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Cette page sert surtout à situer Robert Combas dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né à Lyon le 25 mai 1957 et élevé à Sète, Robert Combas est le peintre par lequel la Figuration libre a pris son nom: c’est en 1981, en exposant à Nice les deux Sétois Combas et Hervé Di Rosa, que Ben forge l’expression.
Robert Combas naît à Lyon le 25 mai 1957 mais grandit à Sète, où sa famille s’installe en 1961 et où il passe son enfance et son adolescence.
Cette page sert surtout à situer Robert Combas dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Robert Combas naît à Lyon le 25 mai 1957 mais grandit à Sète, où sa famille s’installe en 1961 et où il passe son enfance et son adolescence. Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Sète — c’est là qu’il rencontre Hervé Di Rosa — puis à celle de Montpellier. Le port méditerranéen lui fournit une part de son répertoire visuel: le site officiel cite explicitement, parmi ses influences, « les enseignes nord-africaines que l’artiste voit à Sète », aux côtés du rock and roll, de la bande dessinée et des arts graphiques. Cette formation régionale, loin des cercles parisiens, explique le caractère volontairement non savant de ses premières peintures.
En 1979, avec Hervé Di Rosa et Ketty Brindel, Combas crée la revue « Bato », qu’il décrit comme une « œuvre d’art assemblagiste »: produite manuellement et collectivement, faite d’assemblages, de dessins, de peintures et de textes, elle ne connaîtra que quatre numéros. La même année, il forme avec Ketty Brindel et Buddy Di Rosa le groupe de rock Les Démodés, à la musique primitive et aux textes dadaïstes dont il est l’auteur. Pour lui, ce sont Bato et Les Démodés — et non une exposition — qui constituent les vrais débuts de la Figuration libre. En 1980, il passe son diplôme des beaux-arts à Saint-Étienne: membre du jury, Bernard Ceysson remarque son travail et l’invite à « Après le classicisme », au musée d’Art moderne de Saint-Étienne.
L’année 1981 est celle du basculement. Ben Vautier expose à Nice « Deux Sétois à Nice », Robert Combas et Hervé Di Rosa, et lance à cette occasion le terme de Figuration libre pour qualifier leur travail — un mouvement qui, selon le musée d’art contemporain de Lyon, « puise dans la culture populaire (revues, BD, vidéo, jeu…) et dans le rock, le punk et le funk ». La même année, le critique Bernard Lamarche-Vadel organise à Paris « Finir en beauté », première exposition réunissant les quatre peintres du groupe: Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas et Hervé Di Rosa. C’est aussi en 1981 que Combas s’installe en région parisienne, où il vit et travaille depuis.
La décennie qui suit est celle d’une diffusion très rapide. Dès 1982, Combas est montré à New York chez Holly Solomon dans « Statements New York 82 », aux côtés de Rémi Blanchard, Gérard Garouste et Annette Messager réunis par le critique Otto Hahn; il entame la même année une collaboration avec le marchand Yvon Lambert qui durera jusqu’en 1993. En 1983, il expose chez Leo Castelli à New York. En 1985, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris met en scène, avec « Figuration Libre, France – USA », les affinités entre les quatre peintres français et les graffitistes américains Basquiat, Crash, Haring et Scharf. Suivent le CAPC de Bordeaux et le Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1987.
À partir des années 1990, l’œuvre s’infléchit: Bernard Marcadé situe l’entrée de Combas dans « les territoires de la spiritualité et de l’ésotérisme » au moment de l’exposition « Du simple et du double » au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, en 1993. En 1990, il avait déjà confronté sa peinture à celle d’un aîné avec « Combas, Toulouse-Lautrec » au musée Toulouse-Lautrec d’Albi. Le point d’orgue institutionnel arrive en 2012: le macLYON lui consacre « Greatest Hits », première grande rétrospective, plus de 600 œuvres des années 1970 à 2012 réunies dans des collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et d’Asie, déployées sur 3 000 m² et trois niveaux. Commissariat général: Thierry Raspail; commissariat: Richard Leydier.
Médiums: peinture acrylique sur toile libre, acrylique sur carton d’emballage, dessin, affiche sérigraphiée et offset, revue d’artiste, musique enregistrée et performance.
Techniques: peinture acrylique appliquée sur toile libre, non tendue sur châssis (« Egyptian Reggae », 1979: 241 × 221 cm), peinture sur matériaux de récupération, notamment le carton d’emballage (« En avant les enfants », 1984: 142 × 195,5 cm), signature et datation inscrites dans le tableau (« Combas 84 » en bas à droite d’« En avant les enfants »), inscriptions et déclarations peintes à même la surface (« Mickey n’est plus la propriété de Walt »), impression offset pour les commandes d’affiche.
Motifs récurrents: culture populaire et bande dessinée, rock, punk et funk, batailles et scènes de guerre, Antiquité et récits mythologiques, sexualité et corps, spiritualité et ésotérisme, appropriation des images de masse, engagement de santé publique.
Le site officiel de l’artiste est explicite: « Depuis 1981, il vit et travaille en région parisienne. » L’installation coïncide donc exactement avec l’année où Ben baptise la Figuration libre et où Bernard Lamarche-Vadel réunit les quatre peintres du groupe à Paris dans « Finir en beauté ». Le site documente également une « pièce de vie, atelier Ivry », photographiée par Harald Gottschalk — Combas travaille donc dans la banlieue sud, à Ivry-sur-Seine, et non intra-muros. Cette géographie compte pour comprendre l’œuvre: le Sétois n’a jamais rejoint un milieu parisien mondain, il a installé son atelier aux portes de la ville tout en exposant, dès le début des années 1980, dans ses institutions.
Le parcours parisien de Combas commence en 1981 avec « Ateliers 81/82 » à l’ARC, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Ce même musée l’accueille ensuite trois fois: « Figuration Libre, France – USA » en 1985, qui confronte les quatre Français aux graffitistes américains Basquiat, Crash, Haring et Scharf; « Du simple et du double » en 1993; « Passions privées » en 1996. Le Centre Pompidou l’expose dans « L’époque, la mode, la morale, la passion » (1987) puis « Fémininmasculin » (1995). En 2009, la Maison européenne de la photographie lui consacre « Le frimeur flamboyant ». En 2013-2014, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme organise « Dans les tuyaux: hommage à Maryan », du 6 novembre 2013 au 9 février 2014, où Combas rend hommage à un peintre qu’il n’avait pas connu mais dont il possédait un exemplaire de la « ménagerie humaine » de 1961.
La collection du Musée national d’art moderne conserve seize œuvres de Robert Combas, du « Mickey » des débuts [1978-1979] à « Fleur cachée, cœur planqué » (1999), avec une forte concentration sur les années 1983-1984. Les notices institutionnelles permettent de mesurer concrètement la pratique: « Egyptian Reggae » (1979) est une peinture acrylique sur toile libre de 241 × 221 cm, achetée en 1992; « En avant les enfants » (1984), acrylique sur carton d’emballage de 142 × 195,5 cm, a été acheté dès 1984, soit l’année même de son exécution. S’y ajoute, dans le domaine du design graphique, l’affiche offset « L’amour pour combattre le fléau du SIDA » (1993), entrée par don en 2017.
Centre Pompidou — Musée national d’art moderne (Paris) — Conserve seize œuvres de Combas, dont « Mickey », « Egyptian Reggae » et « En avant les enfants »; l’a exposé en 1987 et 1995.
Musée d’Art moderne de Paris (ARC) (Paris) — L’a montré dès « Ateliers 81/82 », puis dans « Figuration Libre, France – USA » (1985), « Du simple et du double » (1993) et « Passions privées » (1996).
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (Paris) — Lui a consacré « Dans les tuyaux: hommage à Maryan », du 6 novembre 2013 au 9 février 2014.
Site du Pont du Gard (Vers-Pont-du-Gard) — Accueille « Guerre et paix — Combas au Pont du Gard » du 29 mai au 1er novembre 2026, première exposition d’envergure consacrée à l’artiste dans le Gard.
Musée d’art contemporain de Lyon (macLYON) (Lyon) — A produit « Greatest Hits », première grande rétrospective de l’artiste, du 24 février au 15 juillet 2012.
1957-05-25 — Naissance de Robert Combas à Lyon; la famille, sétoise, s’installe à Sète en 1961.
1979 — Création de la revue-assemblage « Bato » avec Hervé Di Rosa et Ketty Brindel, et du groupe de rock Les Démodés.
1980 — Diplôme des beaux-arts à Saint-Étienne; Bernard Ceysson l’invite à l’exposition « Après le classicisme ».
1981 — Ben expose Combas et Di Rosa à Nice et lance le terme « Figuration Libre »; Combas s’installe en région parisienne.
1984 — Le Centre Pompidou achète « En avant les enfants », acrylique sur carton d’emballage, l’année même de son exécution.
1985 — « Figuration Libre, France – USA » au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, face à Basquiat, Crash, Haring et Scharf.
1993 — « Du simple et du double » au musée d’Art moderne de la Ville de Paris marque son entrée dans la spiritualité et l’ésotérisme.
2012-02-24 — Ouverture de « Greatest Hits » au macLYON, première grande rétrospective, plus de 600 œuvres jusqu’au 15 juillet.
2013-11-06 — « Dans les tuyaux: hommage à Maryan » au musée d’art et d’histoire du Judaïsme, à Paris, jusqu’au 9 février 2014.
2026-05-29 — Ouverture de « Guerre et paix — Combas au Pont du Gard », jusqu’au 1er novembre 2026.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Robert Combas à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
C'est Ben Vautier, en 1981, en exposant à Nice les deux Sétois Robert Combas et Hervé Di Rosa sous le titre « Deux Sétois à Nice » : c'est au cours de cette exposition qu'il lance l'expression pour qualifier leur travail. Le mouvement réunit ensuite quatre peintres : Rémi Blanchard, François Boisrond, Combas et Di Rosa.
Oui, il naît à Lyon le 25 mai 1957, mais sa famille est sétoise et s'installe à Sète en 1961 ; il y passe son enfance et son adolescence. Le macLYON rapporte qu'il présente lui-même cette naissance lyonnaise comme un hasard, un « accident de travail ».
Le Centre Pompidou conserve seize œuvres de l'artiste, du « Mickey » des débuts [1978-1979] à « Fleur cachée, cœur planqué » (1999), ainsi que l'affiche offset « L'amour pour combattre le fléau du SIDA » (1993), entrée par don en 2017. La présentation dépend toutefois des accrochages en cours.
Les notices du Centre Pompidou le montrent précisément : « Egyptian Reggae » (1979) est une peinture acrylique sur toile libre de 241 × 221 cm, tandis qu'« En avant les enfants » (1984) est une acrylique sur carton d'emballage de 142 × 195,5 cm. Son site officiel confirme l'usage de matériaux de récupération et du carton.
Le Centre Pompidou explique que, avant de devenir le chef de file de la figuration libre, Combas décline la figure de Mickey Mouse pour se l'approprier et en revendiquer le libre usage : la déclaration « Mickey n'est plus la propriété de Walt » figure peinte en haut du tableau.
Oui, et depuis le début : en 1979 il forme Les Démodés avec Ketty Brindel et Buddy Di Rosa, groupe à la musique primitive dont il écrit les textes dadaïstes. Il joue aujourd'hui dans Les Sans Pattes, dont l'album « Animal Byzarre » est annoncé le 27 juin 2026 sur son site officiel.