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Cette page sert surtout à situer Ugo Rondinone dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Né en 1964 à Brunnen, en Suisse, de parents originaires de Matera, Ugo Rondinone vit et travaille à New York depuis 1997.
Ugo Rondinone naît en 1964 à Brunnen, dans le canton de Schwytz, de parents italiens, Benito et Eufemia Rondinone.
Cette page sert surtout à situer Ugo Rondinone dans le catalogue, même quand peu d’expositions lui sont encore directement reliées.
Ugo Rondinone naît en 1964 à Brunnen, dans le canton de Schwytz, de parents italiens, Benito et Eufemia Rondinone. Son père, maçon, monte des murs de pierre à la main et a grandi à Matera, dans les Sassi, ces habitations troglodytes creusées dans le calcaire des Pouilles avant d’être évacuées par le gouvernement italien. Cette double appartenance — une enfance suisse trilingue, une ascendance méridionale liée au travail de la pierre — irrigue durablement son œuvre: elle éclaire l’ampleur de sa sculpture minérale comme son attachement aux oliviers du Mezzogiorno, dont il coulera plus tard des répliques métalliques.
En 1983, Rondinone s’installe à Zurich et devient assistant de l’actionniste viennois Hermann Nitsch. Il étudie ensuite à l’Université des arts appliqués de Vienne, de 1986 à 1990, notamment auprès du sculpteur Bruno Gironcoli, et suit également l’enseignement d’Ernst Caramelle. C’est en 1985, sur les bancs de l’école, qu’il rencontre Eva Presenhuber, qui deviendra sa galeriste zurichoise. De cette période datent des dispositifs qu’il reprendra toute sa vie: des paysages à l’encre de Chine entamés en 1989 et datés comme un journal, puis les peintures circulaires concentriques dites peintures de soleil, apparues en 1992.
Admis au programme international d’ateliers du MoMA PS1, Rondinone s’installe à New York en 1997. La même année, lors d’une lecture de poésie à l’église Saint-Mark’s in-the-Bowery, il rencontre le poète John Giorno, figure de la scène underground américaine des années 1960 et compagnon avec lequel il se marie en 2017, jusqu’à la mort de ce dernier en 2019. De cette relation naît une conception singulière du commissariat: en 2015, le Palais de Tokyo accueille la première rétrospective consacrée à Giorno, conçue par Rondinone en huit chapitres et revendiquée comme une œuvre à part entière, une déclaration d’amour.
En 2007, Rondinone représente la Suisse à la 52e Biennale de Venise aux côtés d’Urs Fischer, avec des oliviers coulés en aluminium aux titres-phrases. La même année, son enseigne au néon arc-en-ciel « Hell, Yes! », conçue en 2001, est installée sur la façade du New Museum de New York, où elle reste jusqu’en 2010. Suivent deux commandes publiques majeures: « Human Nature », neuf figures taillées dans le grès bleu de Pennsylvanie, hautes de 16 à 20 pieds, dressées sur le Rockefeller Plaza du 23 avril au 7 juillet 2013; puis « Seven Magic Mountains », sept totems de rochers peints en couleurs fluorescentes plantés dans le désert du Nevada.
Depuis 2010, l’artiste déploie des familles d’œuvres qui se répondent: les « nudes », corps de danseurs assis, moulés dans une cire translucide mêlée de terre prélevée sur sept continents; les « nuns + monks », silhouettes massives héritées de petits modelages agrandis; les « landscapes », sculptures de terre qui convoquent l’art minimal. Le Belvédère 21 de Vienne réunit les deux premiers ensembles dans « nude in the landscape », du 12 décembre 2021 au 1er mai 2022. En 2022, le film « burn to shine » ajoute le mouvement à ce répertoire immobile, avec douze percussionnistes et dix-huit danseurs réunis autour d’un feu du crépuscule à l’aube.
Médiums: sculpture (pierre, bronze, aluminium, cire, terre), peinture, dessin à l’encre de Chine, vitrail et verre coloré, néon, vidéo et installation sonore, commissariat d’exposition.
Techniques: moulage de corps de danseurs en cire translucide mêlée de terre de sept continents, coulée d’arbres en aluminium à partir d’empreintes d’oliviers, agrandissement à grande échelle de petits modelages en argile, rochers locaux empilés et peints en couleurs fluorescentes, bois calciné (shou sugi ban) employé comme écrin architectural, aquarelles datées dont le titre est la date écrite en toutes lettres en allemand.
Motifs récurrents: cycles du jour et de la nuit, les éléments: terre, air, eau, feu, solitude et mélancolie, corps au repos et transe collective, nature et paysage romantique, poésie et parole, spiritualité non confessionnelle.
Du 20 octobre 2015 au 9 janvier 2016, le Palais de Tokyo présente « UGO RONDINONE: I ♥ JOHN GIORNO », première rétrospective mondiale consacrée à la vie et à l’œuvre du poète américain John Giorno. Rondinone en assure la conception et réunit autour de lui Angela Bulloch, Verne Dawson, Pierre Huyghe, Elizabeth Peyton, Rirkrit Tiravanija, Michael Stipe ou Andy Warhol. Le dispositif téléphonique Dial-A-Poem, créé par Giorno en 1968, y est réactivé et enrichi de voix françaises retraçant un siècle de poésie sonore. L’artiste revendique l’exposition non comme un accrochage mais comme une œuvre en soi.
Du 18 octobre 2022 au 8 janvier 2023, le Petit Palais accueille en accès libre une intervention en trois temps. Sept corps moulés suspendus, camouflés d’un ciel bleu nuageux, forment l’ensemble « humansky »; les « nudes », danseurs assis coulés dans une cire mêlée de terre de sept continents, prolongent la confrontation aux éléments; enfin le film « burn to shine », projeté sur six écrans dans un cylindre de bois calciné, y connaît sa première mondiale. Rondinone a conçu ce parcours en tenant compte des œuvres du musée auxquelles les siennes sont confrontées.
Paris revient régulièrement dans le calendrier de l’artiste. En 2016, l’installation « every time the sun comes up » occupe la place Vendôme; en 2017, « the sun » est présentée au château de Versailles; en 2019, l’École nationale supérieure des beaux-arts accueille « we are poems ». La galerie Mennour, qui le représente en France, lui a consacré plusieurs expositions personnelles, dont « Intimate Spaces » du 11 septembre au 11 octobre 2025 dans son espace du 28 avenue Matignon. En 2025 encore, l’artiste montre « the innocent » à l’Institut de France et « paris mountains » dans le cadre d’Art Basel Paris.
Palais de Tokyo (Paris) — Exposition « UGO RONDINONE: I ♥ JOHN GIORNO », 20 octobre 2015 - 9 janvier 2016, conçue par l’artiste; participation à « another banana day for the dream-fish » en 2018.
Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (Paris) — Exposition personnelle du 18 octobre 2022 au 8 janvier 2023, entrée libre, avec la première mondiale du film « burn to shine ».
Mennour (Paris) — Galerie qui représente l’artiste en France; expositions personnelles en 2019, 2021, 2024 et « Intimate Spaces » du 11 septembre au 11 octobre 2025.
Château de Versailles (Versailles) — Présentation de « the sun » en 2017 selon la liste d’expositions du site officiel de l’artiste.
Royal Academy of Arts (Londres) — Exposition « The song is you », du 16 juin au 23 août 2026 — l’actualité de l’artiste au moment de la rédaction se situe hors de Paris.
1964 — Naissance à Brunnen, canton de Schwytz, de parents italiens originaires de Matera.
1983 — Installation à Zurich, où il devient assistant de l’artiste actionniste Hermann Nitsch.
1986-1990 — Études à l’Université des arts appliqués de Vienne, notamment auprès de Bruno Gironcoli.
1997 — Installation à New York et rencontre du poète John Giorno lors d’une lecture à Saint-Mark’s in-the-Bowery.
2007 — Représente la Suisse à la Biennale de Venise avec Urs Fischer; « Hell, Yes! » est installé sur la façade du New Museum.
2013-04-23 — Ouverture de « Human Nature », neuf figures de grès bleu au Rockefeller Center de New York.
2015-10-20 — Ouverture au Palais de Tokyo de « UGO RONDINONE: I ♥ JOHN GIORNO », première rétrospective mondiale du poète.
2016 — Installation de « Seven Magic Mountains » dans le désert du Nevada et de « every time the sun comes up » place Vendôme, à Paris.
2021-12-12 — Ouverture de « nude in the landscape » au Belvédère 21 de Vienne, première exposition personnelle en musée en Autriche.
2022-10-18 — Ouverture de son exposition personnelle au Petit Palais, avec la première mondiale du film « burn to shine ».
2025-09-11 — Ouverture d’« Intimate Spaces » chez Mennour, 28 avenue Matignon, à Paris.
2026-06-16 — Ouverture de « The song is you » à la Royal Academy of Arts de Londres, jusqu’au 23 août 2026.
Paris reste ici le meilleur angle de lecture pour relier Ugo Rondinone à des lieux concrets, des expositions visibles et une géographie culturelle facile à parcourir.
Ugo Rondinone est un artiste suisse né en 1964 à Brunnen, dans le canton de Schwytz, de parents italiens originaires de Matera. Formé à Vienne, il vit et travaille à New York depuis 1997 et pratique aussi bien la sculpture que la peinture, le dessin et la vidéo.
John Giorno, poète majeur de l'underground américain des années 1960, fut son compagnon puis son époux. En 2015, Rondinone a conçu au Palais de Tokyo la première rétrospective mondiale de son œuvre, en huit chapitres, en la revendiquant comme une œuvre à part entière et comme une déclaration d'amour.
Il s'agit de sept totems formés de rochers locaux empilés et peints en couleurs fluorescentes, implantés dans le désert du Nevada près de Jean Dry Lake, au sud de Las Vegas. Produits par l'Art Production Fund et le Nevada Museum of Art, ils sont visibles depuis l'autoroute Interstate 15.
Trois ensembles articulés autour du corps et des éléments : « humansky », sept corps suspendus au camouflage de ciel nuageux ; les « nudes », danseurs assis en cire translucide mêlée de terre de sept continents ; et le film « burn to shine », projeté sur six écrans dans un cylindre de bois calciné, en première mondiale.
L'artiste l'attribue à un poème de John Giorno intitulé « Tu dois brûler pour briller », proverbe bouddhiste sur la coexistence de la vie et de la mort, qu'il rapproche du phénix renaissant de ses cendres. Le film réunit douze percussionnistes et dix-huit danseurs autour d'un feu, du coucher du soleil à l'aube.
Au 1er août 2026, aucune exposition parisienne consacrée à l'artiste n'est signalée : son actualité se situe à Londres, avec « The song is you » à la Royal Academy of Arts jusqu'au 23 août 2026, et à Tilburg avec « White Blue Monk ». La galerie Mennour, qui le représente en France, reste le point de contact parisien.