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Cette page sert surtout à situer Neo Rauch dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1960 à Leipzig et élevé à Aschersleben, Neo Rauch peint des scènes densément peuplées où des figures affairées manœuvrent dans des espaces qui ne se recollent jamais tout à fait.
Neo Rauch naît à Leipzig en 1960 et grandit à Aschersleben, petite ville de Saxe-Anhalt où il passe son Abitur au Gymnasium local.
Cette page sert surtout à situer Neo Rauch dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Neo Rauch naît à Leipzig en 1960 et grandit à Aschersleben, petite ville de Saxe-Anhalt où il passe son Abitur au Gymnasium local. Il entre ensuite à la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig, l’école qui a formé plusieurs générations de peintres est-allemands, et y a notamment Arno Rink pour maître. Il y décroche en 1990 son diplôme de Meisterschüler — l’année même où l’Allemagne se réunifie. Toute sa formation s’est donc déroulée de l’autre côté du rideau de fer, dans un système d’enseignement où la peinture figurative n’a jamais été mise en cause.
Le tournant se joue à New York: sa présentation à l’Armory Show en 1999 marque sa percée internationale. Dès 2000, David Zwirner l’expose pour la première fois dans sa galerie new-yorkaise et le représente depuis. En Allemagne, la reconnaissance était venue plus tôt: le musée des Beaux-Arts de Leipzig lui consacre une exposition personnelle en 1997, à l’occasion du prix d’art de la Leipziger Volkszeitung, et l’exposition « Randgebiet » circule en 2000 de la Galerie für Zeitgenössische Kunst de Leipzig à la Haus der Kunst de Munich puis à la Kunsthalle de Zurich. En 2001, il figure à la Biennale de Venise.
L’Albertina de Vienne isole en 2004 un premier ensemble autonome d’œuvres sur papier, signe que le dessin est chez lui un territoire à part entière et non un préalable au tableau. Suivent des monographies au Kunstmuseum Wolfsburg en 2006, au Metropolitan Museum of Art en 2007, au Museum Frieder Burda en 2011. Pour ses cinquante ans, en 2010, la Pinakothek der Moderne de Munich et le musée des Beaux-Arts de Leipzig montent une rétrospective en deux volets simultanés réunissant environ cent vingt œuvres. En 2019, le Palazzo Pitti de Florence lui consacre à son tour une exposition.
Rauch enseigne à la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig comme professeur de 2005 à 2009, puis comme professeur honoraire de 2009 à 2014. En 2010, revenu à Aschersleben pour une exposition de ses propres Meisterschüler, il forme avec le maire d’alors, Andreas Michelmann, et les galeristes Gerd Harry Lybke et Kerstin Wahala le projet de lier son nom à sa ville: il fait donation à Aschersleben d’un exemplaire de chaque tirage de son œuvre gravée, à l’origine de la Grafikstiftung Neo Rauch. En 2018, il conçoit avec la peintre Rosa Loy, son épouse, les décors et costumes du « Lohengrin » de Bayreuth.
Parallèlement aux tableaux et aux dessins, Rauch a bâti un corpus d’estampes considérable: le musée De Reede fait remonter ce travail graphique à 1988, tandis que la fondation d’Aschersleben situe en 1993 le début de l’œuvre officiellement reconnue par l’artiste. Lithographies en couleurs et eaux-fortes sont tirées sur papier Hahnemühle Alt Worms en éditions courtes, généralement trente-cinq exemplaires accompagnés d’épreuves d’artiste. C’est ce versant, longtemps traité comme secondaire, que la Grafikstiftung Neo Rauch a pour mission de conserver et de montrer.
Médiums: huile sur toile, huile sur papier, dessin, aquarelle, lithographie, eau-forte, décors et costumes de scène.
Techniques: lithographie en cinq couleurs sur papier Hahnemühle Alt Worms, eau-forte monochrome en édition de trente-cinq exemplaires, grands formats à l’huile atteignant 250 × 300 cm, jusqu’au diptyque de près de cinq mètrès.
Motifs récurrents: figuration narrative qui refuse l’interprétation immédiate, héritage visuel de la RDA et du réalisme socialiste, emboîtement de couches temporelles et de perspectives contradictoires, références savantes à la Renaissance italienne et au romantisme allemand, personnages affairés dans des tâches sans finalité lisible.
Le premier contact documenté de Neo Rauch avec le public parisien passe par l’exposition collective « Cher peintre », présentée au Centre Pompidou en 2002: trois de ses toiles y sont montrées, aux côtés de Peter Doig, John Currin, Elizabeth Peyton ou Luc Tuymans, dans une relecture de la peinture figurative des années 1990 organisée par la commissaire Alison Gingeras. Le Centre Pompidou programme le 12 juin 2002 une rencontre avec plusieurs artistes de cette exposition, où son nom figure au programme annoncé.
Hors du Centre Pompidou, sa présence à Paris s’est limitée à trois toiles accrochées à l’ambassade d’Allemagne. En 2023, au moment de sa première rétrospective française, l’AFP relevait qu’aucune collection publique française ne conservait alors d’œuvre de Neo Rauch, et que cette rétrospective devait se tenir non pas à Paris mais au MO.CO. de Montpellier. Le catalogue qui l’accompagnait constituait, selon Le Journal des Arts, la première publication consacrée au peintre en France: Paris n’a donc jamais été, pour lui, une place éditoriale ni institutionnelle.
Centre Pompidou (Paris) — A montré trois toiles de Neo Rauch dans l’exposition collective « Cher peintre » en 2002, seule présentation muséale parisienne documentée de son travail.
MO.CO. Montpellier Contemporain (Montpellier) — Première rétrospective française, « Le Songe de la raison », du 8 juillet au 15 octobre 2023, avec 117 œuvres.
Museum De Reede (Anvers) — Présente « Équilibre / Gleichgewicht », consacrée à son œuvre graphique de 1988 à 2026, du 20 juin au 19 octobre 2026.
Grafikstiftung Neo Rauch (Aschersleben) — Fondation créée par la ville d’Aschersleben, l’artiste et la galerie EIGEN + ART autour de la donation de son œuvre gravée; conserve et expose ses estampes.
Museum der bildenden Künste (Leipzig) — Lui consacre une exposition personnelle dès 1997 puis l’un des deux volets de la rétrospective de 2010; conserve « Unter Feuer » (2010).
1960-04-18 — Naissance à Leipzig, en République démocratique allemande; il grandit à Aschersleben.
1990 — Diplôme de Meisterschüler à la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig.
1997 — Exposition personnelle au musée des Beaux-Arts de Leipzig pour le prix d’art de la Leipziger Volkszeitung.
1999 — Percée internationale à l’Armory Show de New York, point de bascule de sa carrière.
2000 — Exposition « Randgebiet » à Leipzig, Munich et Zurich; première exposition chez David Zwirner à New York.
2001 — Participation à la Biennale de Venise, aux côtés d’expositions collectives internationales.
2002 — Trois toiles présentées au Centre Pompidou dans l’exposition collective « Cher peintre », à Paris.
2004 — L’Albertina de Vienne expose pour la première fois un ensemble autonome d’œuvres sur papier.
2007 — Exposition personnelle au Metropolitan Museum of Art de New York.
2010 — Double rétrospective à la Pinakothek der Moderne de Munich et au musée des Beaux-Arts de Leipzig, environ 120 œuvres.
2018 — Décors et costumes du « Lohengrin » de Wagner au Festival de Bayreuth, avec Rosa Loy.
2019 — Exposition d’œuvres de 2008 à 2019 au Palazzo Pitti, à Florence.
2023 — Première rétrospective française, « Le Songe de la raison », au MO.CO. de Montpellier.
2026 — « Équilibre », consacrée à son œuvre graphique, au musée De Reede d’Anvers.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Neo Rauch à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Non, aucune œuvre n'est visible en permanence à Paris. Le Centre Pompidou en a montré trois dans l'exposition collective « Cher peintre » en 2002, et l'AFP relevait en 2023 qu'aucune collection publique française ne possédait alors de tableau de l'artiste.
En 2023 seulement : le MO.CO. de Montpellier a présenté « Le Songe de la raison » du 8 juillet au 15 octobre 2023, première rétrospective française du peintre, avec 117 dessins et peintures et un parcours largement chronologique démarrant au tournant des années 1990.
C'est le courant de peinture figurative allemande apparu autour de la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig, dont Neo Rauch est reconnu comme le chef de file : sa percée internationale a entraîné dans son sillage la visibilité mondiale de la peinture leipzigoise.
Il a étudié à la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig, notamment auprès d'Arno Rink, et y a obtenu son diplôme de Meisterschüler en 1990. Il y a ensuite enseigné comme professeur de 2005 à 2009, puis comme professeur honoraire de 2009 à 2014.
Oui : avec la peintre Rosa Loy, son épouse, il a signé les décors et les costumes du « Lohengrin » de Richard Wagner au Festival de Bayreuth, créé en juillet 2018 — une production dont la scénographie a suscité la plus forte résonance internationale de l'édition.
À la Grafikstiftung Neo Rauch d'Aschersleben, fondée avec la ville, l'artiste et la galerie EIGEN + ART après qu'il eut donné à sa ville d'enfance un exemplaire de chaque tirage de son œuvre gravée. Le musée De Reede d'Anvers lui consacre par ailleurs « Équilibre » en 2026.