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Cette page sert surtout à situer Lee Bae dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1956 à Cheongdo, en Corée du Sud, et installé en France depuis le début des années 1990, Lee Bae a fait du charbon de bois son unique matière.
Lee Bae naît en 1956 à Cheongdo, bourg rural du sud-est de la Corée où sa famille est enracinée et où il retournera plus tard chercher ses pins.
Cette page sert surtout à situer Lee Bae dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Lee Bae naît en 1956 à Cheongdo, bourg rural du sud-est de la Corée où sa famille est enracinée et où il retournera plus tard chercher ses pins. Il suit un cursus complet à l’université Hongik de Séoul: licence au département des beaux-arts en 1981, puis maîtrise à l’école supérieure d’art de la même université en 1986. Ses premières expositions personnelles se tiennent en Corée à la fin de la décennie, à la Soo Gallery de Séoul en 1988, avant que le départ pour l’Europe ne redéfinisse entièrement sa palette.
Lee Bae quitte la Corée à trente-trois ans et s’établit en France au tournant des années 1990. La Fondation PHI rapporte que c’est à son arrivée qu’il redécouvre le charbon de bois, sous forme de briquettes et de morceaux, et qu’il mesure alors la force du lien que cette matière entretient avec sa culture d’origine: elle lui rappelle l’encre de Chine à base de suie et les usages domestiques de son enfance, où l’on dépose du charbon dans les fondations d’une maison pour l’assainir, et où un morceau suspendu à une corde annonce à la porte la naissance d’un enfant. Il abandonne la couleur et ne la reprendra plus.
La carrière de Lee Bae se construit en parallèle en Corée et en France. Le musée national d’art contemporain de Gwacheon le désigne Artiste de l’année en 2000; le Centre culturel coréen de Paris lui décerne la même distinction en 2009. La France le fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2018, l’année où la Fondation Maeght lui consacre « Plus de lumière ». En 2023, la République de Corée lui remet son prix de la culture et des arts. Ses œuvres figurent notamment au musée national d’art contemporain de Corée, au musée d’art de Séoul et au musée d’art de Busan.
Du 20 avril au 24 novembre 2024, la Fondation d’entreprise Wilmotte présente à Venise « La Maison de la Lune Brûlée », exposition personnelle de Lee Bae inscrite parmi les événements collatéraux de la 60e Biennale, sous le commissariat de Valentina Buzzi. L’artiste y transpose le daljip taeugi, rituel coréen d’incendie d’une hutte de branchages au premier soir de pleine lune de l’année lunaire. Des vœux recueillis dans le monde entier sont recopiés sur papier hanji puis livrés aux flammes lors de la cérémonie filmée à Cheongdo le 24 février, dont la projection ouvre le parcours vénitien.
Du 25 juin au 30 septembre 2026, le Centre des monuments nationaux accueille Lee Bae à l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, à Ginals, dans le Tarn-et-Garonne. Intitulée « En attendant », l’exposition réunit vingt-trois pièces — dessins, installations et sculptures — déployées dans l’ensemble du monastère fondé au XIIe siècle, en dialogue avec l’architecture cistercienne. Elle est organisée en collaboration avec la galerie Perrotin. Le site, vendu comme bien national à la Révolution puis rendu à l’art moderne à partir des années 1950 par la critique Geneviève Bonnefoi et le collectionneur Pierre Brache, offre à ses noirs un écrin de pierre nue.
Médiums: charbon de bois (pin et sapin carbonisés), poudre de charbon liée au médium acrylique, encre de charbon sur papier hanji, résine et médium acrylique, vidéo, installation in situ.
Techniques: carbonisation lente du bois dans un four traditionnel, environ quinze jours de combustion puis quinze jours de refroidissement, assemblage de tronçons carbonisés maintenus par des élastiques noirs, incrustation d’éclats de charbon dans l’épaisseur de la toile, ponçage et superposition de couches de médium acrylique produisant une surface laiteuse, geste calligraphique à l’encre issue du charbon.
Motifs récurrents: le noir comme matière plutôt que comme couleur, destruction et renaissance par le feu, mémoire de la culture coréenne (encre, rituels domestiques, hanji), vide et plein, yin et yang, cycle naturel et circularité.
Lee Bae vit entre Séoul et Paris et travaille à Paris, précise la Fondation PHI. C’est en France, où il s’installe au tournant des années 1990, qu’il abandonne la couleur pour le charbon; la capitale devient dès lors sa base de production et le point de départ de sa diffusion européenne. Ses premières expositions personnelles parisiennes remontent au début de la décennie — galerie du Bateau-Lavoir en 1991, galerie Bellefroid en 1994, galerie Gana-Beaubourg en 1998 — avant les rendez-vous réguliers de la galerie RX, puis ceux de Perrotin.
Le musée national des arts asiatiques – Guimet a offert à Lee Bae une carte blanche du 18 septembre 2015 au 25 janvier 2016. L’artiste a investi la rotonde du dernier étage du bâtiment avec un dispositif mêlant peinture, sculpture et vidéo. Le catalogue de quarante-huit pages qui accompagne l’exposition est coédité par le MNAAG et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, ce qui en fait la référence institutionnelle française la plus solide sur son travail. La galerie RX indique par ailleurs que le musée Guimet conserve une œuvre de l’artiste, de même que le Fonds national d’art contemporain.
Deux reconnaissances rattachent directement Lee Bae à Paris. Le Centre culturel coréen de Paris l’a désigné Artiste de l’année en 2009, distinction décernée depuis la capitale française et non depuis Séoul. La France l’a ensuite fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2018. À ces titres s’ajoute une présence continue sur le marché parisien: la galerie RX le représente et lui a consacré des expositions personnelles en 2006, 2008, 2011 et 2014, tandis que Perrotin a montré « Black Mapping » en 2018 puis « Le noir en constellation » en 2022 dans ses espaces parisiens.
Musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) (Paris) — carte blanche du 18 septembre 2015 au 25 janvier 2016 dans la rotonde du dernier étage; institution coéditrice du catalogue
Galerie RX (Paris) — galerie qui représente l’artiste en France; expositions personnelles en 2006, 2008, 2011 et 2014
Perrotin (Paris) — expositions personnelles « Black Mapping » (2018) et « Le noir en constellation » (2022); galerie partenaire de l’exposition de 2026 au Centre des monuments nationaux
Fondation Maeght (Saint-Paul-de-Vence) — exposition personnelle « Plus de lumière », jusqu’au 17 juin 2018, dans les salles et les jardins
Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue (Ginals (Tarn-et-Garonne)) — exposition « En attendant », 25 juin – 30 septembre 2026, organisée par le Centre des monuments nationaux avec Perrotin
1956 — Naissance de Lee Bae à Cheongdo, dans le sud-est de la Corée du Sud
1981 — Licence au département des beaux-arts de l’université Hongik, à Séoul
1986 — Maîtrise à l’école supérieure d’art de l’université Hongik, à Séoul
1991 — Première exposition personnelle parisienne, à la galerie du Bateau-Lavoir
2000 — Désigné Artiste de l’année par le musée national d’art contemporain de Corée, à Gwacheon
2009 — Désigné Artiste de l’année par le Centre culturel coréen de Paris
2015-09-18 — Ouverture de la carte blanche que lui confie le musée national des arts asiatiques – Guimet, à Paris
2018 — Exposition « Plus de lumière » à la Fondation Maeght, jusqu’au 17 juin, et nomination au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres
2024-04-20 — Ouverture de « La Maison de la Lune Brûlée » à la Fondation Wilmotte, événement collatéral de la 60e Biennale de Venise
2026-06-25 — Ouverture de « En attendant » à l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, avec le Centre des monuments nationaux
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Lee Bae à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le charbon lui est apparu à son arrivée en France, à trente-trois ans, comme un lien direct avec sa culture d'origine : il évoque l'encre de Chine à base de suie, mais aussi les usages domestiques coréens où l'on dépose du charbon dans les fondations d'une maison pour l'assainir et où un morceau accroché à la porte annonce une naissance.
L'artiste sélectionne lui-même des pins dans sa région natale de Cheongdo, les fait se consumer environ deux semaines dans un four fait sur mesure, puis les laisse refroidir. Une fois les troncs assez fissurés mais non réduits en cendres, il ceint les tronçons d'élastiques noirs qui retiennent l'écorce friable.
Le musée national des arts asiatiques – Guimet lui a donné carte blanche du 18 septembre 2015 au 25 janvier 2016 : l'artiste a occupé la rotonde du dernier étage avec un ensemble associant peinture, sculpture et vidéo. Un catalogue de quarante-huit pages a été coédité par le MNAAG et la Rmn – Grand Palais.
C'est l'exposition personnelle que la Fondation Wilmotte a présentée du 20 avril au 24 novembre 2024, dans le cadre des événements collatéraux de la 60e Biennale de Venise, sous le commissariat de Valentina Buzzi. Elle repose sur un rituel coréen d'incendie où des vœux transcrits sur papier hanji sont brûlés à Cheongdo.
Le Centre des monuments nationaux présente « En attendant » à l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, à Ginals dans le Tarn-et-Garonne, du 25 juin au 30 septembre 2026 : vingt-trois dessins, installations et sculptures déployés dans le monastère cistercien, en collaboration avec la galerie Perrotin.
Il a été désigné Artiste de l'année par le musée national d'art contemporain de Corée en 2000, puis par le Centre culturel coréen de Paris en 2009. La France l'a fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2018, et la République de Corée lui a remis son prix de la culture et des arts en 2023.