Pourquoi cette page est utile
Cette page sert surtout à situer Maurizio Cattelan dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Sculpteur, installateur et artiste conceptuel italien né à Padoue en 1960, Maurizio Cattelan a bâti une œuvre courte en nombre mais explosive en effet: un pape terrassé par une météorite, un Hitler agenouillé, des toilettes en or massif, une banane fixée au mur par du ruban adhésif.
Le Getty Research Institute enregistre Maurizio Cattelan comme sculpteur, installateur et artiste conceptuel italien né en 1960 à Padoue, en Vénétie.
Cette page sert surtout à situer Maurizio Cattelan dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Le Getty Research Institute enregistre Maurizio Cattelan comme sculpteur, installateur et artiste conceptuel italien né en 1960 à Padoue, en Vénétie. Il n’est passé par aucune école d’art: sa formation se fait sur le tas, à la fin des années 1980, à distance des filières académiques milanaises et romaines. Pirelli HangarBicocca résume cette trajectoire de trois décennies comme une suite d’« actions » tenues pour provocatrices et irrévérencieuses, qui mettent au jour les paradoxes de la société plutôt qu’elles ne construisent un style reconnaissable. C’est à Milan, où il vit longtemps, qu’il met au point l’essentiel de son vocabulaire avant de s’installer à New York.
Le registre d’expositions de la galerie Perrotin situe la première exposition personnelle parisienne de Cattelan du 26 janvier au 11 mars 1995, sous le titre « Errotin le vrai lapin »: l’artiste y transforme son galeriste en mascotte déguisée, faisant du marchand lui-même l’œuvre exposée. Deux ans plus tard, du 24 mai au 19 juillet 1997, la même galerie présente « Moi-même, Soi-même ». Ces deux dates comptent: elles installent très tôt, dans le paysage parisien, un artiste dont la matière première n’est pas l’objet mais le dispositif qui l’expose — galerie, galeriste, gardien, cartel.
Du 4 novembre 2011 au 22 janvier 2012, le Solomon R. Guggenheim Museum de New York présente « Maurizio Cattelan: All », rétrospective qui suspend l’ensemble de son œuvre dans le vide de la rotonde de Frank Lloyd Wright. Le musée y décrit un artiste salué à la fois comme provocateur, farceur et poète tragique de son temps, dont les sources vont de la culture populaire et de l’histoire à la religion organisée. L’exposition est alors annoncée comme un retrait de la vie artistique. La Monnaie de Paris reviendra explicitement sur cet épisode cinq ans plus tard: ce qui devait être le salut final n’était qu’une irrévérence de plus.
Du 21 octobre 2016 au 8 janvier 2017, la Monnaie de Paris, quai de Conti, accueille « Not Afraid of Love ». L’institution présente l’exposition comme le grand retour de l’artiste et comme sa manifestation la plus importante en Europe, la plus vaste depuis la rétrospective new-yorkaise. Le commissariat est assuré par Chiara Parisi et les œuvres sont déployées dans les salons du XVIIIe siècle du site. La Monnaie insiste sur le paradoxe recherché: jamais Cattelan n’aura été aussi présent dans une exposition, et pourtant chacune de ses pièces y crie son absence.
Les pièces les plus commentées de Cattelan sont aujourd’hui conservées par des collections privées de dimension muséale. La Collection Pinault détient « La Nona Ora » (1999), sculpture en résine de polyester montrant Jean-Paul II à l’échelle réelle écrasé par une météorite, ainsi que « Him » (2001), figure agenouillée d’Adolf Hitler, et un ensemble comprenant « Untitled » (1997), « Mother » (1999), « Charlie » (2003) et « Others » (2011). Le Guggenheim a de son côté exposé « America » (2016), cuvette de toilettes en or dix-huit carats installée dans les sanitaires du musée et utilisable par le public.
Le 8 mai 2025 s’est ouverte à Centre Pompidou-Metz « Dimanche sans fin — Maurizio Cattelan & la collection du Centre Pompidou », dont le commissariat est partagé entre l’artiste, Philippe-Alain Michaud et Chiara Parisi, et qui doit rester visible jusqu’au 2 février 2027. Les Staatliche Museen zu Berlin ont par ailleurs annoncé l’attribution à Cattelan du Preis der Nationalgalerie 2026, assorti d’une exposition personnelle intitulée « NIGHT » à la Neue Nationalgalerie, du 10 septembre 2026 au 7 mars 2027 — sa première exposition monographique en Allemagne.
Médiums: sculpture hyperréaliste (cire, résine de polyester, silicone), taxidermie animale, installation in situ, performance et délégation d’action, édition et revue d’images, intervention dans l’espace public.
Techniques: effigies à l’échelle réelle ou réduite moulées puis habillées, animaux naturalisés suspendus ou encastrés dans l’architecture, détournement du mobilier et des dispositifs de l’institution hôte, matériaux à forte charge symbolique (or dix-huit carats, marbre, ruban adhésif).
Motifs récurrents: irrévérence envers l’institution artistique, religion et sacré, pouvoir, dictature et mémoire du XXe siècle, mort, fragilité et perte, argent, marché de l’art et valeur, échec, absence et disparition de l’auteur.
Paris n’est pas une escale tardive dans la carrière de Cattelan: c’est l’un de ses points de départ. Le registre de la galerie Perrotin situe « Errotin le vrai lapin » du 26 janvier au 11 mars 1995, exposition personnelle où le galeriste lui-même, costumé, devient la pièce montrée. Le même lieu présente « Moi-même, Soi-même » du 24 mai au 19 juillet 1997. Ces deux rendez-vous parisiens, antérieurs à la reconnaissance new-yorkaise, expliquent la familiarité durable du public français avec un artiste qui n’a jamais séparé l’œuvre de son dispositif de monstration.
« Not Afraid of Love » occupe la Monnaie de Paris du 21 octobre 2016 au 8 janvier 2017. L’institution, située quai de Conti, annonce alors l’exposition comme le retour au travail de l’artiste après cinq années de retrait affiché, et comme la plus importante qu’il ait consacrée à l’Europe depuis la rétrospective du Guggenheim. Le parcours, conçu sous le commissariat de Chiara Parisi, déploie une sélection d’œuvres marquantes dans les salons du XVIIIe siècle du site, ouvert tous les jours et en nocturne le jeudi pendant la durée de l’exposition.
Le second ancrage parisien de Cattelan est celui de la Collection Pinault, qui conserve plusieurs de ses pièces les plus discutées, dont « La Nona Ora » et « Him ». Son travail figure au programme de la saison inaugurale « Ouverture », présentée à la Bourse de Commerce entre 2021 et le 30 janvier 2022, puis de « Le monde comme il va », exposition déployée dans tous les espaces du bâtiment du 1er arrondissement à partir du 20 mars 2024. Ces deux séquences font de la Bourse de Commerce le lieu parisien où ses œuvres réapparaissent le plus régulièrement.
Monnaie de Paris (Paris) — A présenté « Not Afraid of Love », exposition personnelle, du 21 octobre 2016 au 8 janvier 2017, sous le commissariat de Chiara Parisi.
Bourse de Commerce — Pinault Collection (Paris) — A montré son travail dans la saison inaugurale « Ouverture » (jusqu’au 30 janvier 2022) puis dans « Le monde comme il va » à partir du 20 mars 2024.
Galerie Perrotin (Paris) — Première exposition personnelle parisienne de l’artiste en 1995, suivie de « Moi-même, Soi-même » en 1997.
Centre Pompidou-Metz (Metz) — Présente « Dimanche sans fin », dont il est co-commissaire, du 8 mai 2025 au 2 février 2027.
Neue Nationalgalerie (Berlin) — Lui consacre « NIGHT » du 10 septembre 2026 au 7 mars 2027, au titre du Preis der Nationalgalerie 2026.
1960 — Naissance à Padoue, en Vénétie; le Getty l’enregistre comme sculpteur et artiste conceptuel italien.
1995-01-26 — « Errotin le vrai lapin », première exposition personnelle parisienne à la galerie Perrotin, jusqu’au 11 mars.
1997-05-24 — « Moi-même, Soi-même » à la galerie Perrotin, à Paris, jusqu’au 19 juillet.
1999 — Réalisation de « La Nona Ora », effigie de Jean-Paul II écrasée par une météorite, aujourd’hui dans la Collection Pinault.
2001 — Réalisation de « Him », figure agenouillée d’Adolf Hitler, également conservée dans la Collection Pinault.
2010 — Lancement de la revue d’images Toilet Paper avec le photographe Pierpaolo Ferrari.
2011-11-04 — Ouverture de la rétrospective « Maurizio Cattelan: All » au Guggenheim de New York, jusqu’au 22 janvier 2012.
2016-10-21 — « Not Afraid of Love » à la Monnaie de Paris, commissariat de Chiara Parisi, jusqu’au 8 janvier 2017.
2021-07-15 — « Breath Ghosts Blind », projet in situ à Pirelli HangarBicocca, Milan, jusqu’au 20 février 2022.
2024-03-20 — Ses œuvres figurent dans « Le monde comme il va » à la Bourse de Commerce, à Paris.
2025-05-08 — Ouverture de « Dimanche sans fin » à Centre Pompidou-Metz, dont il est co-commissaire, jusqu’au 2 février 2027.
2026 — Attribution du Preis der Nationalgalerie et annonce de l’exposition « NIGHT » à la Neue Nationalgalerie de Berlin.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Maurizio Cattelan à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Sculpteur, installateur et artiste conceptuel italien né à Padoue en 1960, autodidacte, il est décrit par Pirelli HangarBicocca comme l'un des artistes italiens les plus en vue au monde, auteur d'actions tenues pour provocatrices qui exposent les paradoxes de la société.
Aucune exposition personnelle ne lui est consacrée à Paris à la date du 1er août 2026. Ses œuvres appartiennent toutefois à la Collection Pinault, qui les a montrées à la Bourse de Commerce lors de « Ouverture » puis de « Le monde comme il va » : leur présentation dépend donc de l'accrochage en cours.
Du 21 octobre 2016 au 8 janvier 2017, la Monnaie de Paris a déployé dans ses salons du XVIIIe siècle une sélection d'œuvres marquantes de l'artiste, sous le commissariat de Chiara Parisi. L'institution la présentait comme sa plus importante exposition en Europe et la plus vaste depuis sa rétrospective new-yorkaise.
Conservée dans la Collection Pinault, cette sculpture en résine de polyester de 1999 représente le pape Jean-Paul II reproduit à l'échelle réelle et écrasé par une météorite. Elle concentre le procédé de l'artiste : une image immédiatement lisible, empruntée au réel, qui déplace le sacré sur le terrain du fait divers.
La rétrospective « Maurizio Cattelan: All », présentée au Guggenheim de New York du 4 novembre 2011 au 22 janvier 2012, avait été annoncée comme un adieu. La Monnaie de Paris est revenue sur cet épisode en 2016 : ce qui devait être le salut final d'une carrière n'était en réalité qu'une irrévérence supplémentaire.
Lancée en juin 2010 avec le photographe Pierpaolo Ferrari, Toilet Paper est une revue entièrement composée d'images, sans texte, qui prolonge hors des musées le vocabulaire visuel de l'artiste. Elle constitue l'un de ses rares projets menés en série et dans la durée.