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Cette page sert surtout à situer Raphaël dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à Urbino en 1483 et mort à Rome en 1520, Raphaël n’a peint qu’une vingtaine d’années, et cela a suffi pour fixer la norme de la peinture classique européenne.
Raphaël naît à Urbino en 1483.
Cette page sert surtout à situer Raphaël dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Raphaël naît à Urbino en 1483. Son père, Giovanni Santi, y est peintre de cour: la notice de la National Gallery indique qu’il a très probablement commencé sa formation sur place et qu’il a dû connaître très tôt des œuvres de Mantegna, d’Uccello et de Piero della Francesca. Ses premières peintures portent surtout l’empreinte du Pérugin. En 1500, il devient maître indépendant.
De 1500 à 1508, Raphaël travaille dans toute l’Italie centrale, et particulièrement à Florence, où il s’impose comme portraitiste et comme peintre de Vierges. La Belle Jardinière, conservée au Louvre, appartient à ces années: la notice du musée la date d’environ 1507-1508 et décrit une huile sur bois de peuplier au format cintré, haute de 1,22 m pour 0,80 m de large, dont le titre officiel reste La Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste.
En 1508, à vingt-cinq ans, Raphaël est appelé à la cour de Jules II pour participer à la redécoration des appartements pontificaux. La Chambre de la Signature est, selon les Musées du Vatican, son premier travail au Vatican. Dans L’École d’Athènes, Héraclite adossé au bloc de marbre a les traits de Michel-Ange, alors occupé à la chapelle Sixtine voisine, et le personnage au béret noir à l’extrême droite est un autoportrait du peintre. En 1514, à la mort de Bramante, il est nommé architecte en charge de Saint-Pierre.
À Rome, Raphaël devient aussi l’un des grands portraitistes de son siècle. Le Pape Jules II de la National Gallery, daté de 1511, se situe dans la période d’un an et demi pendant laquelle le pontife porta la barbe, laissée pousser en 1510 après la perte de Bologne. Le musée signale que le portrait fut exposé le 12 décembre 1513, après la mort de Jules II, dans l’église romaine de Santa Maria del Popolo, et que les deux glands dorés du fauteuil renvoient au nom della Rovere.
Peu après son élection en mars 1513, Léon X commande à Raphaël une tenture pour la chapelle Sixtine, illustrant les Actes des Apôtrès et destinée à être accrochée sous le plafond de Michel-Ange achevé l’année précédente. Les tapisseries devaient être tissées dans l’atelier bruxellois de Pieter van Aelst: en 1515 et 1516, Raphaël et son atelier peignent dix cartons à échelle réelle servant de modèles aux lissiers, selon la Royal Collection Trust.
Le cardinal Giulio de’ Medici, futur Clément VII, commande deux tableaux pour la cathédrale Saint-Just de Narbonne, dont il est devenu évêque en 1515: La Transfiguration revient à Raphaël, La Résurrection de Lazare à Sebastiano del Piombo. Le tableau ne partira jamais pour la France: après la mort de Raphaël, en 1520, le cardinal le garde pour lui puis l’offre à l’église San Pietro in Montorio. Les Musées du Vatican y voient sa dernière peinture et son testament spirituel.
Médiums: huile sur bois de peuplier, huile sur toile, fresque murale, carton peint à échelle réelle pour tapisserie, architecture.
Techniques: panneau de peuplier au format cintré, panneau transposé sur toile lors de restaurations anciennes, fresque pour les chambres pontificales, carton grandeur nature destiné aux lissiers bruxellois, dessin conservé en feuille de grand format.
Motifs récurrents: la Vierge à l’Enfant accompagnée du petit saint Jean Baptiste, le portrait de curie et de cour, la confrontation de la philosophie antique et de la théologie, saint Michel terrassant le démon, les Actes des Apôtrès.
Le site des collections du Louvre localise précisément les peintures: La Belle Jardinière (INV 602) et Le Grand Saint Michel (INV 610) sont accrochés aile Denon, salle 710, deuxième travée de la Grande Galerie; le portrait de Balthazar Castiglione (INV 611), le Portrait de l’artiste avec un ami (INV 614) et le portrait de Dona Isabel de Requesens (INV 612) sont réunis salle 712, dans la Tribune. Cinq notices, cinq numéros d’inventaire, un même parcours de visite.
Ce que Paris possède de Raphaël vient d’abord de la Couronne. Le Grand Saint Michel est rattaché à François Ier dès 1518; le portrait de Dona Isabel de Requesens entre la même année dans la collection royale, offert par le cardinal Bibbiena. Le Portrait de l’artiste avec un ami est cité chez Louis XIII en 1625 par Cassiano dal Pozzo. Quant au Castiglione, passé par Mantoue puis Amsterdam, il appartient au cardinal Mazarin avant d’être acquis de ses héritiers par Louis XIV en 1665.
Les Musées du Vatican rappellent qu’en 1797, à la suite du traité de Tolentino, La Transfiguration fut emportée à Paris avec beaucoup d’autres œuvres, et restituée en 1816 après la chute de Napoléon; elle rejoignit alors la pinacothèque de Pie VII. La trace de cette période subsiste au Louvre: la feuille Saint Michel terrassant le Démon (INV 3894), conservée au département des Arts graphiques, porte encore sa référence à l’inventaire du musée Napoléon.
Musée du Louvre (Paris) — Conserve et expose cinq peintures de Raphaël dans la Grande Galerie (aile Denon, salles 710 et 712), ainsi que des feuilles inventoriées sous son nom au département des Arts graphiques.
Musées du Vatican (Cité du Vatican) — Chambres de Raphaël, dont la Chambre de la Signature, et La Transfiguration à la pinacothèque, salle VIII.
The National Gallery (Londres) — Conserve le portrait du pape Jules II (NG27, 1511) parmi ses peintures de Raphaël.
Victoria & Albert Museum (Londres) — Présente sept cartons des Actes des Apôtrès, prêtés sur longue durée par la Royal Collection.
1483 — Naissance à Urbino, où son père Giovanni Santi est peintre de cour.
1500 — Il devient maître indépendant et travaille dans toute l’Italie centrale.
1508 — Appelé à vingt-cinq ans par Jules II pour redécorer les appartements pontificaux du Vatican.
1511 — Portrait du pape Jules II portant la barbe, aujourd’hui à la National Gallery (NG27).
1513 — Léon X, élu en mars, lui commande une tenture pour la chapelle Sixtine.
1514 — Nommé architecte en charge de Saint-Pierre de Rome à la mort de Bramante.
1515-1516 — Peinture des dix cartons des Actes des Apôtrès avec son atelier.
1518 — Le Grand Saint Michel est rattaché à François Ier; le portrait de Dona Isabel de Requesens entre dans la collection royale.
1520 — Mort à Rome; La Transfiguration reste sa dernière peinture.
1665 — Louis XIV acquiert le portrait de Castiglione des héritiers de Mazarin.
1797 — La Transfiguration est emportée à Paris après le traité de Tolentino.
1816 — Restitution de La Transfiguration au Vatican après la chute de Napoléon.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Raphaël à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Au musée du Louvre, aile Denon : La Belle Jardinière et Le Grand Saint Michel se trouvent salle 710 dans la Grande Galerie, tandis que le Castiglione, le Portrait de l'artiste avec un ami et le portrait de Dona Isabel de Requesens sont accrochés salle 712, dans la Tribune.
C'est le titre d'usage d'un tableau dont le titre officiel est La Vierge à l'Enfant avec le petit saint Jean Baptiste. La notice du Louvre le date de 1507-1508 environ, le décrit comme une huile sur bois de peuplier au format cintré de 1,22 m sur 0,80 m, et lui donne le numéro d'inventaire INV 602.
Sa provenance, détaillée par le Louvre, passe par la maison Castiglione à Mantoue, les ducs d'Urbin, puis Lucas van Uffelen à Amsterdam et Alphonse Lopez à Paris. Il figure dans l'inventaire du cardinal Mazarin de 1661 avant d'être acquis de ses héritiers par Louis XIV en 1665.
Aucune des notices institutionnelles consultées pour ce dossier ne mentionne un séjour parisien : ce sont ses œuvres qui ont fait le voyage. Le Grand Saint Michel est lié à François Ier dès 1518 et le portrait de Dona Isabel de Requesens entre la même année dans la collection royale, offert par le cardinal Bibbiena.
Les Musées du Vatican indiquent qu'en 1797, à la suite du traité de Tolentino, le tableau fut emmené à Paris comme beaucoup d'autres œuvres, puis restitué en 1816 après la chute de Napoléon. Il rejoignit ensuite la pinacothèque créée par Pie VII, où il est toujours conservé, salle VIII.
Raphaël et son atelier en ont peint dix en 1515 et 1516 pour les lissiers bruxellois de Pieter van Aelst. Sept d'entre eux sont entrés dans la Royal Collection en 1623, achetés par le futur Charles Ier, et sont aujourd'hui en prêt de longue durée au Victoria & Albert Museum de Londres.