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Cette page sert surtout à situer Leonora Carrington dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Née en 1917 dans le Lancashire et morte à Mexico en 2011, Leonora Carrington a quitté très tôt le milieu aisé du nord de l’Angleterre pour rejoindre, aux côtés de Max Ernst, les cercles surréalistes de France.
Le Metropolitan Museum of Art la désigne comme « mexicaine, née en Angleterre », à Clayton Green dans le Lancashire, en 1917.
Cette page sert surtout à situer Leonora Carrington dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Le Metropolitan Museum of Art la désigne comme « mexicaine, née en Angleterre », à Clayton Green dans le Lancashire, en 1917. Issue d’une famille anglaise aisée, elle séjourne adolescente à Florence, où elle découvre l’art classique italien, puis apprend la peinture à Londres dans l’atelier d’Amédée Ozenfant. La Tate résume ce point de départ par un refus: celui d’une éducation de la haute société du nord de l’Angleterre, à laquelle elle tourne le dos au milieu des années 1930. Le Musée du Luxembourg rattache d’ailleurs son imaginaire à ses origines celtiques et post-victoriennes autant qu’à sa fascination pour la Renaissance.
En 1937, la rencontre de Max Ernst décide de sa trajectoire: selon la Tate, elle s’enfuit avec lui, se retrouve au cœur du groupe surréaliste parisien et fréquente notamment André Breton et Pablo Picasso. AWARE compte trois années de vie commune en France, créatrices et passionnées, interrompues par la guerre. La séparation provoque un effondrement psychique grave, vécu en Espagne: la presse culturelle rappelle qu’elle peint à Santander en 1940 une toile restée inédite, Villa Pilar, conservée pendant des décennies par la famille du médecin qui la soignait. De cet épisode naîtra le récit En bas, rédigé en français.
La Tate date de 1942 son arrivée au Mexique, après un bref passage par l’Espagne puis les États-Unis; c’est là que sa pratique s’élargit décisivement, des pièces de théâtre aux sculptures et aux textiles. AWARE détaille le réseau qu’elle s’y constitue: la peintre Remedios Varo, la photographe Kati Horna, et l’intelligentsia mexicaine dont Octavio Paz et Carlos Fuentes. Elle y rencontre à vingt-huit ans Emeric « Chiki » Weisz, compagnon de toute sa vie, y met au monde ses enfants et y travaille sans relâche, s’imprégnant des contes et des symboliques transmis par les populations autochtones.
L’écriture n’est pas chez elle une activité annexe. AWARE signale que ses textes paraissent d’abord en français ou en traduction française, depuis La Maison de la peur (1938), ouvrage illustré par Max Ernst, jusqu’aux récits fantastiques des années 1950 et 1960, et que l’invention de sa langue naît de l’entre-deux linguistique. La Biennale de Venise décrit Leche del sueño, recueil de neuf contes qu’elle peignit d’abord sur les murs de la chambre de ses fils Gabriel et Pablo avant de les transcrire à la main en espagnol approximatif. Son roman The Hearing Trumpet, publié en 1974, conduit une héroïne nonagénaire d’une maison de retraite mexicaine jusqu’à une apocalypse régénératrice.
En 1947, la Tate note qu’elle est la seule artiste britannique femme retenue dans une exposition internationale du surréalisme à New York, ce qui installe durablement sa place dans le mouvement. Dans les années 1950 et 1960, elle conçoit décors et costumes, pour sa propre pièce Penelope comme pour le cinéma, et va jusqu’à jouer devant la caméra. Après sa mort à Mexico en 2011, sa réévaluation s’accélère: la 59e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, en 2022, emprunte son titre à l’un de ses livres, et le Musée du Luxembourg lui consacre en 2026 la première exposition d’envergure organisée en France autour de sa seule œuvre.
Médiums: Peinture à l’huile, Aquarelle et gouache, Tempera, Dessin et arts graphiques, Sculpture, Tapisserie, Peinture murale, Décors et costumes de scène, Écriture (contes, récits, roman, théâtre).
Techniques: Huile sur toile, Gouache sur carton à fond préparé (maquettes de costumes), Aquarelle, gouache et graphite sur papier, Peinture murale de grand format (mural de 4,5 m de long pour le Museo Nacional de Antropología), Illustration manuscrite de contes peints à même le mur puis reportés sur cahier.
Motifs récurrents: Métamorphose et hybridation entre humain, animal, végétal et objet, Mythes, contes et légendes, Ésotérisme, alchimie et quête spirituelle, Guerre, exil et migration, Féminisme et remise en cause des identités assignées, Maladie mentale et expérience de l’internement, Nourriture, table et rituel.
C’est par Paris que Leonora Carrington entre dans le surréalisme. La Tate raconte qu’elle passe du statut de débutante londonienne à celui de compagne de Max Ernst, avec lequel elle s’enfuit dans la capitale française, où elle se retrouve au centre du groupe surréaliste et côtoie André Breton comme Pablo Picasso. AWARE précise que le couple vit trois années en France, et le Musée du Luxembourg fait de sa participation au surréalisme pendant son séjour français l’un des axes de son parcours d’exposition. Les archives d’André Breton conservent par ailleurs le dossier de l’Exposition internationale du Surréalisme tenue en 1938 à la galerie des Beaux-Arts, épisode parisien contemporain de ses premières années dans le mouvement.
Le lien avec Paris ne tient pas qu’à la peinture. Selon AWARE, dont le siège est parisien, les textes de Carrington paraissent d’abord en français ou en traduction française: La Maison de la peur, publiée en 1938 avec des illustrations de Max Ernst, ouvre une série qui court jusqu’aux récits fantastiques des années 1950 et 1960. En bas, son témoignage sur l’effondrement psychique de 1940, est lui aussi rédigé en français avant de paraître en 1973. Cette antériorité éditoriale française fait du public parisien l’un des premiers lecteurs de son univers, bien avant que ses tableaux ne soient montrés en France à grande échelle.
Du 18 février au 19 juillet 2026, le Musée du Luxembourg a présenté 126 peintures, dessins, sculptures et tapisseries, première manifestation d’envergure consacrée en France à la seule œuvre de Carrington, co-organisée par le GrandPalaisRmn et Mondo Mostre sous le commissariat de Tere Arcq et Carlos Martín. Le Sénat, qui abrite le musée, a relayé les mêmes dates. Les droits de l’artiste sont représentés en France par l’ADAGP, à Paris, comme l’indiquent les crédits publiés par le musée. La galerie Almine Rech annonce de son côté, dans son espace Turenne, la première exposition personnelle qu’elle consacre à l’artiste, du 8 septembre au 10 octobre 2026.
Musée du Luxembourg (Paris) — A présenté du 18 février au 19 juillet 2026 la première exposition d’envergure consacrée en France à la seule œuvre de Leonora Carrington, réunissant 126 œuvres.
Almine Rech, espace Turenne (Paris) — Annonce la première exposition personnelle de l’artiste dans la galerie, du 8 septembre au 10 octobre 2026, en collaboration avec le Consejo Leonora Carrington et rossogranada.
The Metropolitan Museum of Art (New York) — Conserve plusieurs œuvres, dont l’Autoportrait vers 1937-1938 entré en 2002 avec la collection Pierre et Maria-Gaetana Matisse.
Museo Nacional de Antropología (Mexico) — Conserve le mural de 4,5 mètrès The Magical World of the Mayas, peint en 1964 pour l’ouverture du nouveau musée.
Tate Liverpool (Liverpool) — A organisé du 6 mars au 31 mai 2015 la première exposition personnelle britannique consacrée à l’artiste depuis plus de vingt ans.
1917 — Naissance à Clayton Green, dans le Lancashire, au sein d’une famille anglaise aisée.
1937 — Rencontre de Max Ernst: elle quitte l’Angleterre et rejoint les cercles surréalistes en France.
1938 — Publication de La Maison de la peur, son premier livre, illustré par Max Ernst.
1940 — Séjour à Santander en Espagne, où elle peint la toile longtemps inédite Villa Pilar.
1942 — Arrivée au Mexique, où sa pratique s’étend au théâtre, à la sculpture et au textile.
1947 — Seule artiste britannique femme d’une exposition internationale du surréalisme à New York.
1964 — Achèvement du mural The Magical World of the Mayas pour le Museo Nacional de Antropología.
1973 — Parution d’En bas, récit de son effondrement psychique rédigé en français.
1974 — Publication du roman The Hearing Trumpet, satire onirique d’une maison de retraite mexicaine.
2011 — Mort à Mexico, où elle vivait depuis près de soixante-dix ans.
2022 — La Biennale de Venise intitule son exposition internationale The Milk of Dreams d’après son livre.
2026 — Rétrospective de 126 œuvres au Musée du Luxembourg, du 18 février au 19 juillet.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Leonora Carrington à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Née en 1917 dans le Lancashire, elle s'installe au Mexique en 1942 et y passe le reste de sa vie jusqu'à sa mort à Mexico en 2011. Le Metropolitan Museum of Art la désigne d'ailleurs comme « mexicaine, née en Angleterre », et la Tate rappelle qu'elle est devenue une figure majeure de la scène artistique mexicaine.
En bas, publié en 1973, revient sur l'effondrement psychique subi après sa séparation d'avec Max Ernst provoquée par la guerre. AWARE souligne qu'elle en fait le récit en français, quelques années après les faits ; la toile Villa Pilar, peinte à Santander en 1940, appartient au même épisode espagnol.
Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve notamment son Autoportrait vers 1937-1938, une maquette de costume pour Penelope de 1959 et une aquarelle intitulée Horse. À Mexico, le Museo Nacional de Antropología abrite son mural de 4,5 mètrès The Magical World of the Mayas, peint en 1964.
L'exposition internationale d'art de 2022 a emprunté son titre, The Milk of Dreams, à Leche del sueño : un recueil de neuf contes que l'artiste peignit d'abord sur les murs de la chambre de ses fils Gabriel et Pablo, avant de les transcrire à la main et de les illustrer à l'aquarelle.
Oui. La Tate indique qu'elle élargit sa pratique aux décors et costumes dans les années 1950 et 1960, pour des productions dont sa propre pièce Penelope, ainsi que pour des films, où elle a également joué. Le Metropolitan Museum of Art conserve une maquette de costume pour Penelope datée de 1959.
Oui : le Musée du Luxembourg a réuni du 18 février au 19 juillet 2026 cent vingt-six œuvres, première manifestation d'ampleur consacrée en France à sa seule production, co-organisée par le GrandPalaisRmn et Mondo Mostre, sous le commissariat de Tere Arcq et Carlos Martín.