Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer KAWS dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
KAWS est le nom d’artiste de Brian Donnelly, né en 1974 à Jersey City et installé à Brooklyn.
Brian Donnelly obtient son BFA à la School of Visual Arts de New York, travaille brièvement dans l’animation, puis se tourne vers le graffiti.
Cette page sert surtout à situer KAWS dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Brian Donnelly obtient son BFA à la School of Visual Arts de New York, travaille brièvement dans l’animation, puis se tourne vers le graffiti. Entre 1996 et 2000, il intervient sur les affiches publicitaires abritées dans les abribus et les cabines téléphoniques new-yorkaises: il repeint les visages des mannequins, glisse ses motifs dans la mise en scène commerciale plutôt que de la recouvrir. Deux figures s’imposent alors, Skully, crâne de pirate aux yeux barrés d’une croix, et Bendy. C’est de ces interventions — et non d’une exposition — que vient sa notoriété initiale.
À partir de 1999, l’artiste développe des personnages autonomes, au premier rang desquels Companion, silhouette à tête de pirate dont les yeux en croix sont devenus sa signature visuelle. Autour de lui gravitent Chum, Accomplice et, plus tard, BFF. Ces figures circulent d’un support à l’autre sans hiérarchie: jouet en série limitée, sérigraphie, peinture acrylique de grand format, bronze peint de plusieurs mètrès. La sculpture FAMILY (2021) réunit précisément Companion, BFF et Chum en une cellule familiale, geste que le SFMOMA lit comme une mise en scène de la proximité et de la vulnérabilité.
La galerie Perrotin, fondée à Paris, montre l’artiste à partir de 2008 et lui consacre neuf expositions personnelles avant que la collaboration ne prenne fin, après plus d’une décennie de représentation, comme l’a rapporté ARTnews. KAWS reste alors représenté par Skarstedt, maison qui dispose d’espaces à New York, Londres et Paris. Ce changement d’ancrage marchand explique la géographie de ses expositions européennes récentes: c’est chez Skarstedt, avenue Matignon, qu’il revient exposer à Paris en 2023.
En 2021, le Brooklyn Museum consacre à l’artiste une rétrospective, KAWS: WHAT PARTY, du 26 février au 5 septembre, dans le Morris A. and Meyer Schapiro Wing et la Iris and B. Gerald Cantor Gallery, au cinquième étage: plus de cent œuvres, des carnets et dessins de graffiti rarement montrés jusqu’aux installations monumentales de Companion. Suivent KAWS + Warhol au Andy Warhol Museum de Pittsburgh (2024-2025), KAWS: FAMILY au SFMOMA (2025-2026) et KAWS. Art & Comix à l’Albertina Modern de Vienne en 2026.
KAWS n’a jamais séparé l’atelier de la commande. Son œuvre comprend peintures, fresques, design graphique et design de produit, et ses collaborations avec des marques mondiales font partie du corpus plutôt qu’elles ne le prolongent. Le défilé Dior Homme présenté à Paris en juin 2018, premier de Kim Jones pour la maison, en offre l’exemple le plus spectaculaire: une effigie monumentale et fleurie de Christian Dior en ours de dessin animé, signée KAWS, tenait lieu de décor. Depuis 2019, l’artiste siège par ailleurs au conseil d’administration de l’American Folk Art Museum de New York.
Médiums: acrylique sur toile, bronze peint, fibre de verre, sérigraphie, dessin, objet et jouet en série, design graphique.
Techniques: appropriation de personnages issus de l’animation et de la publicité, peinture hard-edge privilégiant la ligne et l’aplat de couleur, intervention directe sur affiches publicitaires en espace public, agrandissement monumental d’un motif dessiné en sculpture.
Motifs récurrents: solitude et besoin de compagnie, critique et participation simultanées à la culture de consommation, porosité entre art, culture populaire et commerce, vulnérabilité prêtée à des figures de dessin animé, circulation d’une même figure entre l’objet de masse et l’œuvre unique.
Le lien de KAWS avec Paris passe d’abord par la galerie Perrotin, qui montre l’artiste à partir de 2008 et lui consacre neuf expositions personnelles. La plus documentée côté parisien est « Pay the Debt to Nature », du 6 novembre au 23 décembre 2010, où le public découvre Companion et Accomplice à l’échelle monumentale. Ces accrochages ont contribué à installer en France une lecture de son travail qui ne le réduit ni au graffiti ni au produit dérivé.
Après plus d’une décennie sans exposition à Paris, KAWS revient chez Skarstedt, 2 avenue Matignon dans le 8e arrondissement, avec « TIME OFF », du 17 mars au 22 avril 2023. L’accrochage réunit une sculpture et quatorze peintures récentes, dont des toiles de 218,4 × 182,9 cm comme THE PRICE OF POWER. Il s’agit de la première exposition consacrée à l’artiste par la galerie parisienne, et son ton méditatif tranche avec l’énergie des présentations des années 2010.
Paris a aussi vu l’œuvre de KAWS hors des cimaises. En juin 2018, pour le premier défilé de Kim Jones chez Dior Homme, présenté pendant la semaine de la mode masculine parisienne, l’artiste signe une effigie monumentale et fleurie de Christian Dior sous les traits d’un ours de dessin animé. Ce décor, largement commenté par la presse de mode, illustre la manière dont sa grammaire visuelle circule entre le musée, la rue et l’industrie du luxe.
Skarstedt Paris (Paris) — Galerie représentant l’artiste; a présenté « TIME OFF » du 17 mars au 22 avril 2023, première exposition de KAWS à Paris depuis plus d’une décennie.
Galerie Perrotin (Paris) — A représenté l’artiste à partir de 2008 et lui a consacré neuf expositions personnelles, dont « Pay the Debt to Nature » à Paris en 2010.
Albertina Modern (Vienne) — Présente « KAWS. Art & Comix », jusqu’au 27 septembre 2026.
San Francisco Museum of Modern Art (San Francisco) — A présenté « KAWS: FAMILY » du 15 novembre 2025 au 3 mai 2026, première grande exposition muséale de l’artiste sur la côte ouest.
Brooklyn Museum (New York) — A présenté la rétrospective « KAWS: WHAT PARTY » du 26 février au 5 septembre 2021.
1974 — Naissance de Brian Donnelly à Jersey City, New Jersey.
1996-2000 — Interventions sur les affiches publicitaires des abribus et cabines téléphoniques de New York.
1999 — Développement de Companion, personnage à tête de pirate aux yeux barrés d’une croix.
2008 — Début de la représentation de l’artiste par la galerie Perrotin, qui lui consacrera neuf expositions personnelles.
2010-11 — Exposition « Pay the Debt to Nature » chez Perrotin à Paris, du 6 novembre au 23 décembre 2010.
2018 — Effigie monumentale de Christian Dior en ours fleuri pour le premier défilé Dior Homme de Kim Jones, à Paris.
2019 — Entrée au conseil d’administration de l’American Folk Art Museum de New York.
2021-02-26 — Ouverture de la rétrospective « KAWS: WHAT PARTY » au Brooklyn Museum, jusqu’au 5 septembre 2021.
2023-03-17 — Ouverture de « TIME OFF » chez Skarstedt Paris, retour parisien après plus d’une décennie.
2024-05-18 — Ouverture de « KAWS + Warhol » au Andy Warhol Museum de Pittsburgh, jusqu’au 20 janvier 2025.
2025-11-15 — Ouverture de « KAWS: FAMILY » au SFMOMA, jusqu’au 3 mai 2026.
2026 — « KAWS. Art & Comix » à l’Albertina Modern de Vienne, jusqu’au 27 septembre 2026.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier KAWS à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
KAWS est le nom d'artiste de Brian Donnelly, né en 1974 à Jersey City, dans le New Jersey, et qui vit et travaille à Brooklyn. Il a obtenu son BFA à la School of Visual Arts de New York et a brièvement travaillé dans l'animation avant de se consacrer au graffiti puis à l'art.
La croix sur les yeux vient de Skully, crâne de pirate apparu dans ses interventions sur les affiches publicitaires new-yorkaises entre 1996 et 2000. Ce motif est passé ensuite dans Companion, développé à partir de 1999, puis dans l'ensemble de sa famille de figures.
FAMILY (2021) est un bronze surdimensionné qui rassemble trois personnages de l'artiste — COMPANION, BFF et CHUM — disposés comme une cellule familiale. Le SFMOMA, qui en a fait le cœur de son exposition, souligne les gestes de proximité et de vulnérabilité qui unissent ces figures.
Oui. La galerie Perrotin l'a montré à partir de 2008, notamment avec « Pay the Debt to Nature » du 6 novembre au 23 décembre 2010. Il a ensuite fallu attendre « TIME OFF » chez Skarstedt, du 17 mars au 22 avril 2023, pour le revoir exposé à Paris après plus d'une décennie d'absence.
« KAWS: WHAT PARTY », présentée au Brooklyn Museum du 26 février au 5 septembre 2021, réunissait plus de cent œuvres : dessins de graffiti et carnets rarement montrés, peintures, sculptures, objets de collection, mobilier et installations monumentales de Companion, ainsi que des pièces créées pour l'occasion.
« KAWS. Art & Comix », visible jusqu'au 27 septembre 2026 à l'Albertina Modern de Vienne, confronte bande dessinée, comic strips, dessin animé et beaux-arts. Le musée met l'accent sur l'autonomie artistique acquise par les personnages de KAWS, à la croisée du pop, de l'art commercial et de l'art public.