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Cette page sert surtout à situer Kiki Smith dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Née à Nuremberg en 1954 et américaine de nationalité, Kiki Smith construit depuis le début des années 1980 une œuvre qui prend le corps pour matière première: organes moulés dans le verre ou la terre, chairs de papier fait main, puis figures entières de cire et de bronze.
Kiki Smith naît en 1954 à Nuremberg, dans la République fédérale d’Allemagne, et grandit dans le New Jersey.
Cette page sert surtout à situer Kiki Smith dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Kiki Smith naît en 1954 à Nuremberg, dans la République fédérale d’Allemagne, et grandit dans le New Jersey. Elle est la fille de Tony Smith, l’un des sculpteurs et peintres abstraits les plus reconnus de l’après-guerre américain, et de Jane Lawrence, actrice et chanteuse lyrique. Les institutions qui la conservent la décrivent invariablement comme américaine née en Allemagne, formule que reprennent aussi bien le Museum of Modern Art que le Centre Pompidou.
Elle s’installe à New York en 1976 et fréquente les milieux rock et artistiques de la ville. Elle rejoint Colab (Collaborative Projects, Inc.), collectif opposé aux circuits traditionnels de diffusion et au marché, qui organise des expositions éphémères dans la ville. C’est grâce à l’artiste Jane Dickson qu’elle réalise ses premiers monotypes; l’estampe restera pour elle une part aussi vitale que la sculpture, comme l’a souligné le MoMA en lui consacrant en 2003 une exposition entièrement dédiée à son art imprimé.
Dès 1979, elle découvre et recopie les planches du manuel Gray’s Anatomy. Ses premiers objets sont en plâtre, puis elle fait varier les matériaux: chairs de papier fait main, organes de verre, de papier mâché, de terre cuite. Le corps y est pris dans sa matérialité la plus crue — ouvert, disséqué, exsudant fluides et substances — et devient support de récit. Cette production coïncide avec la montée de l’épidémie de sida, contexte que rappellent les notices muséales consacrées à ses débuts.
Au début des années 1990, ses figures féminines nues grandeur nature, en cire et en bronze, placées dans des postures viscérales, lui valent une large attention. Elle multiplie alors les estampes construites à partir de son propre visage et de son propre corps. Le Walker Art Center commence à l’acquérir en 1991 et lui consacre en 2006 la première rétrospective couvrant tous ses médiums, « Kiki Smith: A Gathering, 1980–2005 », montrée ensuite à San Francisco, Houston et New York.
À partir des années 2000, son répertoire s’élargit aux animaux, à la nature et au cosmos, et compose de nouvelles mythologies où l’humain et l’animal se mêlent. Sa galerie parisienne résume ce fil conducteur comme la continuité et l’unité du vivant, du micro cellulaire à l’infini cosmique, nourrie de l’écorce des bouleaux, des pigeons des parcs de Manhattan, de Lewis Carroll, d’Emily Dickinson et des contes. Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne a exploré cette évolution sous l’angle de la perception sensorielle.
Médiums: sculpture, estampe et gravure, dessin, photographie, textile et tapisserie, vitrail, livre d’artiste, objets, installation.
Techniques: bronze, plâtre, cire, verre, papier fait main, papier mâché, terre cuite, céramique, monotype, eau-forte, tissage Jacquard, aluminium.
Motifs récurrents: corps humain et anatomie, mortalité, condition féminine, mythes, contes et légendes, animaux, cosmos, religion et spiritualité, perception sensorielle.
La galerie parisienne Galerie Lelong & Co. l’expose depuis un quart de siècle. Sa dernière exposition personnelle, « Flight », s’est tenue du 21 mai au 11 juillet 2026 au 13 rue de Téhéran, et la galerie la présente comme la dixième exposition de l’artiste en vingt-cinq ans de collaboration. Elle réunissait des bronzes, deux grands vitraux, des dessins et une imposante estampe autour de figures d’oiseaux — aigles, colombes, chouettes. L’historique de la galerie fait apparaître les jalons précédents: « Mortal » en 2010, « Catching Shadows » en 2012, « Shelter » en 2017 et « From Inside » en 2021.
Le récapitulatif d’expositions personnelles publié par sa galerie new-yorkaise mentionne une exposition monographique « Kiki Smith » à la Monnaie de Paris, du 18 octobre 2019 au 9 février 2020, accompagnée d’un catalogue. C’est, à ce jour, la manifestation parisienne la plus ample consacrée à son travail. Le site actuel de la Monnaie de Paris ne conserve plus de page dédiée à cette exposition: la donnée repose donc sur la chronologie tenue par la galerie qui la représente, et mériterait d’être recoupée avec le catalogue imprimé.
Le Centre Pompidou, qui conserve le Musée national d’art moderne, référence Kiki Smith comme plasticienne et sculptrice de nationalité américaine, née en 1954 à Nuremberg et travaillant à New York. Sa notice recense quatre œuvres: « Whisper Drawing n° 8 » (2000), « Lying with the Wolf » (2001), « Tiger Biting Neck » (2002) et « Untitled (Woman with bird) » (2003). Ces pièces ont été montrées à Paris lors de l’exposition « Acquisitions récentes du Cabinet d’art graphique, de Schwitters à Toguo », du 25 octobre 2006 au 8 janvier 2007.
L’association AWARE (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions), installée 4 rue Brantôme dans le 3e arrondissement de Paris, lui consacre une notice en français qui détaille sa filiation, son arrivée à New York, son passage par Colab et ses références revendiquées — Louise Nevelson, Lee Bontecou, Louise Bourgeois, Eva Hesse, Meredith Monk et surtout Nancy Spero. Le Centre Pompidou renvoie lui-même vers cette ressource depuis son propre portail de collection.
Galerie Lelong & Co. (Paris) — Galerie qui la représente à Paris depuis vingt-cinq ans; dernière personnelle « Flight », 21 mai – 11 juillet 2026, 13 rue de Téhéran.
Monnaie de Paris (Paris) — A accueilli l’exposition monographique « Kiki Smith » du 18 octobre 2019 au 9 février 2020, avec catalogue.
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne (Paris) — Conserve quatre œuvres de l’artiste, montrées en 2006-2007 dans une exposition d’acquisitions du Cabinet d’art graphique.
MO.CO. Montpellier Contemporain (Montpellier) — Présente « Être ici | Maintenant | Partout, Kiki Smith » du 13 juin au 11 octobre 2026, plus d’une centaine d’œuvres sur environ 1 500 m².
Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (Lausanne) — A montré « Kiki Smith. Hearing You with My Eyes », du 9 octobre 2020 au 10 janvier 2021, autour de la perception sensorielle.
Walker Art Center (Minneapolis) — Collectionne son travail depuis 1991 et a organisé en 2006 sa première rétrospective tous médiums confondus.
1954 — Naissance à Nuremberg, en République fédérale d’Allemagne; elle grandira dans le New Jersey.
1976 — Installation à New York, où elle fréquente les milieux rock et artistiques et rejoint le collectif Colab.
1979 — Elle découvre et copie les planches du manuel d’anatomie Gray’s Anatomy, point de départ de son travail sur le corps.
1985 — Réalisation de « Possession Is Nine-Tenths of the Law », suite d’organes isolés aujourd’hui conservée au MoMA.
1991 — Le Walker Art Center commence à acquérir son travail; il en conserve aujourd’hui seize pièces.
2003 — Le MoMA lui consacre « Kiki Smith: Prints, Books & Things », du 5 décembre 2003 au 8 mars 2004.
2005-2007 — Rétrospective « Kiki Smith: A Gathering, 1980–2005 » organisée par le Walker Art Center et présentée à San Francisco, Houston et New York.
2006 — Le magazine TIME la classe parmi les cent personnalités qui façonnent le monde.
2017 — Participation à la Biennale de Venise et titre d’Honorary Royal Academician décerné par la Royal Academy of Arts de Londres.
2019-10-18 — Ouverture de son exposition monographique à la Monnaie de Paris, présentée jusqu’au 9 février 2020.
2020-10 — Ouverture de « Hearing You with My Eyes » au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, près de cent œuvres sur quarante ans.
2026-06-13 — Vernissage de « Être ici | Maintenant | Partout » au MO.CO. Montpellier Contemporain, jusqu’au 11 octobre 2026.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Kiki Smith à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le Centre Pompidou, qui abrite le Musée national d'art moderne, référence quatre œuvres de l'artiste : « Whisper Drawing n° 8 » (2000), « Lying with the Wolf » (2001), « Tiger Biting Neck » (2002) et « Untitled (Woman with bird) » (2003). Comme toute œuvre de collection, leur présentation dépend de la programmation et elles ne sont pas exposées en permanence.
Elle est américaine, mais née en Allemagne : le MoMA la présente comme « American, born Germany 1954 », le Centre Pompidou indique une nationalité américaine et une naissance en 1954 à Nuremberg, alors en République fédérale d'Allemagne. Elle a grandi dans le New Jersey et vit et travaille à New York.
Elle est sa fille. Le Walker Art Center la présente comme la fille du sculpteur Tony Smith et de la chanteuse lyrique et actrice Jane Smith ; la notice française d'AWARE nomme sa mère Jane Lawrence et décrit Tony Smith comme l'un des sculpteurs et peintres abstraits les plus célèbres de l'après-guerre américain.
Dès 1979, elle découvre et recopie les illustrations du manuel Gray's Anatomy. Ses premières pièces isolent des organes — cœur, reins, foie, poumons — dans du verre, du papier mâché, de la terre cuite ou du plâtre, tandis que la chair est faite de papiers délicats faits main. Le corps ouvert y sert de support de récit.
Sa galerie parisienne la décrit comme une artiste multidisciplinaire : sculpture, dessin, estampe, photographie, objets, vitrail et tapisserie. Le MO.CO. y ajoute les livres, et souligne que son travail repose sur l'expérimentation par la diversité et le refus de toute hiérarchie entre les techniques.
La chronologie tenue par sa galerie new-yorkaise mentionne une exposition monographique « Kiki Smith » à la Monnaie de Paris, du 18 octobre 2019 au 9 février 2020, accompagnée d'un catalogue. Sa présence parisienne passe par ailleurs, depuis vingt-cinq ans, par les expositions régulières de la Galerie Lelong & Co.