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Cette page sert surtout à situer Léonard de Vinci dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à Vinci, près de Florence, en 1452 et mort à Amboise en 1519, Léonard de Vinci a laissé un corpus peint minuscule et presque entièrement inachevé, dont le musée du Louvre conserve cinq tableaux — La Joconde, La Sainte Anne, La Vierge aux rochers, le portrait dit à tort La Belle Ferronnière et le Saint Jean-Baptiste — ainsi que vingt-deux dessins.
Les notices du musée du Louvre et de la Galerie des Offices s’accordent sur l’état civil: Leonardo di ser Piero da Vinci naît en 1452 à Vinci, dans le contado florentin, et meurt en 1519 à Amboise.
Cette page sert surtout à situer Léonard de Vinci dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Les notices du musée du Louvre et de la Galerie des Offices s’accordent sur l’état civil: Leonardo di ser Piero da Vinci naît en 1452 à Vinci, dans le contado florentin, et meurt en 1519 à Amboise. Son premier chef-d’œuvre conservé est florentin: l’Annonciation des Offices, datée vers 1472, huile sur bois, où l’archange agenouillé porte une ombre portée sur l’herbe et des ailes construites d’après celles d’un grand rapace. Le musée souligne déjà ce qui restera sa marque: une scène religieuse traditionnelle installée dans un cadre terrestre et naturel, unifiée par une lumière crépusculaire.
Le Louvre date sa Vierge aux rochers de 1483-1494: c’est l’œuvre d’un peintre installé à Milan. La National Gallery de Londres précise le contexte de la seconde version, aujourd’hui NG1093, peinte vers 1491-1492 puis 1506-1508: elle appartenait à un grand retable destiné à l’église San Francesco Grande de Milan, célébrant l’Immaculée Conception, et elle remplaçait un tableau antérieur de Léonard — celui que conserve désormais Paris. C’est également à Milan, dans le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie, qu’il exécute La Cène, dont ce réfectoire constitue aujourd’hui la salle d’exposition du Museo del Cenacolo Vinciano.
La particularité de son œuvre peint tient à un fait que les notices du Louvre répètent d’un tableau à l’autre: Léonard gardait ses panneaux avec lui. La Joconde, commencée vers 1503 sans doute pour Francesco del Giocondo, gentilhomme florentin, fut conservée par le peintre jusqu’à la fin de sa vie pour en poursuivre l’exécution, toujours inachevée à sa mort. Même chronologie pour La Sainte Anne, commencée vers 1503 à Florence et encore inachevée en 1519. Un document daté du 27 mars 1501 atteste de l’attente qu’il suscitait déjà: la marquise Isabelle d’Este écrit alors au carme Fra’ Pietro da Novellara, résidant à Florence, pour obtenir des informations sur lui.
Après la mort de son protecteur Julien II de Médicis, Léonard est invité par François Ier et Louise de Savoie à s’installer au Clos Lucé, à Amboise, où il séjourne de 1516 à sa mort en 1519. Le monument, qui est avec sa maison natale de Vinci sa seule demeure connue à ce jour, rappelle qu’il arrive avec trois de ses tableaux dans ses bagages, dont La Joconde, et qu’il y porte le titre de « Premier peintre, ingénieur et architecte du roi ». Les notices du Louvre complètent la chaîne: La Joconde comme La Sainte Anne furent très probablement acquises par François Ier en 1518, du vivant de l’artiste.
Le catalogue du Louvre montre une œuvre que la recherche n’a jamais cessé de retrancher et de requalifier. Le portrait féminin INV 778 y est enregistré sous le titre « Portrait de femme, dit à tort La Belle Ferronnière ». Le Saint Jean-Baptiste dit Bacchus (INV 780) est porté au nom de Léonard de Vinci mais aussi à celui de Francesco Melzi, tandis que le Saint Jean-Baptiste autographe est l’INV 775, huile sur bois de noyer de 0,729 sur 0,563 mètre. Deux des panneaux parisiens, La Vierge aux rochers et le Saint Jean-Baptiste dit Bacchus, ont par ailleurs été transposés du bois sur toile.
Médiums: huile sur bois (peuplier), huile sur bois (noyer), huile sur panneau transposée sur toile, dessin, carnets manuscrits (notes et croquis).
Techniques: peinture à l’huile sur panneau de bois, reprise sur plusieurs années, transposition ancienne du bois sur toile (intervention postérieure de restauration), dessin d’après nature (ombres portées, ailes d’oiseau observées), écriture, croquis et ébauches de traités dans des carnets de petit format, peinture murale de réfectoire (La Cène, Santa Maria delle Grazie).
Motifs récurrents: la Vierge et l’Enfant, seuls ou avec sainte Anne, le portrait féminin de trois quarts, saint Jean-Baptiste et la figure sortant de l’ombre, le paysage rocheux et la grotte, la lumière crépusculaire unifiant la scène, « la science de la peinture »: l’enquête sur le monde au service de l’art.
Le musée du Louvre écrit lui-même posséder « la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins », et énumère les cinq tableaux essentiels qu’il conserve: La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Joconde, le Saint Jean-Baptiste et La Sainte Anne. Le catalogue en ligne précise leur accrochage: La Joconde est présentée salle 711, aile Denon, niveau 1, tandis que les quatre autres panneaux sont accrochés salle 710, dans la Grande Galerie, deuxième travée.
À quelques centaines de mètrès du Louvre, quai de Conti, la Bibliothèque de l’Institut de France conserve douze carnets autographes de Léonard de Vinci, datés d’environ 1487 à 1508, qui contiennent notes, croquis et ébauches de traités sur des sujets divers. Depuis la fin du XVIIIe siècle, ils sont distingués au moyen des lettres A à M. La bibliothèque numérique de l’Institut en diffuse quatorze notices, dont les manuscrits A et B et leurs compléments, cotés Ms 2185 et Ms 2184.
Pour le cinquième centenaire de la mort de l’artiste en France, le Louvre a réuni du 24 octobre 2019 au 24 février 2020 la plus grande part possible de ses peintures, confrontées à un large choix de dessins et à des œuvres de son entourage — La Joconde restant, elle, dans la salle où elle est habituellement exposée. Placée sous le haut patronage du président de la République, l’exposition était l’aboutissement de plus de dix ans de travaux, incluant le réexamen scientifique des tableaux du Louvre et la restauration de trois d’entre eux.
Le lien parisien n’est pas un hasard de collection: il découle de l’installation de Léonard à Amboise entre 1516 et 1519, à l’invitation de François Ier et de Louise de Savoie. Selon le Clos Lucé, il fait le voyage avec trois de ses tableaux, dont La Joconde. Les notices du Louvre indiquent que La Joconde et La Sainte Anne furent très probablement acquises par François Ier en 1518; La Vierge aux rochers, elle, est mentionnée pour la première fois en 1625 au château de Fontainebleau, une acquisition peut-être antérieure, sous Louis XII entre 1499 et 1512, ou plus tard sous François Ier.
Musée du Louvre (Paris) — Conserve cinq tableaux de Léonard de Vinci et vingt-deux dessins: La Joconde salle 711 (aile Denon), La Sainte Anne, La Vierge aux rochers, le portrait dit à tort La Belle Ferronnière et le Saint Jean-Baptiste salle 710 (Grande Galerie).
Bibliothèque de l’Institut de France (Paris) — Conserve les douze carnets autographes A à M, datés d’environ 1487 à 1508, dont la bibliothèque numérique diffuse les reproductions.
Château du Clos Lucé (Amboise) — Demeure de Léonard de Vinci de 1516 à sa mort en 1519, à l’invitation de François Ier et de Louise de Savoie.
The National Gallery (Londres) — Conserve la seconde version de La Vierge aux rochers (NG1093), peinte pour le retable de San Francesco Grande à Milan.
Gallerie degli Uffizi (Florence) — Conservent l’Annonciation, vers 1472, huile sur bois, exposée salle A35.
Museo del Cenacolo Vinciano (Milan) — La salle d’exposition du musée est le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie, où Léonard a peint La Cène.
1452 — Naissance de Leonardo di ser Piero da Vinci à Vinci, dans le contado de Florence.
1472 — Réalisation, vers cette date, de l’Annonciation aujourd’hui conservée aux Offices de Florence.
1483-1494 — Exécution à Milan de La Vierge aux rochers du Louvre, première version du sujet.
1487-1508 — Période de rédaction des douze carnets A à M conservés par l’Institut de France.
1501-03-27 — Isabelle d’Este écrit à Fra’ Pietro da Novellara, à Florence, pour obtenir des informations sur Léonard.
1503 — Début du portrait de Lisa Gherardini, dit La Joconde, et conception de La Sainte Anne à Florence.
1516 — Installation au Clos Lucé, à Amboise, à l’invitation de François Ier et de Louise de Savoie.
1518 — Acquisition très probable de La Joconde et de La Sainte Anne par François Ier.
1519 — Mort de Léonard de Vinci à Amboise, ses tableaux restés inachevés jusqu’au bout.
2019-10-24 — Ouverture au Louvre de la rétrospective « Léonard de Vinci », close le 24 février 2020.




Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Léonard de Vinci à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Le Louvre conserve cinq tableaux de Léonard de Vinci — La Vierge aux rochers, le portrait dit à tort La Belle Ferronnière, La Joconde, le Saint Jean-Baptiste et La Sainte Anne — auxquels s'ajoutent vingt-deux dessins. Le musée présente cet ensemble comme la plus importante collection au monde de peintures de l'artiste.
Le catalogue en ligne du Louvre situe La Joconde (INV 779 ; MR 316, département des Peintures) salle 711, aile Denon, niveau 1. Les quatre autres tableaux de Léonard conservés par le musée sont accrochés salle 710, dans la Grande Galerie, deuxième travée.
Selon la notice du Louvre, le tableau fut commencé vers 1503, sans doute pour Francesco del Giocondo, gentilhomme florentin, mais conservé par Léonard jusqu'à la fin de sa vie ; il fut très probablement acquis par François Ier en 1518. Le Clos Lucé indique de son côté que Léonard était arrivé à Amboise en 1516 avec trois de ses tableaux, dont La Joconde.
La Bibliothèque de l'Institut de France conserve douze carnets de Léonard de Vinci, datés d'environ 1487 à 1508, contenant notes, croquis et ébauches de traités ; ils sont désignés depuis la fin du XVIIIe siècle par les lettres A à M et consultables en reproduction sur la bibliothèque numérique de l'Institut.
La National Gallery de Londres explique que sa version (NG1093, vers 1491-1492 puis 1506-1508) faisait partie d'un grand retable destiné à l'église San Francesco Grande de Milan, et qu'elle remplaçait un tableau antérieur peint par Léonard, aujourd'hui au Louvre. Le Louvre date sa propre version de 1483-1494.
Le catalogue du musée enregistre le tableau INV 778 sous le titre « Portrait de femme, dit à tort La Belle Ferronnière » : le surnom traditionnel du portrait est donc explicitement signalé comme une désignation erronée par l'institution qui le conserve, et non comme l'identification du modèle.