon, du 23 janvier au 19 février 2018.
Bétonsalon — Centre d’art et de recherche (Paris) — Second volet de la double exposition personnelle de 2018, coproduite avec la Fondation d’entreprise Ricard.
Beaux-Arts de Paris (Paris) — Chef d’atelier de sculpture depuis septembre 2021, en succession d’Abraham Cruzvillegas.
1986 — Naissance au Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne; il grandit ensuite en Martinique.
2018-01 — Double exposition personnelle à la Fondation d’entreprise Ricard et à Bétonsalon, du 23 janvier au 19 février.
2018-06 — Participation à l’exposition collective « Le centre ne peut tenir » de Lafayette Anticipations, du 20 juin au 9 septembre.
2019-02 — Exposition personnelle au Palais de Tokyo, du 20 février au 12 mai, avec monographie bilingue éditée par l’institution.
2021 — Nomination au prix Marcel Duchamp et présentation d’une installation sculpture-vidéo-son au Centre Pompidou.
2021-09 — Prise de direction d’un atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris, en succession d’Abraham Cruzvillegas.
2024-04-20 — Ouverture du pavillon français de la 60e Biennale de Venise, qu’il occupe jusqu’au 24 novembre 2024.
2026-03-21 — Présence dans l’exposition « New Humans: Memories of the Future » au New Museum, à New York, jusqu’au 22 mars 2027.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Julien Creuzet à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Artiste plasticien, vidéaste, performeur et poète né en 1986 au Blanc-Mesnil, il a grandi en Martinique et vit aujourd'hui à Montreuil. Son travail associe sculpture, poésie, vidéo et son en environnements composites, et lui a valu de représenter la France à la Biennale de Venise en 2024.
Le titre-poème est chez lui un mode d'adresse développé depuis ses débuts. L'Institut français explique qu'en titrant ainsi son œuvre, l'artiste revendique la liberté, la diversité interprétative et son « droit à l'opacité », concept emprunté au poète et philosophe martiniquais Édouard Glissant.
Une œuvre intitulée « Attila cataracte ta source aux pieds des pitons verts finira dans la grande mer gouffre bleu nous nous noyâmes dans les larmes marées de la lune », visible du 20 avril au 24 novembre 2024, conçue sous le commissariat de Céline Kopp et Cindy Sissokho comme une expérience immersive et multisensorielle connectée à Venise par ses eaux.
À la Fondation d'entreprise Ricard et à Bétonsalon en janvier-février 2018 pour une double exposition personnelle, à Lafayette Anticipations l'été 2018 dans « Le centre ne peut tenir », au Palais de Tokyo du 20 février au 12 mai 2019 pour une exposition personnelle, puis au Centre Pompidou en 2021 dans le cadre du prix Marcel Duchamp.
Un atelier de sculpture, à compter de septembre 2021, en succession de l'artiste Abraham Cruzvillegas. Les Beaux-Arts de Paris rappellent que l'atelier, placé sous la responsabilité d'artistes de renom, est un lieu de pratique et d'expérimentation où cohabitent des étudiants de tous niveaux.
Le trompettiste, sémioticien et philosophe des mathématiques Jacques Coursil, disparu en 2020, occupe une place centrale dans son projet du prix Marcel Duchamp 2021. Le poète et philosophe martiniquais Édouard Glissant lui fournit par ailleurs le concept de « droit à l'opacité » qu'il revendique pour ses titres.